Le loup dans la bergerie. Droit, libéralisme et vie commune
Michéa Jean-Claude
FLAMMARION
8,00 €
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EAN :9782081452053
Au rythme où progresse le brave new world libéral, si aucun mouvement populaire autonome (j'entends par là : non soumis à l'hégémonie de ces mouvements "progressistes" qui ne défendent plus que les seuls intérêts culturels des nouvelles classes moyennes des grandes métropoles du globe, soit un peu moins de 15 % de l'humanité), capable d'agir collectivement à l'échelle mondiale, ne se dessine rapidement à l'horizon, alors le jour n'est malheureusement plus très éloigné où il ne restera presque rien à protéger des griffes du loup dans la vieille bergerie humaine. Mais n'est-ce pas, au fond, ce que Marx lui-même soulignait déjà dans le célèbre chapitre du Capital consacré à la journée de travail ? "Dans sa pulsion aveugle et démesurée, écrivait-il, dans sa fringale de surtravail digne d'un loup-garou, le Capital ne doit pas seulement transgresser toutes les limites morales, mais également les limites naturelles les plus extrêmes." Les intellectuels de gauche n'ont désormais plus aucune excuse."
Nombre de pages
160
Date de parution
11/09/2019
Poids
134g
Largeur
107mm
Plus d'informations
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EAN
9782081452053
Titre
Le loup dans la bergerie. Droit, libéralisme et vie commune
Auteur
Michéa Jean-Claude
Editeur
FLAMMARION
Largeur
107
Poids
134
Date de parution
20190911
Nombre de pages
160,00 €
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Après avoir vécu plusieurs décennies dans une grande métropole, Jean-Claude Michéa a choisi de s'installer dans un petit village des Landes pour rompre avec le style de vie citadin et sa logique du "toujours plus" . C'est donc à partir de son expérience de la "France périphérique" qu'il a mûri cet essai, dans lequel il met au jour les conséquences ultimes du mode de développement capitaliste et libéral : culte de la croissance, destruction écologique, inégalités économiques, brutalisation de la vie quotidienne, ou encore "wokisme" , dernier avatar culturel de la matrice néolibérale. Mieux que quiconque, Michéa nous montre que le capitalisme est désormais devenu un "fait social total" , à la fois économique, politique et culturel, qui revêt de façon de plus en plus évidente la forme d'une fuite en avant suicidaire dans tous les domaines. Jean-Claude Michéa est un philosophe français dont la critique des illusions progressistes se place à la fois sous le signe de Marx, d'Orwell et de Marcel Mauss. Son dernier ouvrage, Conversations américaines, est paru aux éditions Albin Michel.
Résumé : "Il est aujourd'hui plus facile d'imaginer la fin du monde - écrivait le philosophe américain Fredric Jameson - que celle du capitalisme." On ne saurait mieux résumer le paradoxe de notre temps. Dans ce livre à l'ironie mordante, Jean-Claude Michéa décortique les implications morales et matérielles du capitalisme, et montre les dangers de ce système doublement destructeur pour l'environnement et le lien social. Il devient donc urgent de renoncer au mythe du progrès et de prendre en compte les aspirations des classes populaires pour en finir avec ce système dépassé. Une réflexion stimulante, qui synthétise de nombreuses idées de la pensée anticapitaliste actuelle et évoque des pistes pour reconstruire une société viable. L'espoir d'un monde décent est encore possible.
Résumé : Au rythme où progresse le brave new world libéral ? synthèse programmée de Brazil, de Mad Max et de l'esprit calculateur des Thénardier ?, si aucun mouvement populaire autonome, capable d'agir collectivement à l'échelle mondiale, ne se dessine rapidement à l'horizon (j'entends ici par "autonome" un mouvement qui ne serait plus soumis à l'hégémonie idéologique et électorale de ces mouvements "progressistes" qui ne défendent plus que les seuls intérêts culturels des nouvelles classes moyennes des grandes métropoles du globe, autrement dit, ceux d'un peu moins de 15 % de l'humanité), alors le jour n'est malheureusement plus très éloigné où il ne restera presque rien à protéger des griffes du loup dans la vieille bergerie humaine. Mais n'est-ce pas, au fond, ce que Marx lui-même soulignait déjà dans le célèbre chapitre du Capital consacré à la "journée de travail "? "Dans sa pulsion aveugle et démesurée, écrivait-il ainsi, dans sa fringale de surtravail digne d'un loup-garou, le Capital ne doit pas seulement transgresser toutes les limites morales, mais également les limites naturelles les plus extrêmes". Les intellectuels de gauche n'ont désormais plus aucune excuse.
Résumé : Anarchiste tory, c'est-à-dire anarchiste conservateur, c'est ainsi que George Orwell se présentait parfois, lorsqu'il était invité à se définir politiquement. Mais suffit-il qu'une position politique soit inclassable pour être incohérente ? Cet essai s'efforce précisément d'établir qu'il est possible d'être l'un des analystes les plus lucides de l'oppression totalitaire sans renoncer en rien à la critique radicale de l'ordre capitaliste ; que l'on peut être à la fois un défenseur intransigeant de l'égalité sans souscrire aux illusions " progressistes " et " modernistes " au nom desquelles s'accomplit désormais la destruction du monde. En établissant la cohérence réelle de cette pensée supposée inclassable, cet essai met en évidence quelques-unes des conditions de cette indispensable critique moderne de la modernité, dont George Orwell est le plus négligé des précurseurs.