Le gros abbé, que tous appelleront Zabé quand il aura abandonné ses fonctions ecclésiales, a élevé ses neveux - Sandrine, Jean-Philippe, Berthold le narrateur. Etrange abbé qui lit Robespierre, chante La Carmagnole, avant d'être chassé de son collège religieux et de gagner Paris où il fréquentera surtout les prostituées. Jean-Philippe est mort. Berthold se croit responsable, se sent coupable de cette mort. Sandrine, la soeur maman, a disparu. Paris des années 20. La tour Eiffel, Montmartre. Les tangos. Les bordels populaires : au son d'un piano mécanique ou d'un accordéon, des filles nues font rêver Berthold qui écrit sa vie. Caché en lui, un petit être minuscule et bavard, Coquette, commente à mesure ses pensées, ses amours et sa chute libre au plus profond du temps. Car les années passent. 1940 : les mêmes bordels populaires, interdits aux troupes d'occupation par les autorités allemandes, demeurent les seuls espaces libres de la capitale. Berthold a-t-il tué un soldat allemand ? Il ne se pardonne pas plus ce meurtre, réel ou imaginaire, que la mort de son frère. Et, après la dernière guerre, la fin de Berthold dans un asile parisien permet le temps retrouvé : "Maman, Sandrine, Coquette et moi nous n'allons plus faire qu'un." Un étrange roman, fascinant, où le réel et l'imaginaire se confondent sans cesse.
Nombre de pages
240
Date de parution
03/12/1993
Poids
139g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070388356
Titre
Zabé
Auteur
Mauriac Claude
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
139
Date de parution
19931203
Nombre de pages
240,00 €
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D'une fenêtre ouverte un soir d'été sur le carrefour de Buci (Paris, VI ? ), Bertrand Carnéjoux regarde le passé, le présent et l'avenir d'une comédie aux cent actes divers dont il est tour à tour l'acteur et le témoin. Carrefour de Buci, on souffre, on meurt depuis des siècles. On vit l'éternel recommencement de l'amour et du désir. Chaque homme, dans son agitation pathétique, est interchangeable, et pourtant unique.
Un soir d'automne, dans une maison de l'île Saint-Louis. Bertrand Carnéjoux et sa jeune femme Martine reçoivent quelques amis. Quoi de plus frivole qu'un dîner en ville ? Mais n'est-ce point pourtant l'essentiel qu'engage aussi, d'homme à homme et de femme à femme, de femme à homme et d'homme à femme, une semblable réunion où les pensées tues sont souvent exprimées d'un regard, où les corps parlent en se taisant, où les coeurs silencieusement appellent au secours ? Le dîner en ville commence lorsque les huit convives prennent place, pour s'achever au milieu d'une phrase à la minute où ils se lèvent...
Claude Mauriac rencontre André Gide en 1937. C'est, entre eux, le début d'une complicité singulière, tant littéraire que politique. Face au "contemporain capital" , ce tout jeune homme en est le premier étonné. André Gide accepte l'invitation à Malagar de François Mauriac qui, en ces heures graves de l'été 1939, donne lieu à des pages émouvantes sur les relations de ces trois hommes dont beaucoup de préoccupations sont voisines. Marcel Jouhandeau, Paul Claudel, Jean Cocteau, Roger Martin du Gard et bien d'autres sont présents dans ce journal. Entretenue durant la guerre et le début de l'Occupation par leur correspondance, l'amitié d'André Gide et de Claude Mauriac s'estompe peu à peu. Lorsqu'ils se revoient après la Libération, le charme est rompu. Tant d'années écoulées ont permis à l'auteur des Conversations avec André Gide de rétablir toutes les coupures qu'il avait cru devoir faire dans son journal de 1951. Cette nouvelle édition, notablement augmentée, réservera quelques surprises. Elle s'achève sur un entretien avec André Malraux qui salue ce portrait d'une de nos plus grands écrivains : "Vous avez su voir les expressions et les faire voir. Votre témoignage est le plus vivant de tous ; il est (j'ai assez connu Gide pour l'affirmer) le plus ressemblant. Vous mettez la couleur. Vous faites participer le lecteur à votre admiration". Ecrivain et journaliste, Claude Mauriac est l'auteur de romans dont, chez Albin Michel, Le Dîner en ville et La marquise sortit à cinq heures, et d'essais critiques, entre autres, chez le même éditeur, L'alittérature contemporaine. De son journal qu'il tient depuis l'adolescence, il a créé une oeuvre aussi particulière qu'impressionnante, Le Temps immobile, véritable monument littéraire, dont les Conversations avec André Gide furent la première pierre.
Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lorsque j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français..."Notes Biographiques : Albert Camus naît à Mondovi, en Algérie, en 1913. Pendant la seconde guerrre mondiale, il intègre un mouvement de résistance à Paris, puis devient rédacteur en chef du journal "Combat" à la Libération. Romancier, dramaturge et essayiste, il signe notamment "L'étranger" (1942) et "La Peste" (1947), et reçoit le prix Nobel de littérature en 1957. Il meurt en 1960 dans un accident de voiture.
Vous voulez vous venger de l'avarice de votre maître ? Faites-lui croire qu'une troupe imaginaire de spadassins est à sa poursuite et que vous avez trouvé un moyen de le sauver. Prenez un sac. Mettez l'homme dans ce sac et prenez soin de bien le fermer. Promenez-le un peu sur votre dos à travers la ville. Profitez-en pour le rouer de temps à autre de coups de bâton. Mais prenez garde que votre victime ne découvre la supercherie...
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs". Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'?uvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : Vie littéraire : La naissance du conte de fées littéraire L'écrivain à sa table de travail : Du conte populaire au conte littéraire Groupement de textes thématique : Ogres et ogresses Groupement de textes stylistiques : Débuts de contes Chronologie : Perrault et son temps Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture.