NAKBA - POUR LA RECONNAISSANCE DE LA TRAGEDIE PALESTINIENNE EN ISRAEL
MERZA BRONSTEIN
OMNISCIENCE
20,00 €
Epuisé
EAN :9791097502096
En 1948, 750 000 Palestiniens sont expulsés de leur terre et 615 localités sont détruites pour établir l'Etat d'Israël. C'est ce qu'on appelle la Nakba (" catastrophe " en arabe), terme tabou hier et entré dans le vocabulaire israélien aujourd'hui, bien que honni par certains. Quinze ans de combat politique ont été nécessaires pour placer la Nakba au centre des débats pour la reconnaissance de la tragédie palestinienne. Une lutte de premier plan contre les pages sombres d'une histoire coloniale qui a débuté à la fin du XIXe s. et qui continue de nos jours. Ce livre s'ouvre sur le parcours d'Eitan Bronstein, le principal chef de file de ce changement politique. Comment un jeune kibboutznik, sioniste de gauche, est-il devenu une des figures les plus radicales de la gauche antisioniste israélienne ? Il retrace le chemin parcouru et le processus complexe qui ont permis ce changement, notamment à travers l'ONG Zochrot qu'il a fondée en 2002. L'ouvrage raconte aussi le couple qu'il forme avec l'anthropologue politique française Eléonore Merza, à la vie comme dans la lutte politique. A leur histoire politique se mêle leur histoire personnelle et familiale. Lui, arrivé d'Argentine en Israël à l'âge de cinq ans, qui a fait l'armée et dont la rupture avec le sionisme s'est faite tardivement. Elle, fille d'une Juive et d'un Musulman expulsé de ses terres par Israël, et qui a décidé d'y fonder sa famille comme un pied de nez à l'histoire sans pour autant accepter d'être israélienne. Parallèlement à leur récit, cet ouvrage nous permet de mieux saisir comment les Israéliens voient la Nakba et leur sentiment face au droit au retour des réfugiés palestiniens, et - de facto - de mieux comprendre la société israélienne. A travers ces pages, apparaît l'espoir qu'une nouvelle génération d'Israéliens puisse se libérer d'une identité collective coloniale, afin de pouvoir imaginer une cohabitation plus juste, une terre légitime pour tous.
Nombre de pages
320
Date de parution
18/10/2018
Poids
388g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9791097502096
Titre
Nakba. Pour une reconnaissance de la tragédie palestinienne en Israël
Auteur
MERZA BRONSTEIN
Editeur
OMNISCIENCE
Largeur
140
Poids
388
Date de parution
20181018
Nombre de pages
320,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Résumé : Claire et Julien sont deux jeunes lycéens comme tous les autres. Elle a 15 ans, lui 17. Ils sont éperdument amoureux. Alors que les parents de Julien s'absentent pour le week-end, il décide de l'inviter à passer la soirée chez lui. Quelques semaines plus tard Claire découvre qu'elle est enceinte. A 15 et 17 ans, ils vont avoir un enfant, enfin, c'est ce qu'ils croyaient... Mais ne sont-ils pas un peu trop jeunes pour cela ? Mélanie, elle, découvre à 43 ans qu'elle est enceinte. Avec déjà 3 enfants, un mari et un bar à gérer, il n'y a absolument plus de place dans sa vie pour un bébé de plus... Cette ado et cette femme vont être emportées d'une vie simple et ordinaire vers un tourbillon de folie où raison et sentiments se confrontent dangereusement. Clotilde Merza soulève, sans moraliser, les vraies questions d'une décision souvent prise trop rapidement et sans le soutien de la réflexion. Un roman enlevé où le ton et le rythme s'ajustent parfaitement à l'histoire.
Ce livre n'est pas écrit pour plaire. Il ne plaira pas aux sionistes. II dit les mots sur ce qui est à I'oeuvre : occupation, colonisation, racisme, apartheid, crimes de guerre, crimes contre l'humanité. II conteste aux sionistes le droit de parler au nom du judaïsme, qu'il soit laïque ou religieux, car ils salissent en permanence le judaïsme. Il démonte le "roman national" sioniste censé justifier le nettoyage ethnique de 1948 qui se prolonge tous les jours. Il refuse cette gigantesque manipulation de l'histoire, de la mémoire et des identités juives. Il qualifie d'obscène l'instrumentalisation de l'antisémitisme par les soutiens d'un gouvernement qui est aujourd'hui clairement d'extrême droite. Il ne plaira pas non plus à ceux qui pensent que la seule issue, c'est que les Israéliens disparaissent comme avant eux les Croisés. On ne répare pas un nettoyage ethnique par un autre nettoyage. Jérusalem n'est pas juive. Mais elle n'est pas non plus musulmane. Elle appartient à tout le monde. Il ne plaira toujours pas aux partisans d'un agenda politique obsolète : les nostalgiques des "deux Etats vivant côte à côte". Les accords d'Oslo ont été une gigantesque illusion permettant au rouleau compresseur colonial d'avancer sans obstacle. Cette illusion n'a plus d'avenir. Ce livre n'apporte pas de solution à cette guerre parce que, pour l'instant, personne n'en possède. Il dit juste que le BDS est aujourd'hui essentiel. Il faut impérativement sanctionner l'occupant. Il dit qu'aujourd'hui, face à l'apartheid, le soutien aux droits des Palestiniens est l'affaire de toute l'humanité. Nous aspirons à un autre monde fait de respect du droit, d'égalité et de solidarité. Au Proche-Orient, on humilie et on enferme les Palestiniens. Ici, on traque les migrants et on les rejette. Partout, c'est le racisme décomplexé qui s'exprime. Il n'y a pas d'alternative, là-bas comme ici, au "vivre ensemble" dans l'égalité des droits.
Adoptée le 13 décembre 2000, la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain (SRU) a pour but de répondre à la pénurie de logements sociaux et de rééquilibrer le peuplement des territoires urbains. Par son article 55, elle imposait ainsi aux communes des grandes agglomérations de disposer d'au moins 20% de logements sociaux. Née dans la douleur, plusieurs fois menacée, cette loi a finalement été renforcée par la loi Duflot du 18 janvier 2013 qui a élevé ce taux à 25%. Promulguée il y a 20 ans, la loi SRU est désormais entrée dans l'âge de la maturité mais, sur le terrain, ses effets en matière de mixité sociale sont loin d'être à la hauteur des ambitions des législateurs. Par crainte des logements sociaux, beaucoup de maires cherchent en effet des biais leur permettant de respecter la lettre de la loi tout en contournant son esprit. Autrement dit, ils implantent des logements qui n'ont de sociaux que le nom, illustrant ainsi les difficultés du vivre-ensemble en France. Cet ouvrage, conçu comme une véritable enquête de terrain, est la première étude globale sur l'application et les effets de la loi SRU.