Haïti, 1er janvier 1960 : l'anniversaire de la proclamation de l'Indépendance est l'occasion d'un farouche mouvement d'opposition au Président-Dictateur. Ludovic Vortex, le seul enfant d'une grande famille dispersée à vivre encore en Haïti, incarne cette révolte ; il aime Clivia Chanfort issue de la haute bourgeoisie port-au-princienne. Tous deux se rejoignent dans la fidélité au souvenir de Dessalines, le fondateur de la nation haïtienne en 1804. Les miliciens du dictateur arrêtent Ludovic Vortex tandis que le frère de Clivia, Oscar Chanfort, est massacré avec dix-sept officiers et un secrétaire d'Etat sous prétexte de complot. Cependant, le tyran redoute l'irrépressible montée de la résistance. Il relâchera Ludovic, mais le souvenir de ses exactions et des dix-huit dernières victimes ne s'effacera pas de la mémoire du peuple. Jean Métellus avec un rare talent d'évocation fait reparaître ici quelques personnages de La famille Vortex. Il nous replonge dans un univers où la révolte enchaîne ses phrases cruelles, mortelles, colorées de pittoresque et de sanglots.
Nombre de pages
288
Date de parution
13/01/1987
Poids
345g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070707904
Titre
L'année Dessalines
Auteur
Metallus Jean
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
345
Date de parution
19870113
Nombre de pages
288,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.