Anthropologie économique des Gouro de Côte d'Ivoire. De l'économie de subsistance à l'agriculture co
Meillassoux Claude
EHESS
61,00 €
Epuisé
EAN :9782713212970
On appelle Gouro les populations patrilinéaires et segmentaires installées le long de la branche ouest du V baoulé, populations qui, comme la plupart de celles situées dans la zone forestière, procèdent à la reconversion de leur agriculture vivrière en une agriculture de profit. À partir de ce cas désormais classique, l'auteur s'attache à montrer comment les rapports sociaux noués autrefois dans le cadre d'une économie d'autosubsistance, après s'être étendus à des ensembles territoriaux débordant la cellule domestique, s'altèrent ou disparaissent aux contacts successifs des peuples marchands de la savane, de la société coloniale, puis de l'économie de profit. L'unité organique de ces différents systèmes qui s'interpénètrent, s'alimentent et se détruisent mutuellement, l'incompatibilité des rapports sociaux associés à chacun d'eux et leur coexistence apparaissent à travers une étude fondée sur l'observation de six communautés villageoises, la collecte des traditions d'origine de plus de cent familles et le dépouillement des archives locales de la colonisation. L'ouvrage comprend huit cartes hors-texte au format 48 x 48 cm.
Nombre de pages
382
Date de parution
28/06/1999
Poids
1 200g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713212970
Titre
Anthropologie économique des Gouro de Côte d'Ivoire. De l'économie de subsistance à l'agriculture co
Auteur
Meillassoux Claude
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
1200
Date de parution
19990628
Nombre de pages
382,00 €
Disponibilité
Epuisé
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A Pompéi, sur une fresque illustrant l'accomplissement de tâches domestiques et artisanales, l'artiste a substitué aux vilains esclaves qui les remplissent habituellement de doux et souriants angelots. Les Pompéiens vivaient un mythe où tout leur paraissait venir du ciel en gratification naturelle et méritée de leur raffinement obtus. Comme toutes les exploitations, l'esclavage ne conduit pas qu'à l'aliénation des exploités, mais aussi à celle des exploiteurs. Il conduit à la négation de l'humanité des hommes et des femmes, à leur mépris et à la haine. Il incite au racisme, à l'arbitraire, aux sévices et aux meurtres purificateurs, armes caractéristiques des guerres de classes les plus cruelles. "
Bidet-Mordrel Annie ; Meillassoux Claude ; Seccomb
Critique " de la famille est ici à prendre au sens où Marx parle d'une critique de l'économie politique, ou encore au sens où Bourdieu propose une critique de la doxa. Des chercheurs de diverses spécialités, anthropologie, sociologie, histoire et psychanalyse, se référant ou non au marxisme, ont été sollicités pour cette enquête théorique. Leurs réponses, mises côte à côte, forment, par leur cohérence, comme les fragments d'une telle " critique ". Celle-ci vise à inscrire " la famille ", au passé et au présent, dans son histoire sociale matérielle aléatoire, celle des conditions dans lesquelles les sociétés humaines se produisent et se reproduisent, et des représentations imaginaires auxquelles elles donnent lieu. Ainsi se trouve mis à distance ce qui se donne spontanément comme un ordre naturel, chargé de la sacralité qui appartient à l'immuable.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.