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Terre d'asile
Mertens Pierre
GRASSET
25,15 €
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EAN :9782246006695
Il s'agirait d'un combattant mais qu'on aurait mis pour un temps hors de combat. De lui on dirait seulement ce que l'on ne dit pas d'ordinaire de ce genre d'homme. On ne le dissoudrait pas dans l'épopée. On ne dirait pas ce qui le dépasse : on n'aurait d'égard que pour ce qui est à sa hauteur. Comme un récit feutré sur quelqu'un qui crie ! Ce roman relate un exil. Celui d'un Chilien, en 1977, à Bruxelles. Mais ce pourrait être celui d'un Tchèque, à Paris, quelques années auparavant. L'Histoire ne s'acharne-t-elle pas à déplacer les personnes ? C'est l'été. Pour l'instant, personne ne peut rien pour Jaime Morales. Il est sur la touche. Réduit à sa plus simple expression. Malade. Sans travail. Sans compagne. Il considère la Belgique avec un regard d'ethnologue. Un présent trop vide succède à un passé trop plein, que la mémoire ravive... De ce qu'il y a de pire au monde - la torture, l'assassinat politique, la solitude - le narrateur nous entretient à voix retenue. De ce qu'il y a de plus grave - l'amour, la révolution - il ne nous révèle que la quotidienneté. Même l'espoir, qui baigne les dernières pages, ne fait pas plus de bruit que le malheur qui précède. Peut-être Jaime Morales n'est-il que le comble de nous-même ?
Nombre de pages
318
Date de parution
20/09/1978
Poids
348g
Largeur
127mm
Plus d'informations
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EAN
9782246006695
Titre
Terre d'asile
Auteur
Mertens Pierre
Editeur
GRASSET
Largeur
127
Poids
348
Date de parution
19780920
Nombre de pages
318,00 €
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Pierre Mertens a enseigné le droit international et fut directeur du Centre de sociologie de la littérature à l'Université libre de Bruxelles. Il a sillonné comme observateur tous les points chaudsdu globe. Ses romans: L'Inde ou l'Amérique, Les Bons Offices, Terre d'asile, Perdre, Les Eblouissements et Perasma, lui ont valu de nombreux prix, dont le Médicis en 1987. Une paixroyale a obtenu le Prix Jean Monnet des littératures européennes, en 1995.
La révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laisse amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l'image du monde. Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au coeur du d'une réalité qui semble elle-même s'effacer ? Telle n'était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l'hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l'homo sapiens ? " Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d'idées, d'hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.
Si la littérature est le lieu où la réalité se révèle de la manière la plus saisissante et la plus dérangeante, alors ce roman est un grand livre de littérature ! Un juge du régime des mollahs, condamné à perpétuité, écrit en prison : " Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels. " Il raconte son enfance misérable, partageant la chambre d'un grand-père moribond dont il est le " garçon-pipi " , puis l'amour de sa vie, incestueux mais merveilleux, de la perte duquel il ne se remettra jamais. Pour épuiser sa douleur et sa haine, il s'enrôle à la guerre. " J'étais en guerre contre mon destin, et on me donnait une arme et un champ de bataille". Adolescent en quête de martyr, il est envoyé dans une école religieuse pour devenir juge et se prend pour le " Talleyrand iranien " . Il décrit les ressorts d'un régime de terreur, de tortures, de trafic d'organes, d'espionnage généralisé... Un incident va l'inciter à rendre visite à une adolescente en prison, puis, en catimini, à 117 autres jeunes et belles détenues. " Le viol me révulsait, me rebutait, vous comprenez ? J'avais besoin d'être admiré. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. Je les traitais comme des femmes courtisées. Je rendais hommage à leur féminité bafouée. " Alors, ce " violeur attentionné et délicat " , qui reconnaît avoir condamné à mort des innocents, est-il un bouc-émissaire qui paie pour les crimes d'un régime dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience dénonce encore plus la profonde perversion ? Au lecteur de juger. Peut-on être à la fois victime et bourreau ? On se sent mal à l'aise à ressentir de l'empathie pour ce criminel, voire à s'identifier à lui.
Le fascisme, contrairement aux doctrines politiques spécifiques aux caractéristiques clairement identifiables, telles que le nazisme ou le franquisme, semble multiforme, divers, flou. Le grand intellectuel italien se propose ici de tenter d’identifier l’essence fondamentale de ce qu’il nomme l’Ur-fascisme, c’est à dire le fascisme « primitif et éternel », forme élémentaire dont sont dérivées toutes les variations. Un texte limpide et brillant qui permet de reconnaître le fascisme sous toutes ses formes, mêmes les plus apparemment inoffensives.