Figurer l'inconscient. De Sartre à Huston : Freud, passions secrètes
Mezan Renato ; Staal Ana de ; Tancray Jérémy
ITHAQUE
10,00 €
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EAN :9782916120775
Farouchement opposé au projet cinématographique des Mystères de l'âme que le cinéaste allemand G-W Pabst s'apprêtait à tourner sur la psychanalyse, Sigmund Freud confiait à Karl Abraham, en 1925 : "Je ne tiens pas pour possible de donner de nos abstractions une présentation plastique un tant soit peu respectable". Un quart de siècle plus tard, en 1958, John Huston entreprend de raconter dans un film le processus qui a conduit Freud à inventer la psychanalyse et demande à Jean-Paul Sartre d'en écrire le scénario. Or, comment se fait-il qu'un célèbre réalisateur hollywoodien, ayant à son actif des oeuvres comme Le Faucon maltais, Le Trésor de la Sierra Madre ou Les Désaxés en vienne à formuler une telle demande à un philosophe français, qui plus est adversaire notoire de la psychanalyse ? En revenant sur cet épisode extravagant de l'histoire du cinéma, Renato Mezan souligne ici l'influence de ce projet sur la compréhension qu'eut Sartre de la psychanalyse, et examine la question de la figurabilité de la "chose psychanalytique", que Freud tenait pour impossible.
Nombre de pages
64
Date de parution
15/06/2017
Poids
70g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782916120775
Titre
Figurer l'inconscient. De Sartre à Huston : Freud, passions secrètes
Auteur
Mezan Renato ; Staal Ana de ; Tancray Jérémy
Editeur
ITHAQUE
Largeur
110
Poids
70
Date de parution
20170615
Nombre de pages
64,00 €
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Renato Mezan retrace le débat entre Jacques Lacan et Conrad Stein, au Séminaire "Objet de la psychanalyse" (1965-1966) mené par le premier, et soutient que ces houleuses discussions sont à l'origine des meilleures conceptualisations de la psychanalyse contemporaine.
Avec un style enlevé et fourmillant d'idées, le psychanalyste brésilien Renato Mezan revient ici sur le célèbre "cas Dora" (Ida Bauer), qui a constitué l'une des principales sources cliniques de la théorie psychanalytique de l'hystérie et a permis à Freud d'établir le rôle déterminant de la sexualité dans les troubles mentaux. Face à ce grand classique, paru en 1905, Mezan explore deux voies originales : il interroge de quelle manière le travail avec Dora vient s'inscrire dans le premier modèle métapsychologique, puis, dans un registre plus biographique, il examine les raisons intimes ayant conduit Freud à rédiger ausssi vite un cas aussi complexe, tout en retardant ensuite sa publication de quatre longues années. C'est, suggère Mezan, que cette "petite hystérique" mobilisa chez Freud de puissants affects contre-transférentiels : en effet, après avoir déployé des trésors d'intelligence et d'adresse dans l'interprétation d'un des rêves de Dora, le "grand professeur>, ne pouvait que rester interdit, blessé peut-être, en entendant la réaction irréverente et moqueuse de sa jeune patiente : "Ben alors... Tout ça pour ça ? ! "
En 1952, dans son article sur "Les difficultés narcissiques de l'observateur devant le problème psychosomatique", Pierre Marty postule la capacité humaine de s'autodétruire "de façon pratique, effective", à savoir au moyen des affections et des maladies physiques. Introduisant une pensée révolutionnaire dans le champ des relations corps-esprit, cette hypothèse marque une rupture non pas avec la psychanalyse mais avec toutes les approches psychosomatiques qui l'ont précédée. Rigoureux, le corpus théorique de l'Ecole de Paris est un édifice d'une extrême cohérence. S'il est aujourd'hui fort connu et enseigné dans le monde, il n'est pas certain que sa complexité soit toujours pleinement saisie. A la différence de l'Ecole de Chicago et des thèses de Franz Alexander, le modèle français récuse l'idée d'un parallélisme entre certains profils de personnalités et des maladies spécifiques. Présentant le symptôme comme une probable trace du non-symbolisé, il réfute aussi toute idée d'une généralisation de la symbolisation. Ancré dans la métapsychologie freudienne et fondé sur l'économie des mouvements de la libido et sur le conflit psychique, il aborde la maladie principalement autour de trois axes : ridée d'une énergie commune aux fonctions psychiques et somatiques ; l'hypothèse d'une insuffisance des mécanismes névrotiques et de la faiblesse des défenses du moi ; enfin, la notion de "défenses somatiques" qui, en cas de surcharge de l'appareil psychique, pourraient suppléer aux insuffisances de la mentalisation. En réunissant quinze textes fondateurs de l'Ecole de Paris, ce volume nous offre une vision panoramique d'un demi-siècle de dialogue entre la psychanalyse et la psychosomatique sur les souffrances du corps et les spécificités de leur traitement.
Qu'appelle-t-on "symptôme" en psychiatrie ? Et de quel talent d'observateur faut-il créditer le clinicien qui essaie de regrouper les symptômes en syndromes, voire en maladies mentales ? Steeves Demazeux, après son enquête sur les classifications contemporaines (Qu'est-ce que le DSM ? , Ithaque, 2013), continue ici sa remontée dans le temps, en examinant l'émergence de la clinique psychiatrique, de ses origines chez Pinel à la crise qui la secoue au tournant des années 1950. A cette fin, il fouille le sol de la relation clinique, en amont du diagnostic, quand, au plus proche du patient, le psychiatre se met en quête des "signes" de la maladie. Les aliénistes ont longtemps cherché à constituer une "sémiologie" de la folie aussi respectable que celle des autres branches de la médecine. Très vite, cependant, ils ont hésité. Fallait-il voir dans ces signes et ces symptômes les éléments formels d'un tableau, les indices d'un trouble sous-jacent qui en serait la cause, ou les lettres d'un texte dont le sens nous échappe ? Une sémiologie psychiatrique n'est-elle pas au fond une chimère ? La psychanalyse n'a-t-elle pas hérité de ses impasses ? Et si c'était à des auteurs méconnus, voire méprisés, "numéristes" et modestes statisticiens d'asile, qu'il fallait enfin accorder la palme de l'objectivité ? L'histoire et la philosophie des sciences croisent ici des personnages inattendus, et pourtant tous nécessaires : Edgar Poe et Jacques Lacan, Carlo Ginzburg et Michel Foucault, les habitants de Manhattan, un photographe victorien spécialisé dans les gouttelettes, et plusieurs neurologues le marteau à la main. Au terme de ce parcours, Steeves Demazeux propose une refondation vigoureuse de notre épistémologie de la psychiatrie, qui doit changer et d'objet et de but
Qu'est-ce que l'identité personnelle ? Quelles sont les conditions qui assurent l'identité d'une personne à travers le temps ? Est-ce la continuité corporelle, ou celle des états mentaux, ou encore la permanence d'une substance immatérielle ? L'identité personnelle pourrait-elle avoir des degrés ? Qu'est-ce qui, en fin de compte, importe pour la survie ? En recourant à d'innombrables expériences de pensée, comme la transplantation du cerveau d'un corps à un autre, la téléportation, l'hypothèse d'une extraordinaire longévité, la scission du cerveau, la fission en deux jumeaux ou encore la fusion avec un autre, trois éminents philosophes contemporains, Derek Parfit, Richard Swinburne et David Lewis renouvellent les réflexions sur l'identité et la survie, en proposant trois réponses inédites et radicalement différentes.