Faire l’histoire de l’art en France (1890-1950). Pratiques, écritures, enjeux
McWilliam Neil ; Passini Michela
PU STRASBOURG
26,00 €
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EAN :9791034401468
En explorant l'histoire de l'art en France de 1890 à 1950, le parcours de ses acteurs, et la diversité de ses publics, cet ouvrage révèle l'image d'une discipline en pleine transformation, expérimentant de nouvelles méthodes appliquées à de nouveaux objets. L'histoire de l'art produite en France pendant la première partie du xxe siècle est assez peu présente dans les ouvrages classiques étudiant l'évolution de la discipline. Au-delà de quelques figures pionnières, et d'oeuvres fondatrices, comme celles d'Emile Mâle ou d'Henri Focillon, la production historiographique des années 1890-1950 n'est pas réputée avoir produit de mutations décisives, ni dans la méthodologie de l'histoire de l'art, ni même dans la définition de son objet. Les années 1890-1950 sont pourtant marquées par un foisonnement intellectuel sans précédent, qui a inspiré une large gamme de publications savantes, d'ouvrages de vulgarisation et d'expositions. En explorant à la fois les modalités concrètes de cette production, le parcours de ses acteurs, les concepts fondamentaux de la discipline, et la diversité de ses publics, cet ouvrage révèle l'image d'une histoire de l'art plus ouverte, plus expérimentale, et en un mot plus moderne que celle qu'on connaissait jusqu'à présent.
Nombre de pages
459
Date de parution
28/02/2023
Poids
793g
Largeur
159mm
Plus d'informations
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EAN
9791034401468
Titre
Faire l’histoire de l’art en France (1890-1950). Pratiques, écritures, enjeux
Auteur
McWilliam Neil ; Passini Michela
Editeur
PU STRASBOURG
Largeur
159
Poids
793
Date de parution
20230228
Nombre de pages
459,00 €
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Présentation de l'éditeur Les vingt-trois essais rassemblés dans cet ouvrage examinent les discours sur l'"art social", leurs origines idéologiques, leurs tensions, ainsi que l'histoire de la notion et le rôle qu'elle a pu jouer dans les pratiques artistiques. Le désir d'intégrer les arts à une transformation radicale des rapports sociaux et économiques inspire les théoriciens politiques, les philosophes et les artistes (en fait, ceux-là bien plus que ceux-ci) depuis l'époque des jacobins jusqu'à celle des anarchistes. Une telle conception devient plus complexe sous la Troisième république où de nouvelles voix, souvent attachées au maintien des hiérarchies existantes, plaident pour une nouvelle version de l'"art social" plus à même de prendre place dans la politique artistique de l'Etat. Eminemment polysémique et mouvante, l'idée d'art social pose la question de la fonction de l'art dans une société post-révolutionnaire, industrielle et marchande, et interroge l'autonomie et l'originalité supposées de l'art. Elle a pesé d'un poids déterminant dans l'abolition des hiérarchies, l'extension du concept d'art et du développement de l'éducation populaire, dans des domaines aussi divers que la fête publique, le logement social et les arts du décor, dont le rôle parfois attribué aujourd'hui au designer porte l'héritage. Sans prétendre épuiser la question, ni céder à une vision téléologique de son évolution, les contributions au présent ouvrage permettent de replacer l'idée d'art social dans la longue durée et d'en découvrir les acteurs.
L'Action française a de multiples facettes et le maurrassisme dépasse la personne et l'oeuvre propre de Charles Maurras. Après une première série d'études sur les héritages, les milieux sociaux ou religieux, les cas régionaux et les vecteurs de diffusion du mouvement (L'Action française. Culture, société, politique, Septentrion, 2008), une deuxième rencontre a explicité les relations du doctrinaire avec ses interlocuteurs étrangers ainsi que la réception et les usages du maurrassisme hors de France (Charles Maurras et l'étranger. L'étranger et Charles Maurras, Peter Lang, 2009). Ce troisième ensemble est plus spécifiquement consacré au maurrassisme et à la culture, aux liens entre politique, philosophie et esthétique. En effet, à l'Action française, le projet culturel est central. Fondé sur un corpus d'idées puisées dans des registres variés et diffusées selon des modalités diverses, porté par des individus ou des acteurs collectifs, bénéficiant d'appuis et de relais, le maurrassisme est un objet pluriel qui relève d'une histoire à la fois politique, sociale et culturelle. Son étude requiert, comme c'est le cas ici, les analyses menées en commun par des spécialistes français et étrangers, venus de diverses disciplines. Les succès indéniables que rencontre l'Action française dans le domaine culturel conduisent à s'interroger, en retour, sur l'originalité des thèmes avancés par les maurrassiens et sur les résultats obtenus par un mouvement fondé d'abord sur le primat du politique.