La crosse et le sceptre. Les prélats d'Etat sous François Ier et Henri VIII
Michon Cédric
TALLANDIER
25,00 €
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EAN :9782847343366
A la Renaissance, les puissantes monarchies de France et d'Angleterre connaissent d'importantes mutations qui se traduisent notamment par l'affirmation d'un État de plus en plus centralisé, bureaucratique et efficace. Dans ce processus crucial de l'histoire de l'Occident, une catégorie de serviteurs joue un rôle tout à fait déterminant. Identifiés par Cédric Michon qui les appelle "prélats d'Etat", des dizaines d'évêques et de cardinaux s'investissent dans tous les secteurs de l'administration monarchique jusqu'à en prendre parfois la direction. Dans ce monde de pouvoir, d'ambition, d'argent et de violence, les Jean du Bellay, François de Tournon, Stephen Gardiner ou Cuthbert Tunstall tiennent la dragée haute aux arrogants magnats laïcs comme aux ambitieux juristes. On y rencontre l'évêque Rowland Lee, "nettoyeur" du Pays de Galles; le cardinal de Gramont, redoutable diplomate; le tout puissant cardinal Thomas Wolsey, chef du conseil et chancelier d'Henri VIII. On y voit les prélats d'Etat français proposer au roi les services des réseaux humanistes que leur généreux mécénat entretient et dont ils font des réseaux d'espionnage. On découvre comment leurs homologues anglais, hommes nouveaux issus des collèges, en butte au mépris brutal des courtisans, y répondent par la solidarité universitaire, mettant en place une véritable Cambridge Connection. S'appuyant sur des sources issues de plus de trente fonds d'archives conservés en France, en Angleterre, en Italie et aux Etats-Unis ce livre ressuscite le monde de la cour et de l'administration de deux rois glorieux, véritables frères ennemis, François Ier et Henri VIII. Biographie: Normalien, agrégé, ancien pensionnaire de la Fondation Thiers et docteur en histoire moderne, Cédric Michon, né en 1973, a soutenu sa thèse en 2004. Maître de conférences à l'université du Maine, spécialiste de la Renaissance, il est l'auteur de nombreux articles scientifiques ainsi que de La Renaissance (Milan, 2004) et de La Peinture de la Renaissance (Milan, 2005).
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Nombre de pages
383
Date de parution
12/06/2008
Poids
506g
Largeur
145mm
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EAN
9782847343366
Titre
La crosse et le sceptre. Les prélats d'Etat sous François Ier et Henri VIII
Auteur
Michon Cédric
Editeur
TALLANDIER
Largeur
145
Poids
506
Date de parution
20080612
Nombre de pages
383,00 €
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Résumé : La Renaissance est une période passionnante, riche et mouvementée ! Grâce à ce documentaire très illustré, apprends à connaître cette période de l'Histoire : les grandes découvertes, les guerres de Religion, les progrès scientifiques et techniques, les arts florissants... A la fin du livre, découvre des images à découper pour apprendre en t'amusant !
Vainqueur de Marignan, prince de la Renaissance ou pantin manipulé par les femmes de son entourage, François Ier est en vérité bien autre chose que ce que les images d'Epinal ou les portraits à charge ont voulu faire de lui. Derrière la majesté et la stature du roi, on trouve un compagnon simple, amical et spontané. Derrière le géant sympathique et débonnaire, un roi autoritaire qui brise parlements, grands féodaux et favoris. Derrière le souverain absolu, un roi qui s'efforce de régner par consensus. Derrière le luxe des châteaux, les rudes campements de chasse ou de campagnes militaires. Nourri d'archives inédites, notamment italiennes, Cédric Michon nous livre à la fois une analyse du règne et un portrait empathique de François Ier. En évoquant le rôle de Louise de Savoie ou de la duchesse d'Etampes, en soulignant l'influence des favoris et en donnant à comprendre la portée de la bataille de Marignan comme du désastre de Pavie, il nous présente celui qui fut peut-être le dernier roi chevalier et le premier souverain absolu de l'histoire de France.
Ce livre part du constat qu'au cours de la première modernité, si la cour est le centre du pouvoir politique, le Conseil du roi reste le principal organe de gouvernement, l'influence des grands officiers dépendant par exemple très largement de leur présence ou non en son sein. Or les études sur les Conseils et les conseillers de la première modernité française sont rares. En s'intéressant aux principaux conseillers de François Ier, ce livre souhaite donc combler un vide et apporter, à travers le cas français, des éléments permettant de mieux comprendre les modes de fonctionnement de l'Etat moderne dans la France de la Renaissance. L'approche privilégiée dans ce livre est une approche politique: les auteurs se sont efforcés de circonscrire la liste des hommes et des quelques femmes qui ont participé au gouvernement du royaume au cours du règne de François Ier. Sont ainsi proposées, dans certains cas pour la première fois, des études sur l'ensemble des principaux conseillers du roi. Ces études sont encadrées, d'abord par une importante introduction sur l'histoire du Conseil en France jusqu'au XVIe siècle et sur la réalité complexe et multiple qui est la sienne dans la première moitié du siècle, ensuite, par une série d'essais et d'annexes. L'ensemble fait de ce livre un outil pour l'historien de François Ier bien sûr, mais aussi, plus généralement pour l'historien de la Renaissance, de l'Etat ou du fait politique en général. Oeuvre de 20 historiens de 6 nationalités différentes, il est le fruit de quatre ans de travail et du dépouillement de plus de 50 fonds d'archives.
Le règne de François évoque tout à la fois la charge de Marignan et le désastre de Pavie, Léonard de Vinci et les fastes de Chambord, l'affrontement avec Charles Quint et l'alliance avec Soliman le Magnifique, la création du Collège de France et la découverte du Canada. Au-delà de ces images, qui fut vraiment François Ier ? Cette biographie donne à voir, derrière le colosse sympathique et débonnaire, un souverain autoritaire qui brise parlements, grands féodaux et familiers. Elle montre, derrière le luxe des châteaux Renaissance, les rudes campements de chasse ou des campagnes militaires. Elle confronte faits et légendes au service d'un discours qui s'efforce de rendre au roi toute sa complexité et sa place centrale dans l'histoire de France. Fruit de vingt-cinq ans de recherches, nourri d'archives inédites et des découvertes les plus récentes, cet ouvrage raconte la vie d'un roi entre deux mondes, les succès et les échecs d'un monarque qui fut sans doute le dernier roi chevalier et le premier souverain absolu de l'histoire de France.
C'est par la mer qu'il convient de commencer toute géographie", écrivait Michelet. La mer fascine les hommes qui cherchent à la maîtriser, car elle constitue un atout de puissance depuis des millénaires. Mais elle est aussi le théâtre des guerres du XXIe siècle : de la mer Noire, l'un des fronts de la guerre déclenchée par la Russie contre l'Ukraine, à la mer Rouge, où les Houthis du Yémen perturbent le commerce international, dans le contexte de la guerre Hamas-Israël. Il faut aussi plonger 20 000 lieues sous les mers : là se joue la guerre invisible de l'information, puisque 98 % de nos échanges numériques passent par des câbles sous-marins, avec l'intérêt stratégique évident qui découle du contrôle de ces liaisons. Enfin, les océans du monde, où transitent 90% du commerce mondial, sont devenus le cadre privilégié du duel sino-américain. En colonisant notamment des îlots en Asie Pacifique, la Chine réécrit le droit international à sa guise, afin de s'imposer en nouvelle impératrice des mers. Voici une croisière géopolitique en 21 escales pour prendre le large et regarder autrement les grands enjeux du XXIe siècle.
Petit Etat de 16 millions d'habitants, la République démocratique allemande (RDA) n'a vécu que 41 ans. Née de la guerre froide, en 1949, disparue en 1990, elle n'en a pas moins suscité bien des espérances, celles d'une "autre Allemagne" , et nourri de grandes ambitions, y compris sur la scène internationale. Pendant des années, Nicolas Offenstadt a sillonné l'ex-RDA pour écouter ses habitants, observer les traces de ce monde éphémère, et ramasser ses archives abandonnées. Son ambition est de reprendre l'histoire de cette nation dans une perspective globale mais aussi de rendre compte de la façon dont ses citoyens ont subi, modelé ou rejeté les contraintes d'un régime autoritaire, jusqu'à la chute finale. Raconter l'histoire de la RDA, c'est revenir sur un demi-siècle d'histoire européenne et mondiale. Le travail de l'auteur ne s'arrête pas à la chute du mur de Berlin. Il analyse également les années qui ont suivi l'unification et esquisse des réponses aux questions actuelles : que reste-t-il de la RDA aujourd'hui ? Pourquoi ses territoires voient-ils fleurir l'extrême droite ?
La démarche historique permet de retracer la genèse des grands problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui. C'est la raison pour laquelle, dans cette Histoire populaire de la France, j'ai privilégié les questions qui sont au centre de notre actualité, comme les transformations du travail, les migrations, la protection sociale, la crise des partis politiques, le déclin du mouvement ouvrier, la montée des revendications identitaires". Gérard Noiriel éclaire la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age : les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.
Plus de quatre-vingts ans après sa disparition, le régime de Vichy continue de hanter notre mémoire collective. En quelques jours, en juillet 1940, la République s'est effondrée. Derrière le maréchal Pétain, héros national devenu chef de l'Etat français, et le politicien sans scrupules Pierre Laval, des opportunistes jouant la carte allemande et des doctrinaires d'extrême droite prennent le pouvoir. La dictature s'installe, pour le pire. Optant pour la collaboration politique en 1940, choisissant la voie du crime antisémite en 1942, le gouvernement finit par dresser quasiment toute la population contre lui. Cette page sombre est ici racontée comme jamais auparavant, à partir d'archives inédites, des derniers témoignages exhumés et d'approches historiques renouvelées, attentives aux ressorts psychologiques, à la complexité des parcours et aux marges de manoeuvre des acteurs. Au fil de la lecture, apparaît ainsi un tableau pénétrant et contrasté. L'ouvrage montre à la fois la fuite en avant et l'aveuglement égotiste des principaux dirigeants du régime pétainiste, la mise en oeuvre de politiques criminelles parfois tempérée par des fonctionnaires formant une véritable zone grise au coeur de l'Etat, et une opinion publique longtemps attentiste mais inclinant en faveur des Alliés. Une réflexion puissante sur les conséquences funestes de l'amoralité en politique et des conclusions historiques qui interrogent notre présent.