Ménandre a fait représenter sa comédie du Dyscolos devant le public athénien, en 316 avant Jésus-Christ. Le texte en a été retrouvé tout récemment sur des papyrus appartenant à la collection Bodmer (Genève) et publié par le professeur Victor Martin. La scène est à Phylê, un petit bourg de l'Attique, aux flancs du mont Parnès. Au cours d'une partie de chasse un jeune homme riche, Sostrate a rencontré une jolie paysanne et le dieu Pan a fait qu'il en tombe follement amoureux. Mais le père de la jeune fille, Cnémon, est affligé d'un caractère terriblement grincheux et misanthrope (c'est le sens du mot "dyscolos"). La plupart de ses proches l'ont abandonné, à commencer par sa femme et par Gorgias, le fils qu'elle avait eu d'un premier mariage. Cnémon vit très pauvrement avec sa fille, le seul être qu'il aime, et une vieille servante. Celte dernière a laissé tomber dans le puits de la maison une cruche et un croc à labourer. En voulant les repêcher, Cnémon tombe à son tour dans le puits. Gorgias et Sostrate le tirent de là, assez mal en point. Il comprend alors les dangers qu'il court à exploiter seul son petit domaine et abandonne celui-ci à Gorgias, dont il reconnaît maintenant les mérites. Gorgias marie sa demi-sour à Sostrate, qui obtient pour lui la main de sa propre sour. Il s'agit donc d'une comédie sentimentale dont les personnages sont tous sympathiques, mais aussi tous marqués d'un travers ou d'un ridicule, qui sauvegarde les droits de la vérité humaine. Cnémon lui-même, malgré son vilain caractère, est dans le fond un fort honnête homme, victime de l'exiguïté de son bien et du peu de fertilité de la terre attique. Un serviteur fripon et un cuisinier apportent un élément comique à l'action. L'état de conservation du texte grec, le fait qu'il s'agit d'une comédie de caractère sans allusions politiques, le style très proche de la langue familière ont fait penser que le Dyscolos pouvait être de nouveau mis à la scène, moyennant un minimum d'arrangements de détails. C'est cette adaptation que l'on présente ici à l'intention des spectateurs de langue française.
Nombre de pages
148
Date de parution
09/02/1962
Poids
150g
Largeur
120mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070243839
Titre
Dyscolos
Auteur
MENANDRE
Editeur
GALLIMARD
Largeur
120
Poids
150
Date de parution
19620209
Nombre de pages
148,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Ménandre, THEATRE en plus de son charme, donne toujours entière satisfaction, que ce soit au théâtre, dans les entretiens ou dans les banquets: pour la lecture, l'éducation, les concours dramatiques, sa poésie constitue le sujet le mieux accepté parmi tout ce que la Grèce a apporté de beau, car il démontre ce qu'est précisément et en quoi consiste un discours talentueux qui parcourt tous les sujets avec une force de persuasion invincible et manifeste une maîtrise de tous les sons et de toutes les significations de la langue grecque. Quelle est en effet la raison qui justifie vraiment qu'un homme cultivé aille au théâtre, sinon le désir d'entendre Ménandre? Y a-t-il d'autres occasions où l'on voit le théâtre se remplir de lettrés quand un personnage comique est mis en scène? Qui mérite mieux, dans les banquets, qu'on l'admette à sa table et que Dionysos lui fasse une place? De même que les peintres, quand ils ont la vue fatiguée, se tournent vers les couleurs des fleurs et des prairies, les philosophes et les gens qui s'adonnent aux études se reposent de leurs efforts soutenus et constants grâce à Ménandre qui permet à leur esprit de trouver, pour ainsi dire, une prairie fleurie, ombragée et parcourue par les brises.PLUTARQUE (traduit par G. Lachenaud).Texte traduit, présenté et annoté parAlain Blanchard.
Ménandre a donné au monde tous les personnages classiques de la comédie : le jeune amoureux, la fille de joie blanche, le père autoritaire, voire tyrannique (ou le père trop bon enfant), la mère acariâtre, la courtisane au grand coeur, le jeune voluptueux, l'amoureux transi, l'entremetteuse, l'esclave futé, etc. Caractères qui se retrouveront chez les auteurs comiques du XVIIe siècle français et en premier lieu chez Molière. On le jouait au théâtre et on le lisait même dans les fêtes privées au point que l'adage naquit qu'il "était plus facile pour les convives de se passer de vin que de Ménandre" . Jusqu'à une époque récente l'oeuvre de Ménandre était surtout connu par les imitations qu'en avaient données Plaute et Térence. Mais une série de découvertes tout au long du XXe siècle nous a restitués de grands fragments de ses pièces : en 1905, la moitié de l'Arbitrage et plus d'un tiers de la Tondue. En 1959, un papyrus a restitué l'intégralité du Misanthrope et de très larges extraits de la Samienne. Dans les années 1960 et 1970, de nouveaux fragments ont été découverts du Paysan, des Syconiens et de la Double Tromperie ; les années 1990 ont rendu presque les deux tiers du Bouclier. C'est aussi sur la base de ces découvertes que Philippe Renault a établi ses traductions. Un résumé de chaque pièce accompagne les extraits traduits et permet de les situer dans le contexte général de l'ouvrage.
Le destin des oeuvres n'est pas toujours tragique: les papyri égyptiens réservent régulièrement d'heureuses surprises. Parmi elles, la publication, en 1907, d'un papyrus découvert deux années plus tôt dans les ruines d'Aphroditopolis, a mis au jour cinq pièces de Ménandre, dont La Samienne, malheureusement incomplète. Toutefois, la trame de la pièce est claire : Déméas, riche bourgeois athénien a adopté un fils, Moschion. Le "couple" père-fils vit dans la meilleure entente jusqu'à ce que l'amour s'en mêle: Déméas s'est épris d'une courtisane samienne, Chrysis, qu'il a installée chez lui. De son côté Moschion a séduit Plangon, une jeune fille pauvre. Un enfant, tenu secret, est né de leurs amours. Déméas consent à l'union des deux jeunes gens, mais quiproquos, disputes et péripéties, diffèrent sans cesse leur mariage. De ces retards successifs naît ce comique si particulier de la Comédie nouvelle: alors que d'ordinaire les personnages ont à surmonter des obstacles un père jaloux, un voyage, la différence sociale empêchent le mariage ici ce sont les personnages qui créent leurs propres difficultés et repoussent l'heureux dénouement final. La Samienne occupe la première partie du tome I des oeuvres de Ménandre, dont Le Dyscolos et Le Bouclier constituent le restant, et correspondent au codex Bodmerianus. La notice introductive fait le point des nombreuses hypothèses relatives à l'oeuvre, à Ménandre et à la pièce elle-même, probablement écrite dans la jeunesse de l'auteur. Une large part est réservée à la structure de la pièce et à l'organisation de ce texte fragmentaire. Un aperçu rapide de la comédie nouvelle est fourni et assorti de judicieuses pistes de lecture. L'histoire du texte, complexe, est relatée en détail, tandis que des notes accompagnent la lecture.
Le Dyscolos a fait date dans l'histoire de la redécouverte de Ménandre. En effet, il s'agit pour nous non seulement de la seule pièce conservée dans sa totalité, mais encore de la seule qui puisse être datée avec quelque précision, en 317, sous l'archontat de Démogénès. La pièce est fondée sur le retardement, selon les principes de la comédie nouvelle, d'un dénouement prévisible et heureux. Sostrate, jeune et riche citoyen du dème de Phylé, aperçoit, lors d'une partie de chasse, une jolie paysanne. Le chasseur est rapidement pris au piège de l'amour. Si la jeune femme est aisément conquise, son père Cnémon, misanthrope notoire, est plus dur à séduire. Les bougonnements du barbon jaloux et atrabilaire, et les flagorneries timides et maladroites du jeune homme, sont les ressorts de l'intrigue, qui se termine, bien évidemment par l'union heureuse des deux jeunes gens. Cette pièce occupe le deuxième volet du premier tome des oeuvres de Ménandre. L'introduction fait le point sur les dernières découvertes papyrologiques et replace la pièce dans la carrière de Ménandre. Le Dyscolos, serait un texte de jeunesse, légèrement postérieur à La Samienne. Les influences philosophiques et littéraires de cette comédie édifiante et sentimentale sont soulignées : les liens avec le "mésotès" aristotélicien notamment sont finement discutés. De judicieuses pistes de lecture sont suggérées, tandis que l'histoire du texte est analysée en détail. Des notes éclairent la lecture.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.