
L'aube des signes. Préhistoire et naissance de l'homme
De l'homme préhistorique nous disposons d'abord de traces : ossements, empreintes, outils. Puis, on s'aperçoit que peuà peu il se met à faire signe, à vouloir dire quelque chose qui n'est plus de l'ordre de l'utilité et de l'immédiat : sépultures, dessins, sculptures... Par la création de signes, les hommes de ces temps très anciens ouvraient les horizons de leur esprit par-delà les limites que leur origine animale leur avait imposées. Ils inventaient le signe tout comme, bien antérieurement, ils avaient inventé l'outil. Celui-ci était fait pour agir sur le monde, transformer la vie de l'homme ; celui-là, pour affirmer, faire savoir, créer. L'hominisation s'achève, l'humanisation débute. Adossé aux plus récents travaux spécialisés, cet ouvrage mène une méditation attentive sur ce double processus et sur les infléchissements qui ont fait passer l'homme de l'un à l'autre. "Par quelle sorte d'arrachement, le signe, un jour, s'est-il libéré de l'utilité qui le tenait lié à elle ? Et pourquoi s'est-il libéré ? Sans doute pour rejoindre une autre sorte de nécessité. Une nécessité paradoxale, l'utilité profonde de l'inutile, de ce qui n'a point d'autre objet que de manifester la présence de la liberté humaine".
| Nombre de pages | 160 |
|---|---|
| Date de parution | 29/10/2016 |
| Poids | 213g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782895785545 |
|---|---|
| Titre | L'aube des signes. Préhistoire et naissance de l'homme |
| Auteur | Médam Alain |
| Editeur | LIBER CANADA |
| Largeur | 140 |
| Poids | 213 |
| Date de parution | 20161029 |
| Nombre de pages | 160,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Au soir venant. Vivre avant mourir
Médam AlainVivre, ce mot auquel on ne pense pas tous les jours prend une dimension particulière quand, mourir, l'autre mot auquel on se refuse de penser tous les jours, se présente à soi avec une certaine persistance. Le soir venant, veille de la nuit la plus longue...Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER18,00 €
Du même éditeur
-

Black Mirror et l'aurore numérique. Nos vies après l'humanisme
Attimonelli Claudia ; Susca VincenzoLes séries télévisées constituent depuis des années la forme privilégiée dans laquelle notre culture se projette, mais Black Mirror représente bien plus que cela : c'est un fait socioculturel emblématique du monde contemporain qui esquisse la société du futur en décrivant de manière paroxystique ce que nous vivons déjà. Voici un spectacle, un musée, une prison et un jeu vidéo où la technique, les algorithmes et les réseaux sociaux prévalent sur les individus en annihilant la rationalité sur laquelle nos sociétés se sont fondées. ? uvre totale ayant anticipé notre condition suite aux mesures adoptées pour contrer la pandémie de Covid-19, la création de Charlie Brooker explore la médiatisation de l'existence dont nous faisons l'expérience entre trolls, haters, sexting, surveillance, stories, cancel culture et analyse prédictive. S'y arrêter permet de voir notre époque comme une catastrophe et comprendre ce qui est en train de surgir des cendres de l'humanisme : l'aurore numérique.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

Au bout de mon âge... Comprendre le vieillissement, apprivoiser la mort
Lévy Joseph Josy ; Reboul HélènePsychologue, fondatrice de l'enseignement en gérontologie à l'université de Lyon 2, ex-présidente de l'Association internationale des universités du troisième âge, professeur émérite, Hélène Reboul a participé au développement des études sur le vieillissement et la mort ainsi que sur les représentations et les conduites qui leur sont rattachées. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles qui ont contribué à situer l'importance de ces dimensions constitutives de l'existence dans la conscience contemporaine. Par sa réflexion et son engagement social et spirituel, elle a su démontrer la nécessité d'associer de façon dynamique une vision universitaire à des interventions axées sur les valeurs de respect et de la qualité de vie des personnes âgées.ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,00 € -

Pour une éthique de la dissidence. Liberté de conscience, objection de conscience et désobéissance c
Durand GuyL'homme qui ne peut qu'obéir est un esclave; s'il ne peut que désobéir, il est un révolté", écrivait le psychologue Erich Fromm en 1963. "Je suis loin de dire, continue-t-il, que toute désobéissance est vertu, et toute obéissance vice. Ce serait ignorer le rapport dialectique qui existe entre l'obéissance et la désobéissance." Antigone, Socrate, Jésus, Thoreau, Tolstoï, Gandhi, Luther King, l'histoire regorge de contestataires qui ont fait avancer la civilisation. Sans compter les mouvements collectifs de dissidence: quakers, mormons, manifestants contre la guerre, contre les expériences atomiques, contre la pollution, contre la mondialisation néolibérale, etc. À partir d'un rappel de diverses manifestations d'objection de conscience et de désobéissance civile, l'auteur s'efforce de définir ces termes. Il fait surtout une analyse du phénomène d'un point de vue éthique. II s'interroge enfin sur l'attitude que devraient avoir les dissidents, mais aussi les législateurs, les tribunaux, la police, la population. En son fond, l'objection de conscience n'est pas négative; elle n'est ni abstention ni passivité; elle doit, par sa force d'interpellation, témoigner des valeurs mêmes qui sont à sa source. De dérangeur qu'il est, l'objecteur devient ainsi un éveilleur de conscience.ÉPUISÉVOIR PRODUIT16,00 € -

Ethique publique Hors-série : Qu'est-ce que l'éthique publique ?
Boisvert Yves ; Legault Georges-A ; Bégin Luc ; RoQu'est-ce donc que l'éthique publique ? La question intéresse bien sûr les praticiens de ce qu'on appelle l'éthique appliquée, ceux qui observent la vie publique et qui sont soucieux de sa qualité, les acteurs mêmes de la scène politique, mais aussi en général tous ceux qui s'inquiètent du vivre ensemble des sociétés aux systèmes moraux concurrents. Elle a permis aux collaborateurs de ce livre un retour sur le travail théorique et pratique mené depuis plusieurs années déjà qui fait apparaître avec plus de clarté les défis éthiques des sociétés contemporaines et la tâche de ceux qui veulent y faire face. L'actualité et la pertinence de l'éthique publique en sortent renforcées. La notion fait désormais décidemment partie de l'arsenal conceptuel des sciences sociales.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,00 €
De la même catégorie
-

Age de pierre, âge d'abondance. L'économie des sociétés primitives
Sahlins Marshall ; Clastres Pierre ; Jolas TinaRésumé : Qu'en est-il de l'économie dans les sociétés primitives ? A cette question fondamentale, la réponse classique de l'anthropologie économique est la suivante : l'économie archaïque est une économie de subsistance et de pauvreté, elle parvient au mieux à assurer la survie du groupe incapable de sortir du sous-développement technique. Le sauvage écrasé par son environnement écologique et sans cesse guetté par la famine et l'angoisse, telle est l'image habituellement répandue. Travestissement théorique et idéologique des faits, réplique ici tranquillement un anthropologue et économiste américain de réputation internationale. Passant des chasseurs australiens et Bochimans aux sociétés néolithiques d'agriculteurs primitifs telles qu'on pouvait encore les observer en Afrique ou en Mélanésie, au Viêt-nam ou en Amérique du Sud, relisant sans parti pris les textes connus et y ajoutant des données chiffrées, Marshall Sahlins affirme, avec autant d'esprit que d'érudition, que non seulement l'économie primitive n'est pas une économie de misère, mais qu'elle est la première et jusqu'à présent la seule société d'abondance. Comme le dit Pierre Clastres dans sa présentation : "Si l'homme primitif ne rentabilise pas son activité, c'est non pas parce qu'il ne sait pas le faire, mais parce qu'il n'en a pas envie". Tout le dossier de la question est à reprendre.EN STOCKCOMMANDER10,50 € -

Cro Magnon. Aux origines de notre humanité
Otte MarcelL'homme de Cro Magnon, découvert en 1868, est grand (1,80 m) et fort, comparé à son voisin et contemporain Neanderthal. Il possède surtout le front haut et plat du penseur, un menton saillant et volontaire. En somme, il nous ressemble dans nos meilleurs jours! Rien d'étonnant à cela: il est notre ancêtre le plus direct. Venu d'Asie voilà plus de 40 000 ans, il a conservé son âme voyageuse et fut, avant tous, le premier conquérant des Amériques. Les dernières découvertes révèlent un être sensible, à l'abord plus familier qu'on ne l'imagine et déjà organisé en société pyramidale. Son rapport à la mort gouverne son existence et son imaginaire: on lui doit les fresques gigantesques qui forcent encore notre admiration et, plus tard, les dolmens et menhirs dressés vers le cosmos. Mais Cro Magnon est aussi l'homme qui se fixe, le premier sédentaire: étape cruciale de l'histoire humaine qui le montre coupant ses liens avec la nature, pour mieux la plier à son désir. Le cousin Neanderthal n'a pas résisté à une telle emprise et la planète s'en est trouvée durablement changée. Une métamorphose propre à l'Europe et à l'origine des civilisations historiques de notre continent...EN STOCKCOMMANDER7,00 € -

La caverne originelle. Art, mythes et premières humanités
Le Quellec Jean-LoïcRésumé : Parmi les nombreuses hypothèses proposées pour expliquer l'" art des cavernes ", beaucoup ont été définitivement réfutées ; d'autres ne sont pas totalement à rejeter, même si elles ne sauraient tenir lieu d'élucidation globale. Face à ces impasses, d'aucuns considèrent qu'il est plus sage de cesser de chercher. Le pari de ce livre est plutôt de chercher ailleurs et autrement. A partir de la plus riche base de données élaborée à ce jour, recensant 452 cavités dont l'ornementation est attribuable au Paléolithique, et à l'issue d'un examen serré des analyses qui se sont succédé depuis plus d'un siècle, Jean-Loïc Le Quellec développe ici une approche entièrement nouvelle en posant la question suivante : pourquoi pénétrer dans des grottes obscures, souvent difficiles d'accès et même dangereuses, pour y réaliser des oeuvres dont la fraction la plus réaliste s'attache à représenter un très petit nombre d'espèces animales et, beaucoup moins fréquemment, des humains animalisés ou figurés de façon partielle ? Autrement dit : quelle conception de la grotte prédominait au Paléolithique, qui conduisit à y laisser de telles images ? Parcourant des voies peu empruntées par les préhistoriens et utilisant des méthodes ignorées des " pariétalistes ", l'auteur démontre qu'un grand mythe de création nourrissait l'ontologie des artistes paléolithiques : celui de l'Emergence primordiale, qui s'est répandu sur tout le globe à mesure que les Sapiens découvraient de nouveaux territoires hors d'Afrique. Un jour, dit ce mythe, des êtres chthoniens se redressèrent pour sortir de la grotte originelle, et cet acte fut rappelé et renouvelé, pendant quelques dizaines de milliers d'années, par des images rituellement tracées en d'innombrables cavernes... comme elles continuent de l'être aujourd'hui en bien des lieux du monde.EN STOCKCOMMANDER35,00 €




