Mars 1991. Le Viking, une goélette appartenant à un vice-consul de France au Brésil, quitte le port colombien de Cartagena pour Belém, avec à son bord une jeune Brésilienne et deux convoyeurs aguerris, Christophe Delagneau et Frédéric Mayol. Une terrible tempête éclate au large des côtes, et le voilier sombre corps et biens : c'est du moins ce que déclarent, après quelques jours, les autorités françaises. L'enquête commence. Bientôt, un satellite américain révèle que la fameuse tempête n'a jamais eu lieu ! Le voilier est même retrouvé intact, dans un port du Nicaragua... Dès lors, Pierre Mayol et son épouse, les parents de Frédéric, Jacques Mayol, son oncle, et le père de Christophe Delagneau, se lancent avec les policiers dans une folle équipée au c'ur des Caraïbes : où sont donc les jeunes gens portés disparus ? Ont-ils été enlevés ? Exécutés dans l'enfer vert du Matto-Grosso ? Et pour quelles raisons ? Le grand doute est un livre étonnant, peuplé de trafiquants de drogue, " d'honnêtes armateurs " qui ne connaissent pas toujours le contenu des cales de leurs bateaux, de diplomates enferrés dans leurs versions officielles, de policiers acharnés à découvrir la vérité... C'est aussi le cri d'un père, une bouteille lancée à la mer par des parents dans la peine - un appel auquel, peut-être, un jour, un lecteur répondra...
Nombre de pages
361
Date de parution
10/11/1999
Poids
405g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782246577515
Titre
LE GRAND DOUTE. Disparitions aux Caraïbes
Auteur
Mayol Pierre
Editeur
GRASSET
Largeur
140
Poids
405
Date de parution
19991110
Nombre de pages
361,00 €
Disponibilité
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Qui sont les jeunes ? Qu'est-ce qui les unit ? Quelles sont leurs différences ? Comment vivent-ils en famille ? Comment voient-ils la scolarisation massive, l'enseignement supérieur, l'emploi, le chômage ? Quels sont leurs loisirs, les traits dominants de leur vie culturelle ? Ce livre résume les points forts de la vie sociale et culturelle de jeunes en France sur la période 1970-1995. Il propose en outre une interprétation de la dynamique qui anime toute la jeunesse et ne cesse de s'amplifier : la conquête de son autonomie.
Révélé au grand public par Le Grand Bleu de Luc Besson, Jacques Mayol a marqué durablement le monde de la plongée en apnée. Par-delà les records de profondeur, il a constamment recherché le moyen d'adapter la physiologie humaine à des immersions prolongées. Toute sa vie a été marquée par son goût des voyages et de l'aventure ? notamment en Italie et au Japon, où son aura était extraordinaire - , ainsi que par son amour immodéré de' la mer et surtout des dauphins, qui furent ses modèles pour ses évolutions sous-marines. Le 22 décembre 2001, à 74 ans, Jacques Mayol a mis fin à ses jours dans sa maison de l'île d'Elbe. Pierre Mayol et Patrick Mouton ont voulu raconter la vie exceptionnelle de cette personnalité hors du commun.
Dans L'invention du quotidien. Arts de faire (Folio essais No146), Michel de Certeau a étudié les ruses subtiles, les tactiques de résistance qui définissent l'art de vivre dans la société de consommation. Avec ce deuxième tome, Habiter, cuisiner, Luce Giard et Pierre Mayol développent une socio-histoire des arts de faire, à partir de "micro-histoires" qui passent de la sphère privée (faire-la-cuisine, arts de nourrir) à la sphère publique (la pratique du quartier, ici un espace ouvrier, la Croix-Rousse, à Lyon), et l'espace propre de l'habitat. De longs entretiens avec des interlocuteurs, qui sont essentiellement des femmes, permettent de suivre dans la réalité des trajectoires individuelles, à travers un montage serré d'habitudes, de contraintes et de ruses inventives nées de la circonstance. Ensemble, les deux tomes ouvrent le champ d'un "science pratique du singulier" qui s'émerveille, avec autant de respect que de tendresse, de l'inventivité des gens ordinaires, dont les manières de faire font des espaces public et privé un "lieu de vie possible".
A chaque jour son crime. Ils nous parlent, nous touchent, nous troublent, nous révèlent. J'ai voulu rassembler, sous la forme d'un almanach, ce que je sais, ce que j'ai découvert de 314 tueurs en séries, 193 autres types d'assassins et de plus de 5 700 meurtres. Serial Krimes ? Des articles de fond sur des tueurs en série français comme Landru ou Claude Lastennet, une évocation de crimes célèbres qui ont défrayé la chronique à Hollywood, l'histoire de criminels sexuels tels que Léger, Menesclou ou Soleilland, ou encore des enquêtes réalisées par des voyants. Vous lirez des reportages tirés de la presse de l'époque et le récit de certaines pratiques judiciaires oubliées. La réalité dépasse souvent la fiction, ce qui n'a pas empêché de nombreux auteurs ou scénaristes de s'inspirer des meurtres atroces que vous vous apprêtez à découvrir", S. B.
Depuis tant d'années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu'au jour où la solution se présente enfin, la, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l'enfermer dans un livre". Séduite à l'âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l'emprise que cet homme a exercée sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Au-delà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit magnifique les dérives d'une époque et la complaisance d'un milieu littéraire aveuglé par le talent et la notoriété.
Raconter René Goscinny en bande dessinée. Et lui donner la parole, au fond, pour la première fois. Tel est le projet de cet album exceptionnel. Un événement artistique. Et un livre de tendre amitié. Catel, célèbre dessinatrice, travaille depuis quatre ans, avec l'appui et l'amitié d'Anne Goscinny, à ce "Roman des Goscinny" - un roman graphique où tout est vrai. 320 pages magnifiques, en trichromie, où Catel nous raconte la vie de René Goscinny. Sa naissance, dans le Paris des années 20, au coeur d'une famille juive, exilée de Pologne et d'Ukraine. Son père, chimiste, fils de rabbin. Sa mère, née en Ukraine, ayant fuit les progroms. Son grand-père, imprimeur de journaux yiddish. Son grand-frère moqueur, Claude. L'enfance en Argentine, bientôt. Et les passions de René : le dessin, le rire, puis l'écriture. Catel nous emmène dans un voyage familial marqué par l'histoire, entre l'Amérique et l'Europe. Tandis que le jeune René cherche sa voie, lui le "paresseux contrarié" , une partie de la famille meurt dans les camps d'extermination. René part à New York, frappe à toutes les portes, dessine et vit dans la pauvreté avec sa mère. A Bruxelles puis à Paris, il trouvera peu à peu sa vocation : non pas dessiner, mais écrire, scénario, sketchs, histoires. Goscinny crée, avec Uderzo, le personnage d'Astérix, qui devient très vite célèbre dans le monde entier ; mais aussi le Petit Nicolas avec Sempé. Et il est le grand scénariste de Lucky Luke et de Iznogoud. C'est aux portes du "célèbre village gaulois" que s'arrête le premier tome du "Roman des Goscinny" : alternant avec force et tendresse des épisodes de la vie de "René" ; et ceux racontés par sa fille Anne à son amie - donnant une vérité, une drôlerie et une émotion à ce projet fondateur.
Voici Dany Laferrière dans tous ses exils. Obligé de fuir Haïti à l'âge de 23 ans sous les aboiements d'une meute de chiens, il entame une vie d'exils, de Miami à Paris en passant par le Brésil, sans avoir ajamis vraiment quitté Montréal. Après l'Autoportrait de Paris avec chat, Dany Laferrière approfondit la veine du roman dessiné et écrit à la main. L'Exil vaut le voyage offre un point de vue original sur le sentiment de l'exil : est-ce une expérience aussi terrible qu'on le dit ? En revenant sur ce qu'on croit à tort une fatalité, Dany Laferrière nous dit combien les pérégrinations obligées, si on les accueille en ouvrant les yeux et l'esprit, nous enrichissent. Quelle occasion de rencontres nouvelles, avec des écrivains, des femmes et des chats ! Le monde regorge de richesses, et ce livre nous les fait découvrir avec charme et humour, mais aussi, parfois, un lyrisme pudique : " Je viens de parler à ma mère longuement, et je dois partir sans bagage " . Si les exils ont leur part d'arrachement, ils donnent aussi à voir le monde et des mondes. De Jorge Luis Borges à Virginia Woolf, de jazzmen solitaires en cafés bondés, de l'Amérique à l'Europe, voici de fructueux exils, avec, pour compagnons de voyage, de chapitre en chapitre, les grands exilés du monde, Ovide, Mme de Staël, Graham Greene, le grand romancier cubain José Lezama Lima, et bien d'autres.