Histoire de l'abbaye de Fontevraud. Notre-Dame-des-Pleurs (1101-1793)
Melot Michel
CNRS EDITIONS
32,00 €
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EAN :9782271141750
L'abbaye de Fontevraud est exceptionnelle à plusieurs titres. Fondée par un homme, elle a accueilli essentiellement des femmes. Réunissant au départ moines et moniales de toutes conditions, aristocrates et misérables, elle a mis en péril l'ordre social. Plus grande cité monastique d'Europe au XVIIIe, elle a été transformée en prison après la Révolution. Comment expliquer le destin si singulier de ce lieu, inscrit aujourd'hui au Patrimoine mondial de l'Unesco ? En 1101, quand Robert d'Arbrissel, seul roturier parmi les fondateurs d'Ordres au XIIe ? siècle, décide de créer Fontevraud, il y organise une vie de pauvreté, de pénitence et de prière, et demande aux femmes de le gouverner. C'est donc à une abbesse, et non à un abbé, que l'on doit la règle du monastère et le contrôle du recrutement des frères. Fontevraud devient une abbaye puissante, en raison de son rapport avec Aliénor d'Aquitaine, reine de France puis d'Angleterre, son mari Henri II Plantagenêt et son fils Richard Coeur de Lion. Tous trois y reposent, dans leurs majestueux gisants. Gardant la cicatrice de la guerre de Cent Ans, elle suivit ensuite l'ascension des Bourbons. Ce livre raconte, sur près de huit siècles, l'histoire de ce monde sans extérieur dont l'organisation figure le temps qui s'y écoule heure après heure, jour après jour, mais aussi de ces hommes et ces femmes qui l'occupent et le font vivre.
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Nombre de pages
626
Date de parution
16/06/2022
Poids
784g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782271141750
Titre
Histoire de l'abbaye de Fontevraud. Notre-Dame-des-pleurs 1101-1793
Auteur
Melot Michel
Editeur
CNRS EDITIONS
Largeur
153
Poids
784
Date de parution
20220616
Nombre de pages
626,00 €
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Jadis, on comptait sept merveilles du monde. Aujourd'hui,l'Unesco en recense des milliers. D'où vient un tel essor? Ons'est longtemps fait une idée assez claire des objets àconserver. Puis l'idéologie du tout-mémoire s'est ajoutée auxpossibilités virtuelles d'une conservation intégrale pour fairedu patrimoine ce que Pierre Nora a appelé "un problèmeglobal de société et de civilisation". L'Inventaire général desmonuments et des richesses artistiques de la France, créé àl'initiative d'André Malraux et d'André Chastel en 1964, avécu quarante ans. En 2004, l'Etat en a confié la charge à sesvingt-six régions. Il a été rebaptisé pour l'occasion Inventairegénéral du patrimoine culturel. Derrière le changement denom, une véritable métamorphose s'est opérée. A cette date,avaient été enregistrés, outre 8 000 statues de la Vierge Marieet plusieurs milliers de maisons, de manoirs et de chapelles,500 hôpitaux, 400 aéroports, 180 phares, 7 raffineries depétrole et 4 centrales nucléaires, sans compter 40 000monuments "classés". Depuis lors, l'inflation des objetsretenus n'a pas cessé. Michel Melot, ancien directeur del'Inventaire, se demande si, au-delà de ce besoin desanctification laïque des biens culturels, ne se cachent pas,finalement, l'idée d'une mobilité salutaire des valeursculturelles et celle, chère à Malraux, d'un Inventaire généralouvert, à même de remettre en question les valeurs les plusconvenues.
Michel Melot, spécialiste de l'histoire de la caricature, a déjà publié de nombreux articles sur Daumier dans des revues françaises et étrangères. Né en 1943, chartiste, il a été conservateur au département des estampes et de la photographie à la Bibliothèque nationale qu'il a dirigé avant d'être directeur de la Bibliothèque publique d'information du Centre Pompidou puis président du Conseil supérieur des bibliothèques, et chargé de l'Inventaire général du patrimoine au ministère de la culture. Il est l'auteur de romans, et de plusieurs ouvrages d'histoire de l'art qui font aujourd'hui référence.
Le bibliothécaire aime les livres comme le marin aime la mer. Il n'est pas nécessairement bon nageur mais il sait naviguer. L'océan du savoir qui grise tous les savants, rend modeste le bibliothécaire. La bibliothèque est ce lieu indispensable où le savoir décante. Regardez comme cet océan furieux se calme dans la bibliothèque! Le bibliothécaire sait lire les livres sans les ouvrir. Son regard transperceles couvertures. Il visite la page de titre, l'auteur, les éditeurs, va directement au colophon, relève la date, le format,le nombre de pages, s'attarde sur la table des matières, vérifie s'il y a des index. Il évalue enfin sa robustesse et la qualité de son papier, celle de sa mise en page et de son impression.Tout est dit. Si les auteurs savaient cela, ils feraient de faux livres uniquement pour les bibliothèques.
Michel Melot a été directeur du département des estampes et de la photographie de la BNF, puis directeur de la BPI du Centre Pompidou. Il est notamment l'auteur de Livre, éditions de L'?il Neuf, L'Image dans les bibliothèques, éditions du Cercle de la librairie, et L'Illustration, histoire d'un art, éditions Skira.
Brès Anne ; Marc Claire ; Arnaud Nicolas ; Moullet
. La Terre est une planète exceptionnelle. Elle possède une atmosphère, des océans, des montagnes, des volcans mais également un champ magnétique, une tectonique, des climats variés... qui tous concourent à la rendre habitable. Ainsi, peu à peu, la vie y a émergé et a pu se maintenir malgré une histoire jalonnée de bouleversements majeurs depuis sa formation jusqu'à la crise climatique actuelle. Se maintiendra-t-elle encore longtemps ? Acteur majeur de la recherche en France, le CNRS a mobilisé chercheurs et chercheuses pour répondre à une vingtaine de questions essentielles. Ce livre nous plonge ainsi dans les entrailles de la Planète, et parfois dans son passé très lointain, mettant en lumière tant son caractère exceptionnel que sa fragilité. Sous l'apparente légèreté du graphisme, cet ouvrage couvre des enjeux fondamentaux et rend compte de ce que l'on sait vraiment, ainsi que de la façon dont ce savoir est construit.
L’effet Papillon ou ‘’ La théorie du chaos’’ est l’un des rares concepts mathématiques à être connu du grand public. Toutefois, si vous vous questionnez sur les circonstances de sa découverte ; sur ses applications au quotidien ; sur le concepts d’ « attracteur étrange » ; ou sur la manière de prévoir l’imprévisible, alors ce livre est là pour vous donner des réponses rapides et accessibles.
Depuis 80 ans, les Européens ont changé d'ère : ils construisent un nouvel Etat commun bien à eux avec leurs Etats nationaux indépendants et souverains. Cet Etat attire : depuis sa fondation par o pays en 1950, 22 pays ont souhaité y participer et l'intégrer ; un seul a souhaité, après des années de vie partagée, le quitter. Adoptant une perspective géohistorique, dans cet essai vif et documenté, Sylvain Kahn revient sur cette histoire longue des Européens d'aujourd'hui, héritiers d'Etats d'origine et de nature multiples : empires, royaumes, Cités, républiques, fédérations, territoires en butte à l'expansion de leurs voisins... L'auteur nous montre ainsi une Union qui invente une vie politique et son territoire, une sorte d'Etat qui, s'il n'a pas tous les attributs de la puissance, propose une nouvelle forme d'Etat, supranational, collectif et léger. Un Etat européen qui mutualise la souveraineté tout en favorisant la liberté de ses pays membres. Un nouvel Etat capable d'apporter, en un temps très bref, des réponses concrètes au Brexit, au Covid et à la guerre de la Russie en Ukraine.
Ce livre s'ouvre sur la décennie du Centenaire de la Révolution. Jusqu'alors, l'histoire de la Révolution avait été l'affaire de polygraphes, de romanciers ou de poètes, soucieux de faire valoir une lecture politique de l'événement. Avec la Troisième République, des historiens de métier voulurent en faire une science. Si la consolidation de la république est allée de pair avec une institutionnalisation des savoirs scientifiques sur l'époque révolutionnaire, certains historiens ne sont pas restés indifférents aux questions les plus brûlantes de leur temps. Les débats sur la "question sociale" et les origines du socialisme se trouvèrent ainsi projetés au coeur de leurs recherches, en dialogue avec des historiens de l'Empire russe qui furent les premiers à étudier le transfert massif de propriétés sous la Révolution et l'avènement de la bourgeoisie. L'auteur révèle comment la Première Guerre mondiale, puis les années d'entre-deux-guerres donnèrent une nouvelle dimension aux luttes idéologiques et historiographiques sur la Révolution, en lien avec l'histoire longue du pacifisme, du nationalisme et du communisme. Il propose une réflexion plus large sur les articulations entre le travail de l'historien et les appels du temps présent.