Un roman palpitant, inspiré par les mystères qui entourent la mort de la princesse Diana. Août 1997. Le siècle tire à sa fin. Lady Di, accompagnée de son amant égyptien, vient passer quelques jours à Paris. On dit qu'ils seraient fiancés. On dit aussi que certains seraient prêts à tout pour mettre fin à l'imprévisible parcours de la jeune femme. En coulisses, le monde des services secrets s'agite. Tandis que le jet privé de la famille Al Fayed à bord duquel se trouve le couple s'approche de Paris, les différents éléments prennent position. Un trafiquant international, qui a des intérêts à protéger, constitue une équipe pour surveiller la princesse. John Harper, ex-membre des Services spéciaux, est recruté par Michael Bennett, son ancien employeur. Grace, qui a été sa maîtresse, complète le trio. Leur surveillance a pour cibles Henri Paul, le directeur de la sécurité du Ritz, et James Andanson, la paparazzo suprême. Cette mission classique se complique lorsque Harper pressent qu'un attentat se prépare... Chronique d'une mort annoncée dans un Paris nocturne frappé par la torpeur aoûtienne, scène tragique et crépusculaire aux décors suspendus, rarement le Glamour nous aura paru aussi glacé. Mortifère...
Nombre de pages
334
Date de parution
30/08/2007
Poids
405g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782070785605
Titre
00:23 Pont de l'Alma
Auteur
McNamee Eoin
Editeur
GALLIMARD
Largeur
155
Poids
405
Date de parution
20070830
Nombre de pages
334,00 €
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Dans Belfast moribonde où les meurtres intercommunautaires sont monnaie courante, Victor Kelly dirige un groupe d'assassins que manipule McClure, corrupteur fachoïde et marionnettiste de l'ombre, trait d'union occulte entre le gouvernement britannique, les autorités protestantes d'Ulster et la pègre chargée du sale boulot. Mais la violence politique bascule vite dans le sadisme aveugle et le justicier constitue alors une unité de tueurs fous que l'on surnomme " les hommes de la Résurrection ", " les Entre-morts ", en référence aux pourvoyeurs de cadavres d'antan qui ne reculaient pas devant le meurtre pour satisfaire leurs commanditaires des facultés de médecine écossaises. Ainsi le gothique stevensonnien refait surface en pleine guerre civile contemporaine et se mêle au mythe des gangsters américains dont se nourrissent les tueurs, comme Victor Kelly singeant Cagney, ou se rêvant Dillinger. Un style qui peu à peu vous envoûte, des phrases courtes, des images brillantes, une atmosphère qui s'assombrit, une violence abstraite de plus en plus insupportable, dans une ville où ne vivent que les bars et les maisons où attendent les femmes : Le trépasseur n'est pas un livre de plus sur les serial killers, ce n'est pas non plus un livre prétendant régler le problème irlandais. Il se borne à montrer comment on vit dans une ville soumise depuis plus de vingt ans à la guerre civile. Le trépasseur a été publié en Angleterre en 1994.
La nuit du 13 novembre 1952, Patricia Curran, fille d'un juge influent, est assassinée dans l'allée de la propriété de sa famille, située non loin de Belfast. Trente-sept coups de couteau, sans doute l'oeuvre d'un rôdeur, d'un pervers. Pour des raisons politiques, l'enquête est confiée à un enquêteur de Scotland Yard, le commissaire divisionnaire Capstick, homme à femmes, violent, et cynique. Pour faire éclater la vérité ou au contraire l'étouffer ? Puisque l'on n'a pas pu mettre le crime sur le dos d'un métèque, un homosexuel devrait pouvoir faire l'affaire. Névrosé, imaginatif, sensible, vaniteux, le jeune Ecossais Iain Hay Gordon, qui fait son service militaire dans la RAF, a le profil rêvé dont on fait les pendus... Inspiré de faits réels, c'est un roman bouleversant et sans concessions sur l'Irlande du Nord des années cinquante. Traduit de l'anglais (Irlande) par Patrice Carrer.
Né à Kilkeel, dans le County Down, en 1961, Eoin McNamee a grandi en Irlande du Nord avant de faire ses études au Trinity College de Dublin. Remarqué par la presse irlandaise pour ses premiers romans The Last of Deeds et Resurrection Man, il a été finaliste du Booker Prize pour The Blue Tango. Il vit à Sligo.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.