Ce recueil de l'essayiste et sociologue Albert Memmi, auteur du Portrait du colonisé (ouvrage publié en 1957 avec une préface de Jean-Paul Sartre) rassemble une quarantaine de textes courts, de diverses sources (articles parus dans la presse, en revue, communications lors de congrès, entretiens, textes inédits?). Sa finalité est double : rendre à nouveau disponibles à qui s'intéresse à cette oeuvre des textes difficiles d'accès. Il s'avère donc être un complément indispensable aux différents ouvrages, puisqu'il couvre les différentes problématiques abordées par Memmi durant sa vie intellectuelle : colonisation/décolonisation, judaïsme et judéité, identité culturelle, dépendance, racisme, laïcité. D'autre part, cet ensemble démontre à quel point cette pensée n'a rien perdu de sa pertinence, ni de son actualité. Un entretien entre Hervé Sanson et Albert Memmi en préambule permet de tracer des parallèles entre les textes et ce que pense Memmi aujourd'hui. ALBERTMEMMI, intellectuel franco-tunisien, est l'auteur d'une oeuvre de tout premier plan. Ses romans (La Statue de sel, 1953, Agar, 1955) sont devenus des classiques de la littérature maghrébine francophone. Son Portrait du colonisé (1957) est devenu en son temps la bible de l'anticolonialisme. Il est également l'auteur du Portrait d'un Juif (1962), de L'Homme dominé (1968), de La Dépendance (1979) et du Racisme (1982). HERVÉ SANSON, docteur ès lettres, membre associé à l'ITEM (Institut Textes et Manuscrits, CNRS) est spécialiste des littératures maghrébines francophones. Il a collaboré à l'édition critique et génétique des Portraits d'Albert Memmi coordonnés par Guy Dugas (CNRS éditions, 2015).
Nombre de pages
360
Date de parution
02/04/2017
Poids
580g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782352702474
Titre
Penser à vif. De la colonisation à la laïcité
Auteur
Memmi Albert ; Sanson Hervé
Editeur
NON LIEU
Largeur
160
Poids
580
Date de parution
20170402
Nombre de pages
360,00 €
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Le Scorpion est d'abord un roman: l'histoire de Bina, la vie de l'oncle Makhlouf, les confessions d'Imilio, les démêlés quotidiens de Marcel dans un pays en voie de décolonisation. Mais il pose aussi les questions les plus graves: Qui sommes-nous? Comment arrivons-nous à vivre? Quelle part de vérité pouvons-nous supporter? Quelle part de rêve? ou d'illusion?Cette confession imaginaire, à la structure insolite, témoigne des préoccupations d'Albert Memmi aussi bien dans le domaine romanesque que dans celui de l'écriture.
Résumé : "Il est rare qu'un opprimé accepte son oppression. Il s'y résigne plus ou moins, il s'y organise de son mieux, il ruse avec son oppresseur et avec lui-même, il invente ou écoute des idéologies qui le divertissent ; le dupent ou l'aident à vivre. Mais la libération est en somme inscrite dans toute situation oppressive. De sorte que les efforts, les tâtonnements de l'opprimé, ses différentes parades à son destin, ses échecs et ses espoirs jamais éteints font encore partie de lui-même. Au fond, le portrait du Juif n'est pas achevé avec la description de son malheur, des mythes qui l'accusent et des carences qu'il subit. Il faut y ajouter les réponses, plus ou moins courageuses, plus ou moins efficaces, qu'il donne lui-même à ce malheur. C'est alors seulement que le tableau est achevé, et c'est ce que je tente ici". Albert Memmi.
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
Voici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".
Cette dictature d'Asie centrale est l'un des pays les plus fermés du monde - l'un des pires, avec la Corée du Nord, en terme de liberté de la presse. Il est donc particulièrement méconnu. Les rares informations qui s'en échappent donnent lieu dans les médias occidentaux à des portraits souvent caricaturaux qui ne retiennent que le culte de la personnalité du Turkmenbachi et les formidables réserves de gaz dont il dispose. Pour la première fois, ce livre présente ce pays complexe, entre tradition et modernité, dans tous ses aspects: sa géographie et son histoire, sa politique et son économie, sa population et sa culture. Des mouvements d'opposition au blocage des sites internet, du zemzem, ce lézard du désert, aux öwlats, les tribus sacrées, du contenu des programmes télévisés à la cérémonie de mariage, des violences conjugales à l'internement psychiatrique forcé, du travail des enfants à la rentrée universitaire 2009, du grand jeu des gazoducs au développement surveillé du tourisme, du système agricole aux prénoms des enfants, de la fusillade de septembre 2008 au trafic de drogue, des superstitutions quotidiennes à l'alphabet, du théâtre au nomadisme en passant par la cuisine, un lac artificiel géant au milieu du désert ou la réécriture de l'histoire officielle, ce livre offre une présentation complète, claire et synthétique de la société turkmène contemporaine, avec de nombreuses informations récentes et inédites, et près de 300 photographies.