Annette Messager est née à Berck-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, en 1943. Après des études à l'Ecole nationale supérieure des arts décoratifs (Paris), qu'elle écourte à la veille de mai 1968, elle s'installe en tant qu'artiste plasticienne, photographe, peintre et sculptrice au coeur de la scène artistique parisienne de l'époque. Elle réunit alors ses premières Collections, albums de photographies et sentences extraites de la presse qu'elle annote et modifie. Aujourd'hui, elle est l'une des artistes françaises les plus reconnues sur la scène internationale (Lion d'Or de la Biennale de Venise en 2005, grande rétrospective au Centre Pompidou en 2007 présentée par la suite dans plusieurs autres musées du monde [Tokyo, Séoul... ]). Son travail mêle des techniques très variées (découpage, collage, peinture, photographie, écriture, broderie) et toutes sortes de matériaux insolites (peluches, animaux taxidermisés, tissus, photographies...). Son oeuvre puise dans diverses influences, imagerie populaire, art brut ou art savant, provoquant une subtile dualité, mêlant sans cesse réalisme et fantastique. A l'occasion de son exposition " Comme si " (11 mai-21 août 2022), Annette Messager propose un livre d'artiste intime et singulier. A ses textes - aphorismes, fragments, souvenirs, extraits, reproductions ou encore assemblages - se mêlent ses dessins au trait ainsi que des aquarelles inédites de la série " Tête à tête ", qui semblent prolonger et faire danser ses notes. Un texte de Marie-Amélie Senot, commissaire de son exposition, viendra prolonger cette promenade dans le travail d'Annette Messager.
Le racisme concerne tout le monde: chacun de nous peut y être confronté à un moment ou un autre, comme témoin, victime ou acteur. Les stéréotypes et les préjugés sont si ancrés dans la société qu'ils nous influencent tous, souvent à notre insu. Parler du racisme, c'est tenter de le comprendre pour mieux le combattre. Tel est l'objectif de ce livre, qui, sous la forme d'un abécédaire en 60 mots de A à Z, décrypte tous les aspects du racisme, passés et présents: de "Abolition de l'esclavage" à "Zoos humains" en passant par "Alien", "Blagues", "Faciès", "Haine", "Métissage", "QI", "Sport"... Un outil intergénérationnel, véritable remue-méninges, à mettre d'urgence entre toutes les mains.
Résumé : J'avais pourtant décidé de ne plus m'occuper des affaires du monde. Perdu dans mon désert mexicain, bien tranquille, j'essayais de soulever les pierres rien qu'en les regardant dans les yeux comme mon maître tibétain me l'avait appris. Et puis le monde m'a rattrapé. Le monde et ses tueurs cinglés. Le monde et le corps de cette femme qui ferait oublier les pierres au plus endurci des lamas.
Experte de la gestion de projet informatique, les compétences de Véronique Messager Rota dans le management de projets et la conduite du changement couvrent toutes les étapes du cycle de vie d'un développement logiciel, depuis le recueil des besoins jusqu'à l'accompagnement des utilisateurs. Après quinze ans de pilotage opérationnel des projets, notamment au sein du groupe Valtech, son expérience des méthodes traditionnelles comme des méthodes agiles, tant du côté de l'utilisateur (maîtrise d'ouvrage) que de l'équipe de réalisation (maîtrise d'oeuvre), lui permet aujourd'hui d'accompagner des équipes projet à la fois sur le plan méthodologique et sur le plan comportemental. Véronique Messager Rota est Certifiée ScrumMaster et coach certifiée HEC.
Figure majeure de la scène artistique française, Xavier Veilhan (né en 1963) vit et travaille à Paris. Son oeuvre est le résultat d'une pratique plurielle, entre sculpture, peinture, environnement, spectacle, vidéo et photographie. Il a fait l'objet de nombreuses expositions personnelles, en France au musée d'Art moderne de la ville de Paris (1994), au Centre Pompidou (2004) ou encore au château de Versailles (2009) ; mais aussi à l'international : Hong Kong, Séoul, Barcelone, New-York, Londres, Los Angeles, entre autres. En 2017, Xavier Veilhan représente la France à la Biennale de Venise avec un dispositif immersif dans lequel viennent travailler des musiciens du monde entier pendant sept mois. A travers un entretien avec l'artiste, des textes critiques mais aussi une sélection d'essais de différents acteurs du spectacle vivant, de philosophes ou de poètes, l'ouvrage aborde deux pendants de la production de Xavier Veilhan, le film et la performance : deux pratiques à la fois distinctes et complémentaires, qui interrogent à leur manière le lieu et le rapport à l'image. De son premier Film du Japon (2002) à Mutant Stage 8 réalisé en 2017 pour Lafayette Anticipations, Xavier Veilhan conçoit ses films comme une addition d'étapes, de gestes et de faits : un cinéma de situation, sans réelle narration linéaire. A l'instar de ses films, les performances de Xavier Veilhan se lisent en relation directe avec sa pratique formelle. Boucle et Ville nouvelle (2006), deux performances jouées à l'occasion de la cinquième édition de Nuit blanche (Paris), rappellent le lien étroit qui lie l'oeuvre et son contexte. Ailleurs, la performance vient souligner le propos d'une exposition (Performance aérienne, 2012) ou la compléter, comme à Los Angeles (2012), où la Case Study House n°21 sert de pilier à l'élaboration d'une dialectique entre architecture et sculpture. Dans l'ensemble de ses oeuvres filmiques et scéniques, un rôle central est accordé à la musique. Elle y est presque mise en scène, au point de devenir un personnage à part entière.
Ryan Bartholomew ; Danto Arthur Coleman ; Martin J
Présentation de l'oeuvre de l'artiste, qui utilise des oeuvres préexistantes qu'il détourne pour dénoncer la consommation dirigée, l'érotisme mercantile ou encore l'américanisation forcée de nos existences.
Le parcours de Heinz Mack se déploie depuis 1950, à l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf, alors encore en pleine reconstruction, où il effectue ses premières recherches graphiques et découvre les avant-gardes historiques. Après des études de philosophie à l'université de Cologne de 1953 à 1955, il effectue de nombreux voyages au Sahara où ses réalisations, dès 1962, préfigurent le land art. 1957-1966 est une période-phare : Heinz Mack est, avec Otto Piene puis Günther Uecker (celui- les rejoint en 1962), le fondateur et l'acteur central de ZERO, une entité artistique à géométrie variable qui réforme le principe même de l'art abstrait à l'aune de la peinture monochrome, du mouvement, de la phénoménologie et des sciences cognitives, sans oublier les années 1970 et 1980, pendant lesquelles nombre de ses sculptures, volontiers monumentales, intègrent l'espace urbain allemand. Sur sa carte de visite, Heinz Mack se présente en qualité de "sculpteur et peintre" . L'ordre de ces mentions est important : il fait prévaloir la modulation de la matière dans l'espace sur la création d'images à la surface du tableau. Autrement dit, même les toiles que l'artiste tend sur châssis dès le milieu des années 1950 sont recouvertes d'une matière dont les empâtements abondants les tirent vers ce domaine intermédiaire de l'histoire de l'art, situé entre la peinture et la sculpture, qu'est le relief. Ces reliefs, quant à eux, sont à proprement parler des sculptures murales, c'est-à-dire que leurs éléments forment une saillie conséquente par rapport au plan sur lequel ils sont fixés. Comme des sculptures en ronde-bosse, ils sont constitués le plus souvent de matériaux traditionnels (peinture, métal, bois, pierre, verre, plexiglas, plâtre ou sable) et traités avec des outils d'atelier qui le sont tout autant. Pourtant, contre toute attente au vu de cette description matérielle et technique, leur apparence demeure insaisissable, toute fixation mentale ou photographique semble impossible. Cette apparence, donc, consiste en un jeu perceptif incessant avec la lumière et l'espace réel. La matière y semble littéralement consumée par les jeux de réflexions et l'oeuvre n'existe que dans un double mouvement d'apparition et de disparition. Il s'agit là d'un paradoxe, indissociable de l'histoire du cinétisme et de l'art perceptuel dont Heinz Mack fut un acteur central, entre l'évidence du fait matériel et la complexité de ses effets. Une même tension s'applique à l'arborescence de la vie de l'artiste, qui ne saurait être abordée avec fidélité depuis un point de vue fixe ou selon une perspective centrale". Matthieu Poirier "J'ai toujours recherché la simplicité parce que le monde déborde d'images et celles-ci n'apportent que de la confusion. Mais cette simplification, précisait-t-il, ne saurait être assimilée à un appauvrissement : elle produit de l'énergie". Heinz Mack