La crosse et le sceptre. Les prélats d'Etat sous François Ier et Henri VIII
Michon Cédric
TALLANDIER
24,99 €
Epuisé
EAN :9782847343366
A la Renaissance, les puissantes monarchies de France et d'Angleterre connaissent d'importantes mutations qui se traduisent notamment par l'affirmation d'un État de plus en plus centralisé, bureaucratique et efficace. Dans ce processus crucial de l'histoire de l'Occident, une catégorie de serviteurs joue un rôle tout à fait déterminant. Identifiés par Cédric Michon qui les appelle "prélats d'Etat", des dizaines d'évêques et de cardinaux s'investissent dans tous les secteurs de l'administration monarchique jusqu'à en prendre parfois la direction. Dans ce monde de pouvoir, d'ambition, d'argent et de violence, les Jean du Bellay, François de Tournon, Stephen Gardiner ou Cuthbert Tunstall tiennent la dragée haute aux arrogants magnats laïcs comme aux ambitieux juristes. On y rencontre l'évêque Rowland Lee, "nettoyeur" du Pays de Galles; le cardinal de Gramont, redoutable diplomate; le tout puissant cardinal Thomas Wolsey, chef du conseil et chancelier d'Henri VIII. On y voit les prélats d'Etat français proposer au roi les services des réseaux humanistes que leur généreux mécénat entretient et dont ils font des réseaux d'espionnage. On découvre comment leurs homologues anglais, hommes nouveaux issus des collèges, en butte au mépris brutal des courtisans, y répondent par la solidarité universitaire, mettant en place une véritable Cambridge Connection. S'appuyant sur des sources issues de plus de trente fonds d'archives conservés en France, en Angleterre, en Italie et aux Etats-Unis ce livre ressuscite le monde de la cour et de l'administration de deux rois glorieux, véritables frères ennemis, François Ier et Henri VIII. Biographie: Normalien, agrégé, ancien pensionnaire de la Fondation Thiers et docteur en histoire moderne, Cédric Michon, né en 1973, a soutenu sa thèse en 2004. Maître de conférences à l'université du Maine, spécialiste de la Renaissance, il est l'auteur de nombreux articles scientifiques ainsi que de La Renaissance (Milan, 2004) et de La Peinture de la Renaissance (Milan, 2005).
Nombre de pages
383
Date de parution
12/06/2008
Poids
506g
Largeur
145mm
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EAN
9782847343366
Titre
La crosse et le sceptre. Les prélats d'Etat sous François Ier et Henri VIII
Auteur
Michon Cédric
Editeur
TALLANDIER
Largeur
145
Poids
506
Date de parution
20080612
Nombre de pages
383,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le règne de François évoque tout à la fois la charge de Marignan et le désastre de Pavie, Léonard de Vinci et les fastes de Chambord, l'affrontement avec Charles Quint et l'alliance avec Soliman le Magnifique, la création du Collège de France et la découverte du Canada. Au-delà de ces images, qui fut vraiment François Ier ? Cette biographie donne à voir, derrière le colosse sympathique et débonnaire, un souverain autoritaire qui brise parlements, grands féodaux et familiers. Elle montre, derrière le luxe des châteaux Renaissance, les rudes campements de chasse ou des campagnes militaires. Elle confronte faits et légendes au service d'un discours qui s'efforce de rendre au roi toute sa complexité et sa place centrale dans l'histoire de France. Fruit de vingt-cinq ans de recherches, nourri d'archives inédites et des découvertes les plus récentes, cet ouvrage raconte la vie d'un roi entre deux mondes, les succès et les échecs d'un monarque qui fut sans doute le dernier roi chevalier et le premier souverain absolu de l'histoire de France.
Ce livre part du constat qu'au cours de la première modernité, si la cour est le centre du pouvoir politique, le Conseil du roi reste le principal organe de gouvernement, l'influence des grands officiers dépendant par exemple très largement de leur présence ou non en son sein. Or les études sur les Conseils et les conseillers de la première modernité française sont rares. En s'intéressant aux principaux conseillers de François Ier, ce livre souhaite donc combler un vide et apporter, à travers le cas français, des éléments permettant de mieux comprendre les modes de fonctionnement de l'Etat moderne dans la France de la Renaissance. L'approche privilégiée dans ce livre est une approche politique: les auteurs se sont efforcés de circonscrire la liste des hommes et des quelques femmes qui ont participé au gouvernement du royaume au cours du règne de François Ier. Sont ainsi proposées, dans certains cas pour la première fois, des études sur l'ensemble des principaux conseillers du roi. Ces études sont encadrées, d'abord par une importante introduction sur l'histoire du Conseil en France jusqu'au XVIe siècle et sur la réalité complexe et multiple qui est la sienne dans la première moitié du siècle, ensuite, par une série d'essais et d'annexes. L'ensemble fait de ce livre un outil pour l'historien de François Ier bien sûr, mais aussi, plus généralement pour l'historien de la Renaissance, de l'Etat ou du fait politique en général. Oeuvre de 20 historiens de 6 nationalités différentes, il est le fruit de quatre ans de travail et du dépouillement de plus de 50 fonds d'archives.
À la fin du Moyen Âge on observe un peu partout en Europe un phénomène de démembrement de la curia principis au cours duquel l'informel Conseil du prince s'institutionnalise lentement. On passe ainsi en plusieurs siècles d'un entourage de conseillers à l'institution d'un Conseil doté d'une certaine permanence dans sa structure et sa composition. Ce Conseil est l'organe qui gouverne et constitue un point de contact entre le prince et ses élites, le centre et les périphéries, la théorie et la pratique du gouvernement. Dans le contexte du développement des cours et de l'affirmation d'un État de plus en plus élaboré et puissant autour de la figure du prince, le Conseil est l'une des rares composantes des processus en cours qui permette d'aborder aussi bien les dynamiques bureaucratique que domestique et féodale qui interviennent dans la mise en place de l'État moderne. Plus qu'aucune des autres institutions centrales (chancelleries, parlements, cours de justice, chambres des comptes etc.) en effet, le Conseil est celle qui, en même temps qu'elle participe au renforcement et à la centralisation de l'État affirme avec force la dimension personnelle du pouvoir du prince. Ce Conseil se caractérise par la fluidité de sa forme, la place qu'y occupe la faveur du prince et sa souplesse en tant qu'instrument de gouvernement qui s'ajuste en permanence aux nécessités du moment. Il constitue donc une entrée réflexive particulièrement riche pour l'histoire de la cour, de l'État, des institutions, des idées politiques et de la société politique de la Renaissance.
Au début du XVIe siècle, quatre jeunes princes hors du commun montent sur les principaux trônes d'Europe. Henri VIII en Angleterre, en 1509 ; François Ier en France, en 1515 ; Charles Quint en Espagne puis dans l'Empire, en 1516 et 1519 ; Soliman le Magnifique dans l'Empire ottoman, en 1520. Cette nouvelle génération qui prend le pouvoir a la tranquille arrogance de la jeunesse, mais les changements de règne posent toujours la question de l'affirmation par le nouveau souverain de son autorité, et notamment du choix qu'il fait des hommes qui l'entourent pour gouverner. Dans les quatre "nations" , on assiste à des ascensions à proprement parler extraordinaires. Mais qu'y-a-t-il de commun entre un fils de pêcheur grec, un aristocrate portugais, un petit noble castillan, un fils d'aubergiste londonien et un seigneur d'Ile-de-France, tous nés à la fin du XVe siècle ? Chacun a assisté, un temps, les rois de France, d'Espagne ou d'Angleterre, l'empereur du Saint Empire romain germanique ou le sultan, avant de connaître une disgrâce plus ou moins éclatante. Ces hommes du prince dans l'Europe de la Renaissance sont le sujet de ce livre.
Au commencement, ce n'était qu'une histoire de conquêtes, d'empire et de liberté. Une histoire de fractures, de révolte et de crise. En somme, une histoire de colonisation républicaine.À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le colonisateur français commence à être perçu comme l'agresseur. La naissance des nationalismes en Extrême-Orient et plus encore l'arrivée des communistes au pouvoir en Chine transforment alors une guerre d'indépendance en un inextricable conflit international.De la conquête coloniale, au XIXe siècle, à 1949, le premier opus des Guerres d'Indochine retrace les fondements historiques de la présence française jusqu'à l'engrenage du conflit international.Notes Biographiques : Philippe Franchini est l'auteur d'une vingtaine d'essais historiques et romans. Il a notamment coécrit, avec Alain Missoffe, Femmes de fer. Elles ont incarné la saga Wendel (Tallandier, 2020).
Espagne, 1936 : le général Franco déclenche un coup d'Etat contre le gouvernement de Front populaire qui plonge le pays dans une guerre civile de près de trois années. Cette guerre a fait plusieurs centaines de milliers de morts, hommes, femmes et enfants, et jeté sur les routes plus d'un demi - million de réfugiés, contraints à l'exil. L'auteur démontre, point par point, en quoi cette guerre civile a mis en oeuvre toutes les logiques et pratiques de l'extermination de masse : exécutions sommaires par milliers, procès factices, torture et viols systématiques, emprisonnements abusifs...
1er février 1767. Une jeune paysanne embarque sur la flûte l'Etoile pour une expédition commandée par le comte Louis-Antoine de Bougainville. Elle s'appelle Jeanne, mais c'est sous le nom de Jean qu'elle se présente à l'équipage, travestie en valet. Désormais passagère clandestine, elle espère réaliser son rêve : accomplir le tour du monde. Aucune fée ne s'est penchée sur le berceau de Jeanne : son père est pauvre et sa mère meurt peu après sa naissance. Mais sa rencontre avec le naturaliste Philibert Commerson bouleverse le cours de sa vie. Elle découvre grâce à lui que sa connaissance des plantes, acquise pendant son enfance paysanne, peut être utile à la science ; ainsi devient-elle une "botaniste exercée". Quand son amant est envoyé par Louis XV pour accompagner Bougainville, elle le suit malgré l'interdiction d'avoir des femmes à bord sur les vaisseaux du roi. Elle affronte l'inconnu, les forêts tropicales du Brésil, les immensités glacées de la Terre de Feu, les nuits torrides des îles Sous-le-Vent. Elle doit surtout déjouer les soupçons des matelots intrigués par son visage aux joues trop lisses... D'archive en archive, depuis les monts du Morvan jusqu'à l'île Maurice, Christel Mouchard est partie sur les traces de Jeanne Barret. Elle nous révèle le destin exceptionnel d'une femme intelligente et téméraire, qui a osé s'aventurer au-delà des limites du possible.
Paris, août 1945 : le maréchal Pétain, ex-chef de l'État français, assiste, muré dans le silence, à son procès. Nuremberg, novembre 1945 : vingt et un dignitaires du IIIe Reich prennent place sur le banc des accusés. Jérusalem, avril 1961 : Adolf Eichmann répond devant un tribunal israélien de sa participation à la Solution finale. Envoyé spécial de France-Soir, Joseph Kessel met ici son talent exceptionnel d'homme de lettres au service d'un récit dramatique où la justice rencontre l'histoire.