Le gros abbé, que tous appelleront Zabé quand il aura abandonné ses fonctions ecclésiales, a élevé ses neveux, Sandrine, Jean-Philippe, Berthold le narrateur. Etrange abbé qui lit Robespierre, chante La Carmagnole, avant d'être chassé de son collège religieux et de gagner Paris où il fréquentera surtout les prostituées. Jean-Philippe est mort. Berthold se croit responsable, se sent coupable de cette mort. Sandrine, la soeur maman, a disparu. Paris des années 20. La tour Eiffel, Montmartre. Les tangos. Les bordels populaires : au son d'un piano mécanique ou d'un accordéon, des filles nues font rêver Berthold qui écrit sa vie. Caché en lui, un petit être minuscule et bavard, Coquette, commente à mesure ses pensées, ses amours et sa chute libre au plus profond du temps. Car les années passent. 1940 : les mêmes bordels populaires, interdits aux troupes d'occupation par les autorités allemandes, demeurent les seuls espaces libres de la capitale. Berthold a-t-il tué un soldat allemand ? Il ne se pardonne pas plus ce meurtre, réel ou imaginaire, que la mort de son frère. Et, après la dernière guerre, la fin de Berthold dans un asile parisien permet le temps retrouvé : "Maman, Sandrine, Coquette et moi nous n'allons plus faire qu'un." Un étrange roman, fascinant, où le réel et l'imaginaire se confondent sans cesse.
Nombre de pages
240
Date de parution
24/01/1984
Poids
285g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070700899
Titre
Zabé
Auteur
Mauriac Claude
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
285
Date de parution
19840124
Nombre de pages
240,00 €
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D'une fenêtre ouverte un soir d'été sur le carrefour de Buci (Paris, VI ? ), Bertrand Carnéjoux regarde le passé, le présent et l'avenir d'une comédie aux cent actes divers dont il est tour à tour l'acteur et le témoin. Carrefour de Buci, on souffre, on meurt depuis des siècles. On vit l'éternel recommencement de l'amour et du désir. Chaque homme, dans son agitation pathétique, est interchangeable, et pourtant unique.
Un soir d'automne, dans une maison de l'île Saint-Louis. Bertrand Carnéjoux et sa jeune femme Martine reçoivent quelques amis. Quoi de plus frivole qu'un dîner en ville ? Mais n'est-ce point pourtant l'essentiel qu'engage aussi, d'homme à homme et de femme à femme, de femme à homme et d'homme à femme, une semblable réunion où les pensées tues sont souvent exprimées d'un regard, où les corps parlent en se taisant, où les coeurs silencieusement appellent au secours ? Le dîner en ville commence lorsque les huit convives prennent place, pour s'achever au milieu d'une phrase à la minute où ils se lèvent...
Résumé : Le gros abbé, que tous appelleront Zabé quand il aura abandonné ses fonctions ecclésiales, a élevé ses neveux - Sandrine, Jean-Philippe, Berthold le narrateur. Etrange abbé qui lit Robespierre, chante La Carmagnole, avant d'être chassé de son collège religieux et de gagner Paris où il fréquentera surtout les prostituées. Jean-Philippe est mort. Berthold se croit responsable, se sent coupable de cette mort. Sandrine, la soeur maman, a disparu. Paris des années 20. La tour Eiffel, Montmartre. Les tangos. Les bordels populaires : au son d'un piano mécanique ou d'un accordéon, des filles nues font rêver Berthold qui écrit sa vie. Caché en lui, un petit être minuscule et bavard, Coquette, commente à mesure ses pensées, ses amours et sa chute libre au plus profond du temps. Car les années passent. 1940 : les mêmes bordels populaires, interdits aux troupes d'occupation par les autorités allemandes, demeurent les seuls espaces libres de la capitale. Berthold a-t-il tué un soldat allemand ? Il ne se pardonne pas plus ce meurtre, réel ou imaginaire, que la mort de son frère. Et, après la dernière guerre, la fin de Berthold dans un asile parisien permet le temps retrouvé : "Maman, Sandrine, Coquette et moi nous n'allons plus faire qu'un." Un étrange roman, fascinant, où le réel et l'imaginaire se confondent sans cesse.
Claude Mauriac rencontre André Gide en 1937. C'est, entre eux, le début d'une complicité singulière, tant littéraire que politique. Face au "contemporain capital" , ce tout jeune homme en est le premier étonné. André Gide accepte l'invitation à Malagar de François Mauriac qui, en ces heures graves de l'été 1939, donne lieu à des pages émouvantes sur les relations de ces trois hommes dont beaucoup de préoccupations sont voisines. Marcel Jouhandeau, Paul Claudel, Jean Cocteau, Roger Martin du Gard et bien d'autres sont présents dans ce journal. Entretenue durant la guerre et le début de l'Occupation par leur correspondance, l'amitié d'André Gide et de Claude Mauriac s'estompe peu à peu. Lorsqu'ils se revoient après la Libération, le charme est rompu. Tant d'années écoulées ont permis à l'auteur des Conversations avec André Gide de rétablir toutes les coupures qu'il avait cru devoir faire dans son journal de 1951. Cette nouvelle édition, notablement augmentée, réservera quelques surprises. Elle s'achève sur un entretien avec André Malraux qui salue ce portrait d'une de nos plus grands écrivains : "Vous avez su voir les expressions et les faire voir. Votre témoignage est le plus vivant de tous ; il est (j'ai assez connu Gide pour l'affirmer) le plus ressemblant. Vous mettez la couleur. Vous faites participer le lecteur à votre admiration". Ecrivain et journaliste, Claude Mauriac est l'auteur de romans dont, chez Albin Michel, Le Dîner en ville et La marquise sortit à cinq heures, et d'essais critiques, entre autres, chez le même éditeur, L'alittérature contemporaine. De son journal qu'il tient depuis l'adolescence, il a créé une oeuvre aussi particulière qu'impressionnante, Le Temps immobile, véritable monument littéraire, dont les Conversations avec André Gide furent la première pierre.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.