Merci, c'était très bon", susurra Graziella avant d'ajouter dans un sourire, "j'imaginais pas qu'un prêtre soit doué pour ça ! Vous moins que tout autre, tellement votre pouvoir bannit le plaisir sexuel, je me suis pourtant juré de vous prouver que non seulement le plaisir n'a rien de satanique mais qu'il s'agit d'un art à part entière." (...) Je n'avais qu'un regret, qu'elle n'ait pas un mot de tendresse, mais qu'importe, oui qu'importe, l'essentiel était de la revoir, la revoir, entrer de nouveau en fusion, repropulser dans l'ailleurs, fracasser, s'alanguir dans l'éther, je n'aspirais qu'à ça, elle était mon avenir Graziella, je me foutais du pouvoir et de l'ordre moral. Ineptie, sophisme, fumisterie, l'ordre moral, au diable le Bon Dieu et sa perverse tyrannie. Ainsi s'exprime dans son autobiographie Père Albert, petit-fils de gitans sédentarisés en Bretagne et qui a atterri, à la faveur d'un raz de marée, sur l'île du Saint-Esprit, une île mythique au large du Venezuela. Après mille tribulations en compagnie d'un curé ancien trotskiste à l'ensorcelante voix de haute-contre et d'une bande de mafieux, il deviendra un féroce et dévot dictateur, grand pourfendeur des moeurs indigènes jusqu'à sa rencontre avec la belle Graziella...
Nombre de pages
256
Date de parution
29/08/1995
Poids
269g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782207243176
Titre
L'enfer de Dieu
Auteur
Menant Marc
Editeur
DENOEL
Largeur
140
Poids
269
Date de parution
19950829
Nombre de pages
256,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La débauche est un art auquel il faut être initié de bonne heure afin de ne pas en rater les virages. Les dénivelés et les courbes... Ainsi le héros de l'histoire - beau, intelligent, et surtout curieux d'apprendre - prend-il son mal en patience. Fils d'une belle-mère libertaire mais résignée, qui fait des ménages et rêve pour lui d'un destin sans pareil - faire les écritures chez Pelabon, l'une des grosses usines de la région - il végète à Gagny, à trente kilomètres de Paris. Jusqu'à la révélation divine : la pharmacienne, pin-up aux roulements de hanches du tonnerre et autres arguments qui ne se discutent pas. Mauvaise nouvelle : il faut se rendre à la messe de dix heures pour apercevoir la Madone. Et encore... la vue sur ses trésors est meilleur depuis l'autel : qu'à cela ne tienne, notre héros, pourtant incroyant convaincu, servira la messe aux côtés de Monsieur le Curé qui enrage. Les folles aventures du prétendant libertin ne font que commencer sur un rythme de plus en plus effréné et drolatique... Puisqu'il n'aura plus de cesse que de connaître la félicité ultime et ses variations immanquables. Plus gai que Sade, plus vrai que Casa nova, avec une touche de Rabelais. Absolument pas sérieux en somme... A lire chaud et sans attendre. . . Marc Menant est journaliste et écrivain.
La médecine serait-elle devenue folle? A-t-on le droit aujourd'hui de critiquer cette nouvelle religion où le médecin, véritable moine en blouse blanche, nous assène des connaissances comme paroles d'Évangile? La médecine actuelle retire à l'individu la responsabilité de sa santé, infantilise et conditionne l'existence à la terreur des maladies. Il est temps qu'une voix s'élève contre cette dérive. Cette voix est celle d'un libre-penseur qui a choisi une philosophie de vie où la réflexion et l'action ne sont pas sous le joug du bien-pensant consensuel. Marc Menant nous propose une réflexion solide, une mise en perspective historique des liens qui unissent la médecine et le religieux. Le style est celui d'un écrivain qui, là encore, fait ?uvre de liberté, d'originalité. Une pensée buissonnière hors des sentiers battus, loin des arrogantes certitudes des spécialistes. Ce livre participe d'une démarche citoyenne, il s'agit d'éthique et de liberté, de reprendre la maîtrise de soi, de refuser la passivité et la manipulation de vivre pleinement.
Plus de 500 morts en 35 ans ! Sinistre, le bilan présumé du Médiator ! Pourtant, ce scandale est un épiphénomène en comparaison des 36 000 décès et 450 000 hospitalisations annuels dus à la consommation de médicaments en France. À cette épouvante s'ajoute la pollution dramatique des eaux et de l'environnement par les molécules que nous rejetons par voies naturelles. Les coupables ? Pas seulement les grands laboratoires mais la médecine elle-mème et son dogme de la " maladie ennemie ", à combattre à l'arsenal chimique ! Coupables aussi, Cohen, Dukan, Khayat et leur propagande pour des régimes finalement dangereux pour la santé ! Cet ouvrage est un verdict : une implacable démonstration fondée sur des travaux scientifiques reconnus, menés par des sommités de la recherche fondamentale, de la médecine et de la biologie.
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...