L'école, une institution conservatrice, percluse d'inégalités, impossible à réformer ? Ce livre propose une évaluation inédite de trois dispositifs parmi les plus emblématiques du modèle scolaire français : l'interdiction du voile islamique, l'inspection régulière des enseignants et le fonctionnement des classes préparatoires. La conclusion est frappante : l'interdiction du voile a coïncidé avec une amélioration des résultats des jeunes filles d'origine musulmane ; l'inspection des professeurs entraîne les progrès de leurs élèves ; le recrutement social des prépas peut être diversifié au moyen de réformes simples. En fin de compte, les principes républicains et l'action du corps enseignant dessinent une école où les destins ne sont pas fixés à l'avance. L'école bouge ! Eric Maurin est économiste et sociologue, directeur d'études à l'EHESS et professeur à l'Ecole d'économie de Paris. Il a notamment publié, au Seuil, Le Ghetto français (2005), La Peur du déclassement (2009) et La Fabrique du conformisme (2015).
Nombre de pages
92
Date de parution
02/09/2021
Poids
145g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782021486216
Titre
Trois leçons sur l'école républicaine
ISBN
2021486214
Auteur
Maurin Eric
Editeur
SEUIL
Largeur
140
Poids
145
Date de parution
20210902
Nombre de pages
92,00 €
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Cet ouvrage analyse en profondeur les grandes évolutions de la société française révélées par le dernier recensement de l'INSEE. Ce livre est destiné au grand public. Un des faits majeurs mis en lumière tient au bouleversement des conditions même d'un salarié, à la fois individualisé et déstabilisé, qui sans effacer les inégalités sociales rend plus difficile la mise en oeuvre d'une politique sociale efficace.
Les "cités sensibles" ne sont que la partie émergée d'inégalités territoriales et de discriminations urbaines infiniment plus générales. S'il est aisé de s'expliquer la formation de « ghettos pauvres » et de « ghettos riches », il est plus difficile de s'expliquer comment une société en est venue à cloisonner tous les espaces sociaux et à entretenir en son sein la guerre pour le territoire et le contrôle des positions. C'est cette France crispée, compartimentée et pour partie enfermée à l'intérieur d'elle-même que décrit Eric Maurin. Poursuivant son analyse des nouvelles inégalités, il envisage ici leur distribution sur le territoire comme un lecteur impitoyable de frontières sociales de plus en plus imperméables.
Déclassement le mot est aujourd'hui sur toutes les lèvres et sous toutes les plumes Mais, au-delà de son caractère incontournable, il recouvre deux réalités bien distinctes. La plus évidente a trait aux ruptures qui conduisent des individus à voir leur position se dégrader La deuxième est encore plus décisive: c'est la peur du déclassement. Cette angoisse sourde, qui taraude un nombre croissant de Français, repose sur la conviction que personne n'est "à l'abri", que tout un chacun risque à tout moment de perdre son emploi, son salaire, ses prérogatives, en un mot son statut. En rendant la menace plus tangible, les crises portent cette anxiété à son paroxysme. Source de concurrence généralisée et de frustrations, la peur du déclassement est en train de devenir l'énergie négative de notre société. A partir de ce constat, Eric Maurin fonde une sociologie des récessions et propose une lecture radicalement neuve de la société française, tout en aidant à repenser les conditions de sa réforme.
Résumé : L'effacement des grandes normes religieuses et politiques nourrit le mythe d'une société peuplée d'individus isolés, autonomes, indépendants les uns des autres. Ce contresens fonde une vision du progrès et de l'action publique de plus en plus centrée sur l'individu, sur l'"autoréalisation de soi", oublieuse des liens profonds que les personnes continuent d'entretenir les unes avec les autres. Ce livre montre que l'influence des autres sur la vie de chacun reste considérable. Elle continue à prendre le visage du conformisme, cette tendance à faire comme ceux dont nous voulons rester proches pour, précisément, ne pas nous retrouver coupés d'eux. Menacé par la désocialisation, l'individu contemporain est exposé comme jamais au besoin de suivre les autres, pour ne pas s'en trouver davantage éloigné. Cette "loi de grégarité" se vérifie dans la famille, mais aussi à l'école, sur les lieux de travail, dans les supermarchés ou encore dans les prisons. En envisageant les individus comme de purs atomes sans racines, les politiques contemporaines n'atteignent pas la société comme elles pensent le faire. Promouvoir la mixité sociale sans tenir compte des liens qu'elle brise peut alors s'avérer contre-productif.
Lola est une enfant de 12 ans, tuée dans d'atroces circonstances le 14 octobre 2022. Placée en garde à vue, la principale suspecte, D. B., est mise en examen pour meurtre, précédé, accompagné ou suivi d'actes de tortures ou de barbaries, et pour viol. En quelques heures à peine, ce terrible fait-divers bouleverse l'opinion publique, faisant l'objet d'un emballement médiatique inédit. La cynique récupération politique qui s'ensuit entraîne la remise en question de grands principes démocratiques, avec notamment des appels à une justice expéditive et un rétablissement de la peine de mort. Ce livre, écrit par les avocats de D. B., première femme condamnée à la perpétuité incompressible, raconte de l'intérieur les contours de cette affaire hors norme, depuis ses premiers instants jusqu'à la plaidoirie finale, en passant par le récit d'une reconstitution exceptionnelle ou la description d'une Unité pour Malades Difficiles. A partir du point de vue trop peu entendu des avocats "du Mal., La Sinistre Comédie dépeint surtout une effroyable traversée des enfers, caractérisée par l'inquiétant basculement populiste des élites médiatiques et politiques dans leur rapport à la justice et au crime. "S'il faut savoir se taire dans le respect du Droit, il ne faut pas avoir peur de parler pour le défendre. C'est la raison de ce livre."