Il est rare qu'un opprimé accepte son oppression. Il s'y résigne plus ou moins, il s'y organise de son mieux, il ruse avec son oppresseur et avec lui-même, il invente ou écoute des idéologies qui le divertissent ; le dupent ou l'aident à vivre. Mais la libération est en somme inscrite dans toute situation oppressive. De sorte que les efforts, les tâtonnements de l'opprimé, ses différentes parades à son destin, ses échecs et ses espoirs jamais éteints font encore partie de lui-même. Au fond, le portrait du Juif n'est pas achevé avec la description de son malheur, des mythes qui l'accusent et des carences qu'il subit. Il faut y ajouter les réponses, plus ou moins courageuses, plus ou moins efficaces, qu'il donne lui-même à ce malheur. C'est alors seulement que le tableau est achevé, et c'est ce que je tente ici". Albert Memmi.
Nombre de pages
272
Date de parution
21/09/1966
Poids
280g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070243815
Titre
La libération du juif
Auteur
Memmi Albert
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
280
Date de parution
19660921
Nombre de pages
272,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Sous la forme d'une conversation avec l'écrivain marocain Victor Malka, Albert Memmi s'exprime dans sa plus profonde vérité. Il a pu tout dire ici de sa vie, de ses idées, de ses passions. Memmi est né dans le ghetto juif de Tunis, et sa situation de Juif dans un pays arabe colonisé par les Français lui a posé, dès son adolescence, des problèmes d'une grande complexité. Son grand mérite est d'avoir su trouver, à travers les contraintes culturelles, politiques, sociales et personnelles qui lui étaient imposées, une réponse qui ait valeur universelle. Chaque homme se sent concerné par ce livre en raison de sa franchise, de son intelligence et de son sens de l'humain.
Le Scorpion est d'abord un roman: l'histoire de Bina, la vie de l'oncle Makhlouf, les confessions d'Imilio, les démêlés quotidiens de Marcel dans un pays en voie de décolonisation. Mais il pose aussi les questions les plus graves: Qui sommes-nous? Comment arrivons-nous à vivre? Quelle part de vérité pouvons-nous supporter? Quelle part de rêve? ou d'illusion...Cette confession imaginaire, à la structure insolite, témoigne des préoccupations d'Albert Memmi aussi bien dans le domaine romanesque que dans celui de l'écriture.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.