Homme politique et communiste singulier, passionné de théâtre, ami d'Aragon, de Jean Vilar, complice d'Antoine Vitez, Jack Ralite est de cette époque où les acteurs politiques et les artistes tentaient de nouvelles voies de discussion. Il est aussi celui qui, depuis plus de cinquante ans, ne cesse de secouer le champ du politique. Il a pour les poètes un véritable amour et ses discours et analyses sont pétris de ses échanges avec eux. En délaissant le dialogue avec les poètes, les hommes et femmes politiques contemporains ont abandonné un de leurs plus beaux outils : le pouvoir des mots. Ce livre est une réflexion partagée, ouverte, sur les enjeux des prochaines politiques culturelles autant que sur ce foyer de créativité et de résistance qu'est la langue. Ces entretiens sont suivis d'une sélection de paroles publiques de Jack Ralite.
Nombre de pages
217
Date de parution
16/06/2015
Poids
258g
Largeur
126mm
Plus d'informations
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EAN
9782846814317
Titre
La pensée, la poésie et le politique
Auteur
Ménine Karelle ; Ralite Jack
Editeur
SOLITAIRES INT
Largeur
126
Poids
258
Date de parution
20150616
Nombre de pages
217,00 €
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On pense parfois que dire que l'on croit ou que l'on ne croit pas en Dieu signifie avoir tout dit. Mais il suffit d'un détail pour que la réalité se montre plus complexe. En latin, credere ("croire") signifie avoir confiance en quelque chose, ou plus précisément, confier sa confiance en quelque chose, ou quelqu'un. Faire confiance, tout est là. Offrir ou non sa confiance en quelque chose d'indicible, étranger autant que familier, existant ou non. Je suis partie sur cette route, et ces questions, à partir d'une image. L'image étant toujours le double de quelque chose qui nous reflète, la première image fut pour moi celle d'une femme anonyme en prière aperçue furtivement un jour d'enfance dans une abbaye et dont la dévotion totale m'impressionna terriblement. Remonter le fil, revenir à elle, c'est retrouver à partir d'elle toutes ces fois où la question divine déboule dans nos vies par hasard. C'est aller en Jordanie, au Kurdistan, à Kinshasa, à Fribourg ou Naples. C'est traverser des territoires et des ombres. C'est offrir à cette femme en prière un visage à découvert. "
Tout le long de l'année 2015, une phrase, La Phrase, s'est faufilée de façade en façade, sur 10 kilomètres, au coeur de la ville de Mons. Imaginée et composée par Karelle Ménine et Ruedi Baur, écrite à la main sur les murs de la ville, elle convoque les écrivains qui, du Moyen Age à 1945, sont passés par Mons : Paul Verlaine, Emile Verhaeren, Marguerite Bervoets, Constant Malva, Fernand Dumont... et leurs influences (Rainer Maria Rilke, André Breton, Paul Eluard...). Cette performance littéraire et graphique a contribué à façonner le visage de Mons comme Capitale européenne de la Culture en 2015. Unique, La Phrase est aussi éphémère : elle sera retirée début 2016, seuls quelques passages seront conservés sur certains murs. Ce livre entend donc conserver la trace de ce projet d'envergure - qui a su fédérer une ville autour de son patrimoine littéraire dans une expression artistique originale -, mais aussi explorer en profondeur les questions qu'il a pu soulever (en matière d'architecture, de littérature, de tourisme...). C'est également l'occasion de retracer la vie de La Phrase, de sa conception à sa réception par les habitants, de donner à voir sa mise en oeuvre, et de rencontrer celles et ceux qui l'ont créée ou qui l'ont accueillie sur les murs de leur maison, de leur immeuble, de leur commerce...
C'est l'heure de la vengeance du règlement de comptes c'est l'heure où marchant sur mes pas tu viens me faire payer d'avoir été la plus aimée c'est ça ? et toi celle qui soi-disant n'a pas été désirée ? c'est ça ?
Lorsque le père de Tiago Rodrigues était à l'hôpital, il recevait régulièrement la visite d'une femme appelée Teresa. Elle travaillait comme bénévole à l'hôpital et prenait le temps de parler aux patients pour rompre leur solitude. Plus tard, Tiago Rodrigues a découvert que Teresa était une actrice qu'il connaissait bien.Depuis son lit de malade, son père, réalisant qu'il allait mourir, a commencé à écrire un livre. Selon Teresa, il voulait mélanger ses expériences de patient en phase terminale à l'hôpital avec des souvenirs de sa vie, en particulier des histoires liées à son travail de journaliste. Par exemple, il a pensé à l'histoire d'une autre Teresa, Teresa Torga, une obscure actrice et chanteuse de fado, souffrant de troubles mentaux, qui s'est déshabillée et s'est promenée nue, récitant des poèmes et chantant dans l'une des rues les plus animées de Lisbonne, lors d'une manifestation.Après la mort de son père, Tiago Rodrigues a ouvert le carnet. Il ne contenait que quelques lignes et points, quelques gribouillis, comme les dessins abstraits d'un enfant en bas âge.Dans Pas de yaourt pour les morts (No Yogurt for the Dead), Tiago Rodrigues crée une pièce de théâtre pour imaginer ce que son père aurait pu souhaiter écrire dans les derniers jours de sa vie.