Meckert "croit au théâtre" , écrit Raymond Queneau en 1949. Connu comme romancier, Jean Meckert est aussi l'auteur de plusieurs pièces de théâtre, dont la plus ancienne, Les Radis creux, date de 1943, peu de temps après la parution de son premier roman, Les Coups, salué par Gide et Queneau. La lecture-spectacle des Radis creux au Vieux-Colombier est chaleureusement applaudie, le critique Thierry Maulnier soulignant alors la "valeur dramatique incontestable" de la pièce, dont le héros, Albert, est un jeune chômeur qui vit misérablement en faisant pousser des légumes sur les tombes abandonnées d'un cimetière. Albert empêche le suicide d'une jeune fille venue se tuer sur la tombe de son amant, Madeleine, qui lui confie son désespoir mais aussi sa révolte contre la tyrannie bien pensante d'une famille de bourgeois parisiens. Si un lien semble naître entre les deux êtres que rapproche la solitude, Albert est rapidement rejeté et humilié par Madeleine, puis par sa soeur Edith : "Entre celui qui garde en lui le besoin des échanges humains, mais que la société, qui l'écrase, rejette comme un déchet, et ceux chez qui les plus grands sentiments, la pitié, la vertu, l'amour et la révolte ne sont plus que des simulacres derrière lesquels la première secousse un peu brutale fait apparaître le visage hideux des préjugés et des conventions de caste, la communication n'a pu s'établir". Montée en novembre 1951 au Théâtre de Poche, la pièce est interprétée par Sylvia Monfort dans le rôle d'Edith, Marie-France Rivière dans celui de Madeleine, Etienne Bierry dans celui d'Albert, et Marcel Cuvelier, qui a mis en scène Nous avons les mains rouges, dans celui du gardien du cimetière. Meckert voulait que son théâtre soit publié. Les éditions Joseph K. , qui ont déjà fait paraître plusieurs inédits de l'auteur, exaucent ce souhait, révélant une facette méconnue de son oeuvre, indissociable de la singularité et de "l'énergie intérieure" qui habitent ses premiers romans.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
128
Date de parution
11/01/2024
Poids
150g
Largeur
130mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782910686864
Titre
Théâtre I. Les Radis creux
Auteur
Meckert Jean ; Lhomeau Franck
Editeur
JOSEPH K
Largeur
130
Poids
150
Date de parution
20240111
Nombre de pages
128,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Dans la veine de son roman Les coups, Jean Meckert décrit dans L'homme au marteau le quotidien répétitif et étouffant d'un employé du Trésor public, Augustin Marcadet, que ne distrait pas une morne vie de famille. On est en juillet, seules varient les étapes du Tour de France. Dans un sursaut, Augustin Marcadet insulte son chef et claque la porte. Il va tenter de fuir sa condition et de se laisser aller à un éclair de passion amoureuse. Mais l'échappée est éphémère. Meckert met en scène un personnage maladroit et indéterminé, aux prises avec sa médiocrité, ses rêves, et une révolte qui, quelle qu'en soit l'issue, donne un sens à sa vie. Le style vert et imagé, âcre et rageur à l'image de la vie du protagoniste, illustre le travail d'écriture cher à l'auteur.
Movies livre la somme des scénarios des films de Gainsbourg (dont l'inédit "Colle Girl" ou encore "Black-out" jamais réalisé). Le plus surprenant est que ces textes correspondent assez peu à l'idée que l'on pouvait s'en faire par les films seuls : ils offrent en effet une réelle autonomie de l'écriture. Esquisses, reprises, différents jets ici préservés, donnent alors — chez un Gainsbourg écrivain de l'image — la vaste matière d'authentiques créations littéraires.
Rimé par leA Nordic Council Prize of Literature, le présent ouvrage propose la saga romanesque du célèbre Témujin, entré dans l'histoire - celle de l'horreur et du génie - sous le nom de Gengis Khan. Mettant en scène (jusque dans la disposition graphique du texte) la parole, en Asie, d'un narrateur du XIIIe siècle (aventurier chrétien devenu jongleur), T. A. Bringsvaerd - très au-delà du roman "historique" - compose de subtiles variations sur la figure du grand empereur mongol qui, en trente ans, étendit sa suprématie sur l'Asie, de la Chine jusqu'aux confins du Proche-Orient, fut un chef d'armée implacable, un prodigieux législateur. Avec ce livre lumineux et vif, T. A. Bringsvaerd prend place dans la lignée des grands conteurs, soulève des questions majeures de l'histoire et de la vie spirituelle orientale, signe un grand roman à la fois lyrique et primitif.