L'insurrection de Cronstadt, présentée à l'époque par le pouvoir bolchevik comme un complot fomenté de l'étranger par des forces contre-révolutionnaires pas vraiment identifiées, a ses racines dans le mécontentement des marins, y compris des marins communistes, vis-à-vis des méthodes du commandement politique de la flotte baltique. Mais elle trouve sa cause immédiate dans la répression militaire du mouvement de grève déclenché à la fin de février 1921 par les ouvriers de Petrograd pour protester contre les énormes difficultés de ravitaillement dont ils souffraient ; cette protestation s'était étendue dans certaines usines à la revendication de libertés politiques et à la contestation du monopole du Parti communiste. C'est en appui de cette protestation que, le 28 février, les marins de Cronstadt adoptent une série de 15 résolutions dont voici la première : "Etant donné que les soviets actuels n'expriment pas la volonté des ouvriers et des paysans, organiser immédiatement des réélections aux soviets au vote secret en ayant soin d'organiser une libre propagande électorale". On est à la veille de l'ouverture du 10e congrès du Parti communiste, les armées blanches ont été vaincues. Depuis près de trois ans, aucune organisation politique autre que le Parti communiste n'a droit de cité. Mais la famine menace, et Lénine va faire mettre en oeuvre la Nouvelle politique économique (NEP), rétablissant une certaine liberté du commerce. Au même congrès, pour mettre fin à l'intérieur du parti lui-même aux contestations, dont celle de l'Opposition ouvrière, les fractions sont interdites. L'heure n'est donc pas à la négociation avec les marins revendicatifs de Cronstadt. L'écrasement sanglant de leur mouvement, dénoncé comme contre-révolutionnaire, aura lieu pendant le congrès lui-même. En écrivant ce livre en 1938, Ida Mett s'est donné pour but "de servir, par une analyse objective des évènements historiques, les intérêts vitaux du mouvement ouvrier... (d') examiner ces thèses opposées à la lumière des faits et documents, ainsi que sous l'angle des évènements qui suivirent presque immédiatement l'écrasement de Cronstadt".
Nombre de pages
96
Date de parution
01/01/2015
Poids
120g
Largeur
133mm
Plus d'informations
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EAN
9782902963973
Titre
LA COMMUNE DE CRONSTADT
Auteur
METT IDA
Editeur
SPARTACUS
Largeur
133
Poids
120
Date de parution
20150101
Nombre de pages
96,00 €
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Quelle vie incroyable que la mienne! Fille d'un petit tailleur juif arrivé de Russie à pied et sans le sou, j'ai été l'une des dernières femmes à entrer dans le cercle très fermé de la Haute Couture parisienne. Pendant quarante ans, j'ai habillé les stars internationales et les femmes politiques, promenant mes collections de New York à Tokyo en passant par Beyrouth et Moscou. Moi, qui voulais embellir toutes les femmes, voir leurs yeux briller de plaisir pendant que ceux des hommes s'allument de désir sur leur passage, je vais tout vous raconter. Car, il n'est pas si frivole qu'on veut bien le dire, le plaisir qu'éprouve une femme qui se sent belle, ni celui que ressent l'homme qui l'admire. C'est l'élan même de la vie, sublimé par l'élégance. Quelques secondes d'harmonie, sauvées du chaos, volées à la violence du monde. Suivez-moi donc dans les coulisses des défilés et découvrez les dessous de la mode, l'exaltation de la création, la gloire des podiums et les coups d'épingle du destin...
De l’abandon de l’enfance aux salons de la haute couture parisienne, Rose Torrente retrace un parcours saisissant qui épouse l’histoire de la mode française. Née dans une famille d’origine slave, ballottée de ferme en ferme, cette petite fille blessée puisera dans sa souffrance la force de conquérir Paris.Elle raconte comment elle a découvert l’univers fascinant de la création, cotoyé Brigitte Bardot, Audrey Hepburn, habillé Danielle Mitterrand et révolutionné les codes vestimentaires des années 1960. Sa recette : des vêtements faits sur-mesure avec des tissus de qualité, à des prix abordables. Mais derrière le faste de la haute-couture se cache une lutte acharnée : rivalités fraternelles, trahisons, combats contre une presse hostile et la perte de sa maison de mode.Ses Mémoires dévoilent les coulisses d’un monde de beauté impitoyable, où chaque robe révèle une histoire de résilience et de passion absolue.
Qu'Aristide Bruant, parfois bien mal inspiré, ait écrit cette chanson plus de cinquante ans après les insurrections lyonnaises montre bien l'importance qu'elles ont eue dans l'histoire sociale de la France. En 1831, plusieurs dizaines de milliers d'ouvriers, dispersés dans des milliers d'ateliers, sans organisation, se révoltent pour obtenir de meilleurs salaires et se rendent maîtres de la ville. Quelques vagues promesses suffisent à leur faire abandonner les positions conquises et reprendre le travail, Elles ne seront pas tenues, et les ouvriers en tireront la conclusion que ce régime de Louis-Philippe qu'ils avaient contribué à instaurer en 1830 est le ferme allié de leurs adversaires, ces soyeux qui prospèrent par leur travail. Contournant la loi qui leur interdit de former des syndicats, ils s'organisent en associations. Le Pouvoir, né de l'émeute populaire, ne craint rien autant que la puissance que peut représenter les ouvriers coalisés. En 1834, il projette d'interdire leurs associations. A Lyon, pour les défendre, des ouvriers et des républicains déclenchent une insurrection. Mais le Pouvoir a tiré la leçon de celle de 1831, et des milliers de soldats sont à pied d'oeuvre pour les écraser. Comme ce sera le cas à l'époque ailleurs en France, puis tout au long du XIXe siècle, c'est une répression aveugle et sanglante qui s'abattra sur les quartiers populaires de Lyon. Ces insurrections de Lyon ont révélé en France l'antagonisme fondamental entre ces deux nouvelles classes alors en plein essor, la bourgeoisie capitaliste et la classe ouvrière. Dans ce livre paru pour le centenaire de celle de 1831, Jacques Perdu en expose le contexte et le déroulement en s'appuyant essentiellement sur des témoignages de l'époque.
En avril 1920, Lénine publie une brochure intitulée La maladie infantile du communisme (le « gauchisme »). En Allemagne, le parti communiste (KPD), créé en janvier 1919 par la réunion de la Ligue spartakiste et des groupes communistes internationalistes, vient de connaître une importante scission. Les militants en désaccord avec la décision de la direction de participer aux élections législatives ont été exclus et ont créé le KAPD (A pour Arbeiter) ; aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, en Italie, des débats similaires sur la tactique divisent ceux qui s'apprêtent à créer des partis communistes. Ce qui oppose les « gauches » à la politique prônée par Lénine et donc, dans cette période, par la 3e internationale, est loin d'être insignifiant. Elles rejettent en effet « la discipline de fer et l'absolue centralisation militaire » qui, selon Lénine, doivent être de règle dans le parti communiste. À l'appartenance aux syndicats, elles opposent la formation d'organisations d'usine, « fondues dans un tout et dans un seul ». Enfin, elles rejettent, la participation aux élections, l'action parlementaire, dans lesquelles Lénine voit non seulement l'accès à une tribune, mais encore le moyen d'oeuvrer à des compromis avec des partis non communistes et de diviser ainsi les partis bourgeois. Mais à l'époque, Lénine ne visait certainement déjà plus à « diriger la révolution ouest-européenne », mais à disposer d'organisations défendant l'existence de l'État soviétique. Ce volume comprend également deux textes d'Anton Pannekoek sur Gorter et une introduction substantielle de Serge Bricianer.
Pendant les six semaines de son existence, la Commune de Paris réalisa peu de choses. Beaucoup des décisions qu'elle prit furent de pure forme. Pourtant, pendant son déroulement, elle suscita dans les milieux progressistes d'Europe, et même au-delà, un enthousiasme immense : lorsqu'elle dut mobiliser des appuis, dans Paris comme en province, elle dépassa le patriotisme exacerbé qui lui avait donné naissance et s'affirma sociale. Sa commission « Travail - Industrie - Échange » fut chargée « de la propagation des idées socialistes ». Ces germes de révolution sociale, aussi fragiles fussent-ils, Adolphe Thiers les apercevait bien mieux que les combattants parisiens, et c'est pour les arracher à jamais qu'il organisa le massacre d'une partie du peuple de Paris. Dans ce livre concis écrit pour le cinquantenaire de la Commune, C. Talès la restitue sous tous ses aspects, de ses origines immédiates ou plus lointaines jusqu'à ses conséquences, en passant par le détail de son déroulement, des courants qui s'y manifestèrent, sans oublier de présenter certains des personnages qu'elle mit en avant. Il montre ce que la Commune a pu laisser entrevoir de la façon dont pourrait être renversé l'ordre ancien et entamée la construction de la société nouvelle, et aussi les erreurs, les insuffisances qui ont conduit à sa fin tragique.
Anton Pannekoek (1873 - 1960) est un contemporain de Lénine et de Rosa Luxemburg; au début du XXe siècle, militant aux Pays-Bas puis en Allemagne, il prit part aux mêmes débats qu'eux. Dès cette époque, il critiqua la politique de ces partis socialistes qui allaient renier leurs engagements internationalistes en 1914. Participant à la révolution allemande de 1918 et aux affrontements qui la suivirent, il s'oppose en 1920 à la direction de l'Internationale communiste naissante, qui veut imposer aux partis qui y adhèrent des tactiques parlementaristes. Au cours de la deuxième guerre mondiale, il rédige Les Conseils ouvriers, tout à la fois analyse critique de la société capitaliste, bilan des leçons durement apprises par le mouvement ouvrier au cours des cent ans qui suivirent la publication du Manifeste du parti communiste et réflexion très concrète sur les chemins qui peuvent conduire à la société des producteurs associés, libres et égaux, une société sans classes ni exploitation. Tous ceux qui s'interrogent sur cette perspective trouveront dans ces textes d'Anton Pannekoek, dans son regard sur le passé comme dans l'expression de ses convictions et dans ses prédictions, un formidable point de départ pour participer à l'élaboration des réponses qu'appelle le monde d'aujourd'hui.