PELERINS DE VIE HUMAINE. AUTOBIOGRAPHIE ET ALLEGORIE NARRATIVE
MAUPEU PHILIPPE
CHAMPION
149,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782745317896
Cet ouvrage interroge les rapports ambigus et paradoxaux que l'autobiographie a noués avec l'allégorie narrative entre 1300 et 1500. Les deux Pèlerinage de vie humaine de Guillaume de Deguileville (1330 et 1355) cristallisent les tensions suscitées par l'émergence de l'écriture de soi dans le cadre allégorique. L'indécision permanente qui entoure le statut du sujet rhétorique dans la seconde rédaction, entre figure individuelle et générique, brouille la visée du texte et les catégories formelles de l'allégorie. Cette tension se rejoue dans les textes allégoriques ultérieurs qui empruntent le modèle narratif et éthique du pèlerinage de vie humaine, du Songe du Vieil Pelerin de Philippe de Mézières au Séjour d'Honneur d'Octovien de Saint-Gelais. L'autobiographie allégorique ne trouve son équilibre qu'avec l'Advision de Christine de Pizan, dont le dispositif dialogique hérité de Boèce permet d'articuler l'expérience personnelle à une philosophie générale de l'Homme. L'étude nuance le scénario historiographique d'une 'émergence du sujet' en montrant comment l'écrivain médiéval, Thomas de Saluces ou Octovien de Saint-Gelais en particulier, s'aventure sous couvert du je sur les voies de la fiction.
Date de parution
27/05/2009
Poids
1 060g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782745317896
Titre
PELERINS DE VIE HUMAINE. AUTOBIOGRAPHIE ET ALLEGORIE NARRATIVE
Auteur
MAUPEU PHILIPPE
Editeur
CHAMPION
Largeur
150
Poids
1060
Date de parution
20090527
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Qu'elle soit peinte, graphique, photographique, filmique, l'image semble entretenir aujourd'hui des relations privilégiées avec le récit autobiographique, dont elle contribue à redéfinir les contours. Si la photographie, écrit Daniel Grojnowski, est bien "médiatrice de fable", le rapport de celle-ci à la vérité est toujours problématique, et l'on sait combien Christian Boltanski ou Sophie Calle ont joué de cette indécision. Reflet, projection ou invention de soi, l'image (photo)graphique oscille entre expérience réflexive et échappée vers la fiction. Nous proposons de ré-ouvrir ces questions dans une perspective chronologique large - du Moyen Age à nos jours - et d'explorer dans la diversité des époques, des médiums et des techniques - du journal manuscrit au cinéma - les extensions et limites du territoire autobiographique et les modalités, usages et finalités du récit-en-images de soi. A l'aune des constructions rhétoriques passées, il s'agit de penser les conditions d'un nouveau "pacte autobiographique" et d'élaborer, dans cet empire de la visibilité médiatique que nous connaissons aujourd'hui, de nouvelles (dé)constructions identitaires.
Mêlant récit romanesque et enquête historique, l'auteur raconte l'histoire d'un tableau célèbre. A la fin des années trente du Quattrocento, dans son atelier de Florence, parmi les coffres et plateaux de bois peints, Paolo di Dono, dit Paolo Uccello (" Paolo l'Oiseau ") met la dernière main au triptyque de la Bataille de San Romano, commande de Cosme de Médicis célébrant la victoire quelques années plus tôt des illustres condottieri florentins contre Sienne et ses alliés. Antonio, fils d'un boulanger du mercato vecchio, tout juste engagé par le maître, se rêve grand peintre mais est confronté à la réalité des tâches qui incombent au commis : nettoyage, confection des pinceaux, préparation de la tempera, des colles et des mordants. Au beau milieu de cette cuisine de la peinture, et dans l'ambiance à la fois laborieuse et potache de l'atelier de Paolo, le chaos de la Bataille de San Romano prend peu à peu forme aux yeux d'Antonio. Dans la forêt des piques et des lances, dans le tumulte des armes et des chevaux, se révèle l'ordre de cette " douce chose " qu'était la perspective - à ce qu'on dit - selon Paolo Uccello. Conçu comme la prédelle d'un retable perdu, ce récit à double point de fuite réunit les spéculations d'un génie mélancolique et fantasque, et l'imagination impatiente d'un enfant apprenti.
Que voit Pétrarque et que lit-il du paysage qui s'offre à lui au sommet du Mont Ventoux, le 26 avril 1336 ? Un panorama géographique qui s'étend, écrit-il, des monts du Lyonnais à la Méditerranée, ou bien le trajet d'une destinée personnelle, depuis les dix années écoulées vers un avenir incertain ? Et que raconte son ascension ? Une randonnée pédestre sur les chemins rocailleux, qui en ferait le premier alpiniste de la modernité, ou le douloureux cheminement spirituel d'un des grands allégorètes du Moyen Âge ? Cet épisode bien connu cristallise les tensions entre une saisie sensorielle et phénoménologique du monde et un ordre discursif qui s'impose à lui et le configure, tensions auxquelles est consacré cet ouvrage. Le paysage allégorique, dans la tradition occidentale, oscille entre deux pôles : un paysage mental, proprement "allégorique", qui donne le cadre nécessaire à une figuration et à un déploiement de l'idée ; et un paysage naturel - 'réel' - qui se fait miroir de l'âme, le paysage "symbolique" de la critique post-romantique. Si le premier pôle semble familier plutôt à l'époque médiévale, le second à l'âge romantique, il semble que les choses ne soient pas si tranchées comme le laisse penser le statut indécis que l'on accorde au Mont Ventoux gravi par Pétrarque, entre image mentale et pays transfiguré. Notre appréhension du monde, comme le montrent les diverses contributions réunies ici, est toujours prédéterminée et médiatisée par des cadres de pensée et des textes ; inversement, les constructions rationnelles que sont les paysages allégoriques sont traversées par l'expérience physico-sensorielle du monde.
Coincée entre des régions où les guerres perdurent, l'Afrique orientale (Kenya, Ouganda, Tanzanie) apparaît comme un havre de stabilité. Mais ces trois pays n'en sont pas moins intégrés aux structures régionales de conflits dont elles sont des parties prenantes décisives. De plus, sous leurs airs d'enfant sage de la "bonne gouvernance", les caractères et les pratiques de ces Etats évoluent. Plus que jamais, les frontières entre la sphère privée et la sphère publique se brouillent et les Etats redéploient leurs modes d'intervention et se révèlent finalement habiles à investir les interstices de l'économie internationale et à tirer avantage de certaines manifestations de la globalisation. Cet annuaire offre des clés de lecture des mutations de l'Afrique orientale en analysant la vie politique, économique et sociale de ces pays en 1998 et durant le premier semestre de 1999. Une seconde partie examine les tentatives d'intégration régionale et s'intéresse à la situation contrastée des réfugiés vivant dans cette zone. Une troisième partie présente une série d'articles sur la situation socio-politique du Kenya.