Les bébés ne naissent pas dans les choux; les grands-mères vont les voler dans la forêt. Mais pas n'importe laquelle! Une forêt fertile, où animal et végétal fusionnent en créatures incertaines; une forêt magique, où les fleuves fécondent les fillettes et où Karl Jung donne sa langue au chat du Cheshire. Nous sommes au pays des fées, avec ses sorcières et ses cabanes mystérieuses, au pays des poupées, avec ses petites maisons et ses homuncules. L'âge, le sexe, rien n'est fixé. Nous sommes dans l'imaginaire d'une enfant qui tente, avec ses livres et ses jouets, de s'expliquer le monde incompréhensible des adultes. Libérée des codes de la bande dessinée, Fanny Michaëlis réinvente les images délicieusement inquiétantes de Dulac ou Rackman, qui illustraient jadis les Contes de Perrault ou Les aventures d'Alice au Pays des Merveilles. Son histoire déroule ses épisodes oniriques dans une ambiance feutrée, douce et mystérieuse. Peu de textes, car le dessin dit tout, odeurs, sons et couleurs. Sortis de la forêt, les bébés se reposent un peu, sur un petit lit de fer, dans le confort rassurant du ventre maternel. Vient le moment de naître et de perdre sa barbe, de vieillir et de perdre ses cheveux. Le père se métamorphose en son fils. LE fils se métamorphose en son père. Et déjà il faut retourner dans la forêt pour y mourir ou y renaître. Ainsi va la vie, en un cycle sans fin.
Nombre de pages
160
Date de parution
25/08/2011
Poids
325g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782360810178
Titre
Avant mon père aussi était un enfant
Auteur
Michaëlis Fanny
Editeur
CORNELIUS
Largeur
152
Poids
325
Date de parution
20110825
Nombre de pages
160,00 €
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L'univers déprimant d'une banlieue ordinaire : des grilles, des barreaux, des dunes de ciment, un Bel Est qui n'est qu'une gare de RER, et pour tout géant, un centre commercial. C'est dans ce décor désolé que des adolescents maladroits, Véra, Agnès et Abel, jouent l'éternel drame du triangle amoureux. Véra voudrait ne plus être une victime. Elle aimerait se raser la tête, exhiber des cicatrices et puis que les gens aient peur d'elle. Mais dès qu'elle ouvre la bouche, elle rougit et son désir, refoulé, reste désespérément muet. Sur le chemin du lycée, elle croise un homme à capuche qui brandit un couteau et exhibe un long sexe blafard, des amazones inquiétantes qui dansent parmi les collines de béton... Ces personnages fantasmés la hantent et la tourmentent. La jeune fille avance à tâtons dans un monde où réalité et rêve se superposent et se confondent. Son imaginaire transforme le métro en un souterrain fantastique et peuple le paysage de vulves et de pénis. Prenant tour à tour des allures de conte pour enfants pas sages et de cauchemar freudien, le récit déploie des images cruelles et mystérieuses, qui évoquent l'esthétique des miniatures orientales ou l'ambiance hypnotique de La Nuit du chasseur. Poursuivant une oeuvre singulière et sensible, Fanny Michaélis signe avec Géante un nouveau conte fantastique inclassable et foisonnant.
Le lait noir explore la trajectoire de Peter, un jeune homme jeté sur la route de l'exode, contraint à la fuite en temps de guerre. Inspirée par l'histoire de son grand-père ? né au milieu des années 1920 dans une famille juive de Berlin - Fanny Michaëlis ouvre son univers fantasmatique à sa propre histoire et sonde la construction de son identité. Les bribes de souvenirs, longtemps enfouis, que lui rapportent ses proches nourrissent son imagination. C'est à partir de ces miettes et de ces anecdotes qu'elle reconstruit le passé d'un jeune homme de dix-sept ans, contraint de quitter son foyer et son pays pour échapper à la barbarie, qui survivra et deviendra son grand-père. Pour autant, Le lait noir ne se réduit pas à un exercice de mémoire ou à un récit familial ; Fanny Michaëlis trouve dans sa quête une libération esthétique qui laisse s'exprimer les tensions entre la douceur apparente du dessin au crayon et la représentation exacerbée de la violence. Renouant avec sa propre histoire, réactivant les fils d'un passé épuisé par le silence, Fanny Michaëlis réalise par la force de l'imaginaire une anamnèse personnelle et livre avec Le lait noir une oeuvre puissante, délicate et subtile, son livre le plus intime et le plus accompli à ce jour.
À la fois récit initiatique et conte philosophique, Et c'est ainsi que je suis née poursuit l'élan introspectif d'une jeune fille née la tête à l'envers, " retroussée ", pour mieux y faire résonner, au fil des pages, le grondement d'une insurrection qui s'embrase de l'individu au collectif. Dans la lignée du Lait noir (Cornélius, 2016), parabole de l'exil, ce livre propose, par le regard et la voix de son personnage principal, une traversée d'expériences coercitives et métaphoriques aux résonances très actuelles, poussant les extrémités jusqu'au point de rupture. Face à la violence du monde, la fiction pourrait bien se faire la prophétie du réel, et la bande dessinée la langue de ce soulèvement qui vient.
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Artiste atypique de la scène graphique contemporaine, Jean Lecointre est un véritable chirurgien du collage numérique.Puisant son inspiration dans les vieux magazines de mode, les romans-photos et la presse d'actualité, il dissèque cette matière première pour livrer des images inquiétantes, évoquant tout à la fois l'univers du David Lynch d?Eraserhead, les collages de Clovis Trouille ou les romans d'anticipation du Fleuve Noir.Déjà auteur de nombreux livres pour enfants et, avec Pierre La Police, du cultissime feuilleton « La balançoire de plasma », Jean Lecointre a regroupé et organisé dans « Greenwich » le meilleur de ses collages surréalistes pour créer un territoire inédit dans lequel les hommes-tartelettes font la cour aux femmes liquides. Satires, poésies, cauchemars, les visions de Greenwich ouvrent des abîmes d'incertitudes qui n'ont pas fini de fasciner.