Entre nous est le récit dialogué d'une mère, d'un père et d'une jeune femme amoureuse. Il n'y a que leurs voix pour porter le temps passé entre l'enterrement du fils, de l'amant et le repas que les trois personnages vont partager après la cérémonie des funérailles. Dans un restaurant en ville. Les échanges se risquent dans un monde subitement effacé, à reconstituer avec ce qui reste. La succession des prises de paroles ranime les scènes, les souvenirs comme autant de lignes de la vie. La voix de chacun hésite, se perd, se répète dans des mots et des phrases qui nous sont familiers. Elle contient le poids de la douleur, son incompréhension, son impossibilité et toute la solitude de l'amour en proie au deuil. Dans cette adresse à l'autre, la voix intérieure prend parfois le ton d'un monologue irrépressible. Au fil du texte le travail des échanges fait son œuvre jusqu'à tisser la trame d'un apaisement.
Nombre de pages
140
Date de parution
07/09/2013
Poids
178g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782355770517
Titre
Entre nous
Auteur
Michallet Jean-Paul
Editeur
RUMEUR LIBRE
Largeur
141
Poids
178
Date de parution
20130907
Nombre de pages
140,00 €
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Livre pratique. Un livre qui pratique l'écriture créative. L'écriture en atelier d'écriture. Une pratique de l'écriture intimement liée à l'animation d'ateliers d'écriture, à une vision de l'écriture comme mouvement créateur, créateur d'estime de soi, de sa composition, un "pas au-delà". Un livre qui lie la pratique de l'écriture à la pratique de l'animation. Il est aussi question dans ce livre, d'interroger ce qu'est un atelier d'écriture, de ce qu'écrit l'écriture. Observer aussi comment les différents temps de l'atelier, ses mouvements engagent, engendrent une sorte de mystère qui "gît au coeur de l'homme".
CE DEVAIT ETRE un de ces soirs de fête. Un parmi tant d'autres. Que me veut-elle ? Je ne me rappelle plus de rien. C'est loin. Trop loin. En vérité je ne veux peut-être pas me rappeler. Se rappeler qui, quoi ? Les filles. Celles du village, celles des environs. Les autres aussi. On s'amusait. Je ne m'attachais à aucune. On allait dans les bois, dans les champs. Sa lettre est signée : Irène. Ce prénom ne me dit rien. Pourtant, c'est certain, elle m'a connu. Ca devait être avant que je quitte la maison, que j'obtienne mon diplôme. Papa travaillait encore à l'usine. Il me disait de profiter de ma jeunesse, de la vie. On buvait sans soif ces soirs-là. C'est ici. Le numéro 19 de cette rue. Le voilà. J'y suis. Pourquoi suis-je là ?
Aujourd'hui j'écris des scènes, le mot est de ma femme, il lui plaît, à moi aussi. Ce sont de petits moments de regard, de voix, des morceaux de paroles, plus forts que d'autres, agréables ou pas, que je rencontre, que je glane, lors de mes promenades dans les rues, où pour moi se trouve le monde entier comme il s'est trouvé dans les vaches, que je note sur mes carnets, que je recopie plus tard au propre et que j'augmente toujours un peu. Il y a toujours une différence entre ce que j'ai vu et ce que je peux en écrire, ce n'est jamais la même chose. Ca ne peut l'être, maintenant je le sais. J'ai compris. Un roman, un auteur, une alternance de 9 brouillons dans le texte du récit, qui se déroule en courts chapitres. chaque chapitre nous ramène à la voix de l'auteur aux prises avec l'écriture de son roman.
La danseuse affûtée, audacieux poignard, Dans le fourreau claquant de sa gangue hivernale, Parsème de beige ses ondes boréales : L'eau transperce les corps de son glacé regard. Même les coussinets du polaire renard, Sont transis par le gel de la banquise opale, Les âmes hibernent ou à grands pas détalent, Le pagailleux tardif se soumet au blizzard ! Un cristal transparent de quartz neigeux lacère, La goutte qui survit en vif éclat de verre, Sa rondeur fluide capte le malheureux, Qui dans ses méandres se débat puis s'abîme, Le soleil apaise ses alchimiques feux, Tissant dans ses gouttes un arc-en-ciel sublime.