Cinématique des muses. Vingt égéries secrètes du cinéma
Maubreuil Ludovic
PG DE ROUX
18,00 €
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EAN :9782363713001
Les actrices de ce recueil n'ont pas été choisies au hasard, nous y avons été contraints : elles représentent précisément ce qui dans un visage, un corps, une gestuelle ou une intonation, nous émeut chez une femme au plus haut point. Le premier mouvement est donc celui de l'engouement, voire du caprice, qui a fait se profiler nettement, au coeur des films, une présence particulière. [...] Ces actrices en effet nous ont pris dans leurs rets, et c'est auprès d'Anicée Alvina, de Claude Jade ou de Mimsy Farmer que nous avons appris à connaître les femmes, leurs atermoiements comme leurs certitudes. C'est avec Tina Aumont et Catherine Spaak que nous avons commencé à tomber amoureux, puisque dans tout sport de combat qui se respecte l'art de la chute s'enseigne en premier. Nous avons suivi pas à pas les déambulations de Joanna Shimkus, les courses d'Ottavia Piccolo, les danses de Cathy Rosier. Nous avons écouté ce qu'Edith Scob susurrait, suivi les directives de Francine Bergé, respecté les choix de Jacqueline Sassard, ne sachant que trop bien qu'elles étaient successivement, ou parfois de façon simultanée, nos plus vifs regrets, nos grandes espérances, nos maîtresses de songe."
Nombre de pages
216
Date de parution
04/07/2019
Poids
232g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782363713001
Titre
Cinématique des muses. Vingt égéries secrètes du cinéma
Auteur
Maubreuil Ludovic
Editeur
PG DE ROUX
Largeur
125
Poids
232
Date de parution
20190704
Nombre de pages
216,00 €
Disponibilité
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Premier véritable essai consacré à Claude Sautet qui vient combler un manque par une lecture approfondie de l'oeuvre sous la plume passionnée et rigoureuse d'un cinéphile hors pair.
Michel Marmin s'est imposé très tôt comme l'un des meilleurs critiques de cinéma de sa génération. Ce livre d'entretiens permet de retracer son itinéraire très riche en découvertes, en rencontres et en points de vue toujours plus originaux et personnels. Après avoir été très marqué par Raoul Walsh, Fritz Lang ou Samuel Fuller, Michel Marmin fait l'expérience inédite des créations tout à fait singulières de Jean-Luc Godard puis découvre Bresson, Rohmer, Jacques Rozier ou Gérard Blain dont il devient le scénariste. Collaborateur de Pierre Schaeffer, dans les années 60, au Service de la Recherche de l'ORTF, il s'initie à la musique concrète qui représente alors l'avant-garde et devient un fervent mélomane. Egalement fou de littérature, il fera publier au Fleuve noir le Journal secret de Léo Malet. Ami d'Alain de Benoist, de Jacques Vergès, d'Alexandre Astruc ou de Jean Parvulesco, Michel Marmin relate également cinquante années d'engagement intellectuel qui le mèneront de Valeurs actuelles au Figaro et des encyclopédies Atlas à la rédaction en chef de la revue Eléments. On savourera les coups de coeur (ou de dague) aussi éclectiques qu'inattendus de cet esprit profondément artiste et libre.
Eusebès vit sur les îles des Oribes, arrachées au continent par le puissant Almonzaz de Vauvral, afin de les protéger des infâmes créatures magiques s'y trouvant. Un jour pourtant Eusebès devient l'une d'elles. Il ne lui reste plus, alors, d'autre choix que la fuite vers ce continent inconnu qu'elle craint tant.
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.
La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc. De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !" Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, explique dans ce nouveau livre pourquoi le " développement durable " est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est ici déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d'"empreinte écologique" et d'"effet-rebond". L'ouvrage contient également plusieurs textes sur le sens profond de le pensée écologiste, ainsi que sur l'idée de "valeur intrinsèque de la nature". L'auteur plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".
Roland Jaccard raffole des cinéphiles, l'étant lui-même jusqu'au bout des ongles. Le problème est qu'il aime encore plus John Wayne, l'homme à abattre, jugé coupable de nombreux crimes par les petits censeurs de la bien-pensance anti-Trump. Réac, raciste, génocidaire... on ne compte plus les coups bas que dirige en permanence la charge de la grosse cavalerie idéologique contre le dernier des géants. Heureusement Roland Jaccard dégaine plus vite qu'eux et ne rate jamais sa cible. Et c'est une belle leçon de western - transposé à notre époque démissionnaire - qu'il va leur donner : celle qui sonne tôt ou tard le cinglant retour à la réalité et au savoir-vivre. On retrouvera ici toute l'insolence et l'acuité inimitables de Roland Jaccard.
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...