Carmen, histoire espagnole ? Pas dans l'esprit de Mérimée, qui contourne avec ironie l'hispanisme castillan des romantiques et montre les confins de la péninsule : en Andalousie, entre Séville et Gibraltar, l'amour fou d'un Basque déraciné pour une enfant de Bohème, sans patrie ni attaches. Passion des extrêmes : José, brigadier-brigand, et Carmen, actrice aux visages multiples.Passion pour la liberté, qui en cache une autre, plus profonde, que révèle cette nouvelle édition critique. L'étrange fascination qu'éprouve aussi pour Carmen le narrateur, personnage oublié dans l'opéra de Bizet et que le mythe a du coup délaissé : un savant français, captivé par les sortilèges de cette femme qui parle une langue brûlante et brutale qu'il ne comprend pas. Carmen, incarnation de la littérature, magique et fatale ? Si c'était cette autre histoire d'amour, cette corrida de mots cachée au c'ur du texte, qui donnait au récit de la vie et de la mise à mort de Carmen sa vraie universalité ...
Nombre de pages
155
Date de parution
07/06/2000
Poids
96g
Largeur
107mm
Plus d'informations
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EAN
9782070413089
Titre
Carmen
Auteur
Mérimée Prosper
Editeur
FOLIO
Largeur
107
Poids
96
Date de parution
20000607
Nombre de pages
155,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dans les montagnes corses on ne plaisante pas avec le sens de l'honneur, et lorsque Mateo Falcone s'aperçoit que son fils a commis une trahison pour l'appât du gain sa punition est terrible... Quant à Tamango, "vendeur d'esclaves", il paiera ses actes de la manière la plus tragique. Sur fond d'exotisme, Mérimée aborde avec ces deux nouvelles le conflit entre la sauvagerie et la civilisation.
Voilà un orage qui tombe à point... Julie de Chaverny voit son coupé verser dans le fossé. Survient alors Darcy qui lui propose sa calèche. Durant le retour vers Paris, il se veut protecteur, rassurant. Evoque son voyage en Orient, le bleu insolent du ciel, la pauvreté de ses relations intimes qui nuisent à son bonheur. Elle se serre contre lui, partage son manteau, songe à son époux qu'elle méprise et soudain... Elle se laisse aller... Désordre des éléments, désordre des c'urs ! A l'ivresse succède le chaos... " Un peu d'interdit, beaucoup de jeu. " Le désir est à qui s'en empare. Mais qui des deux maintenant est prêt à affirmer son amour envers et contre tout ...
Connu comme écrivain, historien et archéologue français, Prosper Mérimée fut aussi attiré par le mysticisme et l'Histoire. Au point que Prosper Mérimée sera toute sa vie influencé par la fiction historique popularisée par Walter Scott et par les drames psychologiques d'Alexandre Pouchkine. Oeuvre rare, 1572. CHRONIQUE DU TEMPS DE CHARLES IX s'inscrit dans cette veine romanesque marquée par Le Roman de la momie de Théophile Gautier. Ce roman n'ayant pas rencontré le succès, il s'agit du premier et unique roman de Prosper Mérimée, qui restera plus connu pour les autres versants de son oeuvre prolixe. Pourtant, cette Chronique mérite de s'y attarder. Elle condense la justesse d'observation et la précision historique de l'auteur de La Vénus d'Ille et permet de revisiter le reste de son oeuvre à la lumière d'un premier opus, passé certes inaperçu, mais qui reste aujourd'hui la clef de compréhension de sa production littéraire.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys