Après la révolution, la vie est devenue un bivouac" écrivaitLéon Trotsky en 1924. Comment qualifier plus éloquemmentla vie d'Hersh Mendel Sztokfisz, né à Varsovie en 1890 etéveillé à la conscience sociale par la révolution russe de 1905? Hersh Mendel passe son enfance dans les quartiers juifspopulaires de Varsovie dont les habitants souffrent à la fois dela misère et de l'antisémitisme. Dès son plus jeune âge, iltravaille de longues heures dans l'atelier misérable de son père.Bundiste à Varsovie, anarchiste à Paris, soldat de l'Arméerouge en Ukraine, communiste puis trotskiste en Pologne et àParis et sioniste prolétarien à Tel-Aviv, l'auteur incarne unegénération d'ouvriers juifs qui s'est lancée "à l'assaut du ciel"durant près d'un demi-siècle. Les pages qu'Hersh Mendelconsacre à son passage dans l'Armée rouge font écho auxnouvelles d'Isaac Babel. Ses souvenirs sur la pègre juive deVarsovie, sur le combat et la popularité du Bund, surl'aventurisme du Parti communiste de Pologne et surl'opposition des trotskistes polonais sont autant dedécouvertes. Ce récit contribue à réhabiliter un inconnu, leprolétaire juif d'Europe orientale et centrale, que la mythologiejuive contemporaine rejette à sa périphérie et travestitsoigneusement. Quant au mouvement ouvrier, si friand desymboles et de commémorations, il n'entretient nulle part lesouvenir de ce prolétariat juif qui n'a pas seulement été battumais purement et simplement rayé de la carte avant de l'être del'histoire.
Nombre de pages
397
Date de parution
04/11/2011
Poids
525g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782849503126
Titre
Mémoires d'un révolutionnaire juif
Auteur
Mendel Hersh ; Suchecky Bernard
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
148
Poids
525
Date de parution
20111104
Nombre de pages
397,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Jacob est le petit-fils d'une famille juive, arrivée en Suède en passant par le Danemark et installée à Göteborg. Peu pratiquant, il a pris ses distances avec la communauté, mais revient, à l'occasion de l'enterrement de sa grand-mère, sur son enfance et les événements tragiques qui l'ont marquée.Un texte teinté de mélancolie, qui nous fait découvrir avec un humour souvent décalé le destin de cette famille et son univers si particulier. A la fois drôle et émouvant, Trois signes emporte le lecteur dans un tourbillon d'anecdotes, et dévoile la blessure d'une vie en Israël et la réalité de la vie en Suède.
Dans un pays sans nom, à une époque non déterminée où les êtres humains vivent sans souvenir et sans mémoire de leur passé. Sacha. une jeune femme de vingt ans, lutte contre la maladie de son père atteint d'Alzheimer. Son but : préserver le plus longtemps possible la mémoire de son père afin d'élucider les circonstances étranges de la mort de sa mère, Louise.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux États-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une «arythmie», c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une «arythmie» systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.