Présentation de l'éditeur En bref: De la Rome des Césars au palais de l'Élysée, petit précis de poilitique: désopilant! Excédé des railleries sur sa barbe, l'empereur Julien écrit en 363 une satire, le Misopogon, autrement dit « l'ennemi de la barbe », destinée à la population christianisée d'Antioche. Plutôt qu'une attaque frontale, Julien traite le sujet à rebrousse-poil et se moque de « ce menton de bouc, que je pourrais, je pense, rendre lisse et net, comme l’ont les jolis garçons ». Il admet que « la barbe doit être une gêne: elle interdit d’imprimer lèvres nettes sur lèvres lisses ».Au IVe siècle, la barbe d’un empereur faisait donc polémique. En d’autres temps, elle aurait eu un succès fou. La barbe est une arme politique complexe. Bien taillée et à la mode, elle est redoutable. Anachronique, elle est un fardeau.Julien, avec sa barbe en bataille, n’était pas de son temps. Il n’est pas non plus du nôtre, où le glabre et l’épilé gouvernent: nos politiques ont cessé d’être poilus. Pour autant, la barbe a-t-elle vraiment perdu sa place en politique? Est-il inenvisageable qu’un barbu accède à la présidence? Julien, longtemps surnommé l’Apostat, a des atouts pour faire une belle carrière en politique: il a intrigué les plus grands – Montaigne, Ibsen ou encore Yourcenar –, il a l’expérience de violentes attaques contre son physique et il a réfléchi à la place des poils qui poussent le visage, sur le menton et sur les joues des hommes politiques. Voilà l’occasion d’un échange foisonnant d’anecdotes piquantes, à travers les siècles, d’une discussion à laquelle participent des intervenants de tout poil.La politique de la barbe ou la barbe en politique: le matin, devant la glace, est-il raisonnable qu’un candidat à la plus haute magistrature puisse penser à autre chose qu’à la lame qui caresse sa joue? Un rasage sans concentration conduit à la balafre. Faire de la politique, c’est séduire. Le barbu peut-il séduire? Bref, faut-il être l’ennemi de la barbe en politique? Xavier Mauduit est agrégé d’histoire et docteur en histoire de l’Université Paris I – Panthéon-Sorbonne. Sa thèse sur la Maison du prince-président et la Maison de Napoléon III, empereur barbu, de 1848 à 1870, a reçu le Prix Mérimée 2013. Il est co-auteur sur France Inter de l’émission Panique au Mangin Palace – médaille d’or dans la catégorie radio « format magazine » au New York Festival 2007 – et de plusieurs autres émissions sur France Inter et sur Arte.
Nombre de pages
144
Date de parution
21/10/2014
Poids
92g
Largeur
99mm
Plus d'informations
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EAN
9782251690063
Titre
La barbe. La politique sur le fil du rasoir
Auteur
Mauduit Xavier
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
99
Poids
92
Date de parution
20141021
Nombre de pages
144,00 €
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De sa naissance en 1808 à sa mort en 1873, la vie de Louis-Napoléon Bonaparte est une épopée. Fils du roi Louis et neveu de l'empereur Napoléon, son avenir semble radieux. Exilé à la chute de l'Empire, il combat pour la liberté en Italie puis tente par deux fois de prendre le pouvoir en France, mais il est condamné à l'enfermement à perpétuité. Il s'évade et rejoint Londres où il mène une vie de dandy, sans perdre ses ambitions politiques. Après la révolution de 1848, élu au suffrage universel masculin, il devient président de la République. Un an après le coup d'Etat de 1851, il restaure l'Empire et prend le nom de Napoléon III. De 1852 à 1870, le Second Empire marque profondément la France, l'Europe et le monde, de la Chine au Mexique. C'est une défaite militaire face à la Prusse qui marque la fin d'un règne essentiel dans notre histoire, par l'image donnée au pouvoir, la " fête impériale ", et par la proposition politique originale, le césarisme, même s'il fut longtemps décrié.
Résumé : Des générations d'écoliers ont appris l'histoire de Napoléon dans les manuels d'Ernest Lavisse. Ils y ont découvert le destin d'un jeune Corse devenu l'empereur des Français, d'un gamin ambitieux qui s'impose comme l'un des plus grands chefs de guerre de tous les temps, d'un administrateur hors pair qui se révèle un tantinet roublard. Avec sérieux et avec humour, Xavier Mauduir présente la vie de Napoléon, à travers les grands moments de l'épopée et de la légende impériale. Il s'amuse de la manière dont était racontée la vie de Napoléon dans les manuels scolaires du temps passé, l'occasion d'une réflexion sur le fantasme que représente n le roman national ". L'histoire de Napoléon cuisiné à la sauce Lavisse (sans grumeaux mais avec des gros mots, dont celui de Cambronne, au moins) est une recette originale pour découvrir ou redécouvrir Napoléon et, par la même occasion, Ernest Lavisse.
Résumé : Longtemps après la chute de 1870, le souvenir du faste du Second Empire était encore vif dans les esprits, suscitant tout autant fascination et condamnation. Cette " légende noire " s'est cependant construite sur une réalité : l'importance accordée à la théâtralité du pouvoir napoléonien, gage de prospérité. Au coeur de cette mise en scène du pouvoir se trouve une institution : la Maison de Louis-Napoléon Bonaparte. A la faveur d'un formidable travail d'archives, Xavier Mauduit livre une enquête inédite sur une institution inspirée des grandes cours royales de l'Ancien Régime, mais devant répondre aux exigences d'un temps nouveau (proximité avec le peuple, ascension de la bourgeoisie, économie budgétaire). L'auteur suit pas à pas ces hommes et ces femmes, dignitaires, employés, domestiques, qui participèrent à l'effort de légitimation du pouvoir de celui qui fut premier président de la République française puis empereur. Rivalités, logiques de carrières, jusqu'aux conditions de travail, Xavier Mauduit dresse un riche tableau social de cette Maison. Mais il lui rend surtout son rôle politique : en effet, la maison de l'empereur ne fut pas seulement l'institution en charge de l'organisation des divertissements du régime, elle participa, de ce fait, à la mise en place d'une véritable politique de l'image, essentielle pour le Second Empire.
On ne compte plus les livres sur la musique qui tentent de répondre à la question de savoir comment écouter. Au coeur de celui-ci se trouve la question du pourquoi. Plus précisément, j'ai voulu, dans L'Echo du temps, inviter les lecteurs à réimaginer la présence et le pouvoir de l'art dans leur vie d'aujourd'hui. Je l'ai fait en repensant les significations potentielles de la musique classique, en interrogeant sa capacité à servir de passerelle vers les époques passées, une passerelle qui serait à même d'approfondir notre compréhension et notre sens de l'empathie et du contact ressenti avec l'Histoire. Cette histoire intègre les tragédies et les souffrances des générations précédentes, mais aussi leurs rêves de dignité et de liberté, de même que leurs espoirs d'une société juste, espoirs d'autant plus vitaux qu'ils ne se sont pas encore concrétisés. La musique ne se contente pas de "se souvenir" des moments les plus sombres de l'histoire de l'humanité ; elle peut également, en effet, servir de vecteur à des espoirs plus anciens, tout en les préservant pour un avenir indéterminé où - peut-être - l'humanité sera prête, un jour, collectivement, à entendre le message de la musique. L'art n'est-il pas, comme l'écrivit Adorno, "la promesse sans cesse repoussée du bonheur" ? Que peut recouvrir l'idée d'écouter la musique comme mémoire de la culture, et de témoigner à notre tour de l'acte de témoignage qui est à l'origine de la musique ? A une époque où disparaît la dernière génération à avoir connu les terribles drames du XXe siècle et où la connaissance et la compréhension sont progressivement remplacées par l'océan de l'information et les montagnes de données, n'est-il pas légitime de se demander comment et dans quelle mesure de nouvelles manières d'écouter pourraient nous modifier, en tant qu'individus et en tant que sociétés ? Telles sont les questions auxquelles je me suis confronté tout au long des trente années de ma vie d'auditeur, de critique, d'historien et d'écrivain. Ce livre est le fruit de cette quête incessante". Jeremy Eichler, extrait de la préface à l'édition française
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).
Pierre angulaire de la pensée antinucléaire, ce livre du grand philosophe anglais publié au plus fort de la guerre froide, a conservé toute son actualité et sa force morale. Il illustre la position d'un philosophe qui fut pleinement engagé dans son temps, pose et analyse la question cruciale de la survie de l'Humanité dans un langage rationnel et profondément humaniste. Un texte essentiel.
Voulez-vous des enfants instruits, ou des ignorants ? Question trop abrupte ? On l'a prétendu : l'important, plutôt que le savoir, n'est-ce pas l'habileté à trouver l'information ? Mais non : pour toute chose ou presque, il faut des bases, et apprendre, c'est incorporer. C'est le premier objet de ce livre. A présent et de façon générale, notre école peut-elle faire des enfants instruits ? Au vu de sa pente, on en doute. L'état du service public laisse trop à désirer. Que faire alors ? C'est le second objet de ce livre : trouver comment enrichir l'école, vite. La crise de notre système éducatif est plurielle, dans ses aspects comme dans ses causes. L'urgent n'est pas de chercher à qui la faute, mais d'aller au fond des problèmes posés. Nature et valeur de la culture à installer, rôle et statut des enseignants, place des écrans et de l'IA, relations avec les familles, destin de l'idéal républicain... En dix chapitres, ce livre qui s'adresse à tous s'attache à éclairer une série de points clés, et à définir les nouveaux équilibres dont, quoi qu'il en soit de l'état du monde, l'éducation scolaire aura besoin.