A tous ceux qui ne se résignent pas à la débâcle qui vient
Mauduit Laurent
DON QUICHOTTE
19,90 €
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EAN :9782359493115
Présentation de l'éditeur Dans l histoire de la gauche française, c est peu dire qu il y a eu des pages peu glorieuses promesses bafouées, reniements et trahisons et qu après des jours de fête et d enthousiasme, les réformes annoncées ont trop souvent été écornées. Après l espoir du changement, la « rigueur » ou la « pause » ! Et, en bout de course, l inévitable défaite...Le marasme dans lequel la France est enlisée depuis la victoire du candidat socialiste à la présidentielle de 2012 est pourtant à nul autre pareil. Jamais dans le passé, un candidat n avait caché au pays, comme s y est autorisé F. Hollande, la véritable politique qu il entendait conduire. Jamais un gouvernement de gauche n avait tourné casaque le jour même où il avait accédé au pouvoir et ne s était appliqué, dans le plus grand désordre, mais presque avec application, à désespérer chaque jour celles et ceux qui l avaient porté au pouvoir. À mettre en chantier les réformes réactionnaires concoctées par le camp d en face. Jamais, surtout, un gouvernement n avait renoncé à ce point aux valeurs fondatrices de la gauche et même de la République, acceptant qu'en son sein les campagnes xénophobes, dont l extrême droite avait autrefois le monopole, trouvent des relais.Ici, c est plus que le naufrage de la gauche qui se joue. Alors que les digues qui séparaient autrefois la droite de l extrême droite ont rompu ; alors que la gauche est elle-même contaminée par ce raz de marée de cynisme, plus qu une défaite d un parti, c est une débâcle pour le pays et pour la République qui se profile. Et, si l heure est grave, il faut explorer les voies du sursaut. Ce livre est aussi une adresse à ceux qui ne cèdent pas au désenchantement.
Nombre de pages
424
Date de parution
18/09/2014
Poids
420g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782359493115
Titre
A tous ceux qui ne se résignent pas à la débâcle qui vient
ISBN
2359493116
Auteur
Mauduit Laurent
Editeur
DON QUICHOTTE
Largeur
140
Poids
420
Date de parution
20140918
Nombre de pages
424,00 €
Disponibilité
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Eminence grise de quelques-uns des patrons français les plus connus, président du conseil de surveillance du journal Le Monde, conseiller proche et ami de Nicolas Sarkozy pour lequel il fait campagne lors de l'élection présidentielle de 2007, Alain Minc joue depuis de longues années de son influence, à la confluence des milieux financiers, de ceux des médias et de la politique. Entre OPA hostiles et tractations dans les coulisses du pouvoir et de la presse, il tire d'innombrables ficelles, dans la plupart des grandes affaires, publiques ou privées. Pratiquant un étrange mélange des genres, il est devenu, au gré des conseils qu'il prodigue, l'un des porte-drapeaux du capitalisme à la française. De Vinci jusqu'à Suez, en passant par le Club Med, les Caisses d'épargne, mais aussi Libération, Laurent Mauduit a mené l'enquête sur le " système Minc ". Enquête qui apporte des éclairages saisissants sur la normalisation économique et la banalisation éditoriale du journal Le Monde et sur quelques-uns des sérieux dysfonctionnements dont souffre notre démocratie.
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La filière laitière est à un moment clef de son histoire. Après 50 ans d'encadrement par la PAC, les quotas laitiers ont disparu. Le pouvoir politique se désengage au profit d'un encadrement économique par le marché et " l'autorégulation ". Au détriment des éleveurs et des consommateurs. Les publicités préconisant la consommation de " trois produits laitiers par jour " nous le rappellent sans cesse : " Le lait, c'est la vie ". En réalité, le lait, c'est avant tout un vaste marché et des firmes qui en profitent. Avec la fin des quotas laitiers d'avril 2015, les industriels et leurs lobbyistes ont promis un avenir radieux aux éleveurs, qu'ils ont appelés à se regrouper en grandes fermes, pour investir et produire plus. La grande distribution et les multinationales du lait ont ainsi imposé leur modèle, l'exploitation intensive, sans se soucier des nuisances environnementales ni de voir disparaître 5 000 fermes françaises chaque année. Les géants français du lait (Lactalis, Bongrain, Danone, Bel ou Senoble), imités par les mastodontes de la coopération (Sodiaal, Agrial, Lai¨ta), collectionnent les marques et impriment leurs méthodes sur la profession. L'une d'elles s'appelle " l'entente ". C'est le jeu secret des cartels constitués par les industriels pour se partager les marchés, décider des hausses de prix aux distributeurs, ou maintenir au plus bas le prix d'achat aux éleveurs, de plus en plus exsangues. Leur objectif : faire fi des petits producteurs et des consommateurs, comme des pouvoirs publics. En 2015, le prix du lait s'est finalement effondré sous l'effet de la surproduction et de " la volatilité " des cours mondiaux, entraînant grèves et blocages des travailleurs de l'agriculture. Les lobbyistes du lait, politiques, syndicalistes et industriels, rasent les murs. Le temps qu'une nouvelle vague d'éleveurs endettés mette la clef sous la porte, et que le lait reparte à la hausse. Le moment est peut-être venu de laisser les éleveurs et la société civile réinventer un modèle de développement plus équitable.
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On ne le dira jamais assez souvent ni assez fortement : les immigrants revitalisent et renouvellent l'Amérique." Lorsqu'il prononçait ces paroles, fin 2015, Obama était confronté à une arrivée massive de réfugiés d'Amérique centrale tentant d'entrer dans son pays par tous les moyens ? et aux propos xénophobes qu'ils suscitaient chez le candidat Trump et d'autres. Comme l'était en Europe François Hollande, face à l'afflux en Méditerranée des réfugiés moyen-orientaux et africains. Les Américains ont leur Trump et leur Ann Coulter, équivalents locaux des Marine le Pen et Eric Zemmour français. Mais en face, ils ont Obama, dont le discours sur l'immigration est aux antipodes de celui de Hollande et Valls. Surtout, la société civile est majoritairement convaincue que l'immigration représente la meilleure chance pour l'avenir de l'Amérique. Alors qu'en France des politiques migratoires restrictives sont prônées tant à droite qu'à gauche, aux Etats-Unis les hommes politiques comme la société civile sont radicalement divisés. D'un côté, le parti républicain et une frange activiste xénophobe mènent la bataille pour mettre fin à l'ouverture migratoire. De l'autre, une majorité des démocrates et surtout de la société civile américaine encouragent l'accueil favorable d'immigrés en qui ils voient, grâce à leur "diversité", une "chance" pour leur pays et son avenir.
Cette contestation française tient en une ligne : que la loi soit appliquée à tous, sans aucune restriction ni distinction. Ce n'est pas le cas en France. Chacun de nous est conscient que la République va mal, que l'intérêt général ne cesse d'être bafoué, que la justice est dévoyée en un instrument au service des puissants, et que nos politiques, à quelques rares exceptions près, ne s'engagent pas contre notre ennemi, la finance, mais se complaisent dans cette démocratie de basse intensité. Le peuple doit redevenir souverain. Par-delà les divergences et les différences, nous, citoyens, devons mettre ensemble un terme aux dysfonctionnements de notre société, sur la base d'un dénominateur commun que sont nos contestations compatibles, et qui convergent vers une même volonté d'obtenir davantage d'honnêteté et de justice dans la vie publique. Ce livre appelle ainsi tous ceux auprès desquels ce propos trouve un écho à se rassembler pour préparer le combat qui vient.