Convoi N° 6. Destination : Auschwitz 17 Juillet 1942
Mercier Antoine ; Klarsfeld Serge ; Wiesel Elie
CHERCHE MIDI
22,30 €
Epuisé
EAN :9782749104003
Le 17 juillet 1942 en gare de Pithiviers, 928 hommes, femmes et enfants juifs étaient embarqués dans les wagons à bestiaux du convoi n° 6 à destination d'Auschwitz. Soixante-trois ans plus tard, Convoi n° 6 raconte de l'intérieur la mécanique d'une déportation ordinaire avec les mots simples de ceux qui l'ont vécue. Eux-mêmes ou pour les leurs. Le témoignage des survivants, décrivant l'horreur du voyage, la cruauté inouïe des camps de la mort et, pour chacun, l'addition de miracles qui leur a valu, au bout du compte, de sortir de l'enfer. Le souvenir des enfants, aussi net que si l'arrestation de leurs parents avait eu lieu hier, parfois une lettre, parfois un message d'amour écrit aujourd'hui à ceux- la plupart des déportés du convoi n" E - qui ne sont jamais revenus d'Auschwitz. Et face aux autres, les quelques "revenants", la douleur d'avoir à regarder un père, un oncle, un mari, brisé par la machine nazie, abaissé par trois années d'esclavage et d'humiliations. II a fallu soixante ans pour que les paroles sortent - même si certains ne parleront jamais, ne "pourront" jamais dire ce qu'ils ont vécu. Convoi n° 6 est le recueil inédit de dizaines d'histoires, écrites à des dizaines de mains. On y découvre, comme on ne l'avais jamais lue, la France à la veille de la Seconde Guerre mondiale, ce pays où les Juifs se pensaient` protégés. Avant l'engrenage: l'étoile jaune, le "billet vert", la convocation de la police pour"examen de situation", l'internement, suivant-une disposition frappant les immigrés, dans les camps de Pithiviers et dé Beaune-la-Rolande, le départ pour Auschwitz. 837 hommes, femmes et enfants ne revinrent jamais du voyage commencé dans le convoi n° 6. Un train de la mort parmi tans d'autres. 80 convois sont partis de France entre 1942 et 1944. ""
Nombre de pages
382
Date de parution
13/05/2005
Poids
580g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782749104003
Titre
Convoi N° 6. Destination : Auschwitz 17 Juillet 1942
Auteur
Mercier Antoine ; Klarsfeld Serge ; Wiesel Elie
Editeur
CHERCHE MIDI
Largeur
156
Poids
580
Date de parution
20050513
Nombre de pages
382,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Octobre 2008: la faillite de la banque Lehmann Brother inaugure la "crise financière", qui, très vite, débouche sur une crise économique aux conséquences sociales catastrophiques. Dans le même temps, se profile l'idée que l'on a affaire à un phénomène de très grande ampleur qui produit des effets dans tous les domaines de l'existence, jusqu'aux dimensions immatérielles de l'homme et des sociétés. D'où le projet d'effectuer un véritable travail d'enquête dans le monde des idées. Dans le cadre du journal de la rédaction de France Culture, des intellectuels furent invités à livrer leurs réflexions sur la crise. Les entretiens ici rassemblés sont ces conversations, dont le principal objet a été de tirer profit - sur le plan intellectuel - des leçons de la crise.
Vincent de Gaulejac est sociologue, directeur du Laboratoire de changement social à l'Université Paris-Diderot. Antoine Mercier est journaliste à France-Culture.
Cela fait soixante-six ans, et pourtant aucun des témoins de ce livre n'a pu oublier ce 17 juillet 1942 où, à 6h 15 du matin, à Pithiviers, 785 hommes, 119 femmes et 24 enfants sont montés dans des wagons à bestiaux à destination d'Auschwitz; voyage dont la plupart ne reviendront pas. Mais, pour ces témoins, les déportés ne sont pas de simples noms sur une liste. Ils sont avant tout des membres de leur famille qui avaient un visage, une vie et une histoire avant leur arrestation. Ils étaient venus en France, pays des droits de l'homme, afin de fuir les pogroms qui sévissaient en Pologne et en Russie. Ils étaient pleins d'espoir et de vie. Leur seul crime : être nés juifs ! Ils voulaient simplement s'intégrer et travailler paisiblement, d'où leur incompréhension, quand on vint les arrêter le 14 mai 1941 avec, comme motif, " surnombre dans l'économie nationale ", qu'on les interne dans les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande, en France, sous la surveillance de gendarmes français, avant de les envoyer à la mort. Tous ces gens ont tant à nous raconter du drame des leurs... Ils ont tous vécu une jeunesse terrible, personne ne s'est soucié de leurs traumatismes d'enfants n'ayant jamais connu de fêtes mais devant se cacher sans pouvoir se faire entendre, perdre leur père ou leur mère, parfois les deux, souvent aussi les frères et s'urs. Et l'après-guerre, avec la recherche d'un membre de la famille vivant, les maisons d'enfants pour ceux qui n'ont retrouvé personne... Et pour ceux qui étaient,. soi-disant, les plus favorisés, retrouver des parents qui revenaient de cet enfer et n'étaient plus les mêmes... C'est également pour amener les jeunes générations à être " des passeurs de mémoire ", afin que notre monde, dans l'avenir, ne soit pas une répétition de l'histoire et que le leitmotiv des rares déportés survivants, " Plus jamais ça ! ", n'ait pas été vain, que ces précieux témoignages ont été réunis ici.
Sadin Raphaël ; Mercier Antoine ; Salfati Pierre-H
Saturé de discours idéologiques et prisonnier d'un matérialisme sans horizon, l'Occident a rompu avec sa dimension spirituelle. Comment, alors, retrouver le souffle de l'esprit sans céder aux illusions d'une religiosité simplifiée ou dogmatique ? C'est à ce défi majeur que répond le rav Raphaël Sadin. Avec une rare puissance de transmission, il fait entendre la voix du judaïsme dans un langage accessible à tous, sans polémique ni prosélytisme. Son ambition : rouvrir un espace de dialogue vivant entre tradition et modernité, là où la pensée contemporaine semble s'être figée. Dans ces entretiens menés par le journaliste Antoine Mercier, il affronte sans détour les grandes fractures intellectuelles de notre époque ? intelligence artificielle, wokisme, théorie du genre, antispécisme, écologisme? ? et en révèle les impensés spirituels. Face à la doxa du moment, voici un acte de résistance intellectuelle, un appel urgent à penser ensemble et à ranimer la flamme du questionnement intérieur. Préface de Pierre-Henri Salfati Rabbin, philosophe, romancier, dramaturge et ancien maître de conférences dans les grandes écoles, Raphaël Sadin est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Le Verbe et la lumière, L'Antisémitisme ou le dragon à quatre têtes, Échos de Psaumes, et du roman D'un monde à l'autre. Ancien journaliste à France Culture, Antoine Mercier a notamment publié Une nouvelle lecture biblique, les braises incandescentes, avec Simon Hazan.
Un portrait vivant et enlevé de Pierre Desproges, homme empli de contradictions et si attachant, dont l'humour politiquement incorrect manque cruellement à notre époque. En 1976, Pierre Desproges (1939-1988) décide de claquer la porte du légendaire Petit Rapporteur pour se laisser aller à des circonlocutions langagières capables de percuter le sens commun. Et c'est ainsi que surgit, il y a exactement un demi-siècle, la figure de proue du politiquement incorrect . La satire de haut vol, le stand up et la grande littérature révèlent alors chez ce " fils " de Pierre Dac, d'Alexandre Vialatte et de Michel Audiard une incarnation aboutie de l'humour noir jubilatoire. Desproges, c'est notre mauvaise conscience qui s'encanaille. Étonnant, non ... Ce même artiste, devenu plus tard procureur au Tribunal des flagrants délires , invente une rhétorique radiophonique ravageuse en nous gratifiant de mots taillés comme des diamants pour écorcher les bienpensants. Avec, en prime, le sentiment aigu de posséder une bouille d'enfant pour s'attirer toutes les indulgences. D'une plume vive et sensible, Jean-Michel Djian nous croque ici, plus qu'un saltimbanque torturé, la figure libre et emblématique d'une génération pour qui la montée en puissance de la bêtise humaine et de l' absurdité du monde justifiait tous les excès de langage.
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