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Jusqu'ici et pas au-delà
Meyerhoff Joachim ; Gepner Corinna
ANNE CARRIERE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782843377440
Extrait Jusqu'ici et pas au-delà Mon premier mort fut un retraité. Bien avant de voir l'accident, la maladie, l'âge faire disparaître les proches que j'aimais, bien avant de devoir accepter le fait que le frère, le père encore si jeune, les grands-parents et même le chien des années d'enfance ne fussent pas immortels, et bien avant de me retrouver à entretenir un dialogue compulsif - enjoué, désespéré - avec mes défunts, je découvris un matin un retraité mort. Une semaine plus tôt, j'avais eu sept ans, un anniversaire que j'avais attendu fiévreusement car il me donnait enfin le droit d'aller seul à l'école. Du jour au lendemain, j'eus ainsi la permission de faire halte et de repartir à ma guise. La propriété dans laquelle était installé l'établissement psychiatrique où j'avais grandi ainsi que les jardins, maisons, rues et buissons qui s'étendaient au-delà de ses murs en étaient comme métamorphosés, et je découvrais des choses que je n'avais jamais remarquées lorsque j'étais en compagnie de ma mère ou de mes frères. Je faisais des pas un peu plus grands et je me sentais incroyablement adulte. Comme j'étais désormais un individu autonome, les choses autour de moi s'individualisaient elles aussi. Confrontations d'égal à égal : le carrefour et moi. Le kiosque et moi. L'enceinte de la casse automobile et moi. J'étais surpris du nombre de décisions que j'avais soudain à prendre. Quand je marchais en tenant la main de ma mère, j'avais tendance à rêvasser ou à lui parler et je me laissais conduire à l'école sans prêter attention au chemin, comme une lettre qu'on porte à la boîte. La première semaine, je fus sage. J'avais juré solennellement de ne pas m'écarter du chemin convenu - celui auquel ma mère m'avait initié à grand renfort de «regarder à gauche, et puis à droite, et puis encore à gauche». Mais, le lundi suivant, je voulus faire un petit détour par le lotissement de jardins ouvriers. J'ouvris une porte verte grillagée et m'engageai sur un sentier qui longeait des propriétés miniatures, des arbustes et des carrés de légumes. Je n'étais pas très à mon aise, car mon père m'avait expressément interdit cet endroit. «Il y a souvent des types peu recommandables qui se cachent dans ce genre de cabanons, m'avait-il averti. Évite d'y aller, d'accord ?» - «Oui, papa, d'accord.» Je cueillis une pomme encore verte, mordis dedans, crachai habilement ma bouchée acide entre deux lattes de clôture et lançai le fruit le plus loin possible par-dessus les toits. Je tendis l'oreille, mais rien ne vint rompre le silence, à croire que j'avais expédié la pomme tout droit en apesanteur. Je crachai une ou deux fois, puis me remis en route. Je n'avais pas pensé que le lotissement serait aussi vaste et labyrinthique. À chaque embranchement, je prenais à droite, espérant rejoindre une porte que je connaissais bien et qui n'était qu'à une centaine de mètres de mon école.
Résumé : Bienvenue chez les Meyerhoff, une famille de doux dingues ordinaires. Pour Joachim, le plus jeune fils, l'enfance est un royaume enchanté où il faut jouer des coudes avec ses deux grands frères et apprivoiser son père obèse et fantasque qui dirige une clinique psychiatrique. C'est grandir dans un monde singulier, à la fois familier et décalé, normal et déformé, burlesque et tragique. Mais c'est aussi accepter de voir ses héros s'effriter et le monde s'ouvrir, terriblement adulte.
Nous sommes naturellement porteurs de germes et chaque jour en contact avec de nombreux autres. Nous ne succombons pas pour autant sans cesse à des infections. Nos défenses, en particulier nos globules blancs et nos anticorps, sont le plus souvent capables de s'opposer à l'agression. Pourtant, de temps en temps, nous résistons mal. Trois raisons principales à cela. Nous sommes fatigués. Pour se multiplier et être efficaces, globules blancs et anticorps ont besoin d'énergie. Si nos réserves en énergie sont basses, nous sommes vulnérabilisés. Nous manquons de certains outils pour que nos défenses fonctionnent bien. Quelques nutriments clés nécessaires à la production des armes antivirales et antibactériennes ou à leur efficacité ne se trouvent pas en quantité suffisante dans notre organisme. Nous consommons des aliments qui profitent aux agents infectieux. Par exemple, les acides saturés du beurre, des fromages, des fritures permettent aux virus et aux bactéries de se forger des membranes inattaquables par les globules blancs. Avec l'apparition de vagues successives d'alertes infectieuses, SRAS, grippe aviaire, grippe A, il semble opportun de connaître les outils pratiques qui permettent de mieux faire face à ces menaces. C'est ce à quoi s'attache le Dr Curtay dans ce livre pratique dont la lecture reste distrayante. On y apprend comment optimiser nos réserves en énergie (respiration, répartition des calories, facteurs nutritionnels et non nutritionnels), comment « nourrir » nos défenses anti-infectieuses, désarmer les agresseurs et prévenir lesinfections courantes chez différents types de population (femmes enceintes, enfants, adolescents, seniors, sportifs, allergiques?) ou encore avant un examen ou une opération chirurgicale. Enfin, chaque affection fait l'objet d'un traitement particulier, du simple rhume à la septicémie en passant par la grippe (A et autres), le zona, l'otite et la gastro-entérite.
L'archipel d'Okinawa, situé à l'extrême sud du Japon, détient le record mondial de longévité en bonne santé. On y compte cinq fois moins des maladies les plus graves et les plus fréquentes qui nous affectent et on y a recensé 15% des supercentenaires (110 ans et plus) alors qu'Okinawa ne représente que 0,002% de la population mondiale! Le Dr Curtay, un des leaders mondiaux de la nutrithérapie, a adapté aux données occidentales les onze clés de la réussite des anciens d'Okinawa et les a intégrées, avec les points forts du régime méditerranéen et les recherches les plus récentes de la nutrithérapie, dans un Programme pratique qu'il vous invite à vous approprier, lentement mais sûrement. Après le succès de la première édition, les toutes dernières études ainsi qu'une pratique continue sur le terrain depuis deux ans ont mené le Dr Curtay à proposer une nouvelle édition enrichie de ce programme. Il invite chacun à cultiver la vitalité quotidienne qui permet, comme dans cet archipel tropical, d'avancer en âge avec le sourire et de vieillir... jeune! Biographie de l'auteur Jean-Paul Curtay, membre de l'Académie des Sciences de New York, est l'auteur de nombreux ouvrages dont, avec Thierry Souccar, le best-seller Le Programme de longue vie, et du Guide familial des aliments soigneurs. Jean-Marie Robine préside le Comité international Longévité et Santé, et Rose Razafimbelo est médecin nutrithérapeute.
Un contrôle fiscal, un appartement fouillé dans ses moindres recoins, des lettres et documents personnels, accumulés depuis des décennies, épluchés : voilà qui réveille chez la narratrice colère et désir impérieux de revisiter sa propre existence, les histoires des vivants et les histoires des morts — des morts, surtout. Pour la première fois, celle qui se désigne comme "la dernière des Jelinek " assène au lecteur des éléments de sa biographie relatifs à sa famille juive exilée, déportée ou assassinée sous le nazisme. Parallèlement, elle mène une enquête implacable sur les flux mondiaux de capitaux, le profit que les Etats tirent encore aujourd'hui des biens juifs spoliés. Elle dresse un réquisitoire sévère contre les sociétés autrichienne et allemande, l'hypocrisie, le passé criminel non assumé, l'antisémitisme latent. Et, plus que jamais, contre le culte omniprésent de l'argent, qui favorise tous les stratagèmes de blanchiment, d'évasion fiscale et de fraude généralisée. Le récit, véritable tour de force d'écriture, maniant humour noir ravageur, jaillissement d'images et d'invectives, associations et jeux de mots virtuoses, renoue avec les oeuvres les plus virulentes de l'autrice.
Le jour, Junon, danseuse et comédienne, jongle entre les besoins de son mari malade et les obligations du quotidien. La nuit, incapable de trouver le sommeil, elle répond aux inconnus qui lui écrivent sur les réseaux. Derrière ces profils bien sous tous rapports se cachent des scammers qui tentent de charmer les femmes pour leur soutirer de l'argent. Loin d'être crédule, Junon trouve dans ces discussions un espace de liberté où laisser libre cours à son imagination et se réinventer une vie détachée d'une réalité éreintante. Martina Hefter questionne avec finesse les différentes formes de dépendance et d'exploitation, qu'elles soient amoureuses, physiques ou financières, et livre un roman plein d'humour sur les relations à l'épreuve de la maladie, de l'âge et des désillusions du quotidien.
Une chose est sûre, Issa ne souhaite pas se rendre au Cameroun. La voilà pourtant dans l’avion, poussée par sa mère qui craint pour la santé de sa fille enceinte. Au pays de ses ancêtres, Issa doit suivre la voie salutaire des rituels anciens, sous l’oeil vigilant et superstitieux de ses grands-mères. Mais tout n’est pas si simple quand on est trop noire à Francfort et trop allemande à Buéa. Ce séjour sera l’occasion de se confronter à l’histoire de sa famille et de prendre conscience que les traumatismes, tout comme l’amour inconditionnel et la volonté de vivre, se transmettent de génération en génération.Traduit de l’allemand par Rose Labourie