Histoire de l'Anjou. Tome 2, L'Anjou des Princes (fin IXe-XVe siècle)
Matz Jean-Michel ; Tonnerre Noël-Yves
PICARD
34,50 €
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EAN :9782708410237
Etonnant destin que celui des princes angevins. De la fin du IXe siècle à la fin du XVe siècle, l'Anjou a été gouverné par des comtes ou des ducs, des "princes" (Ingelgériens, Plantagenêts, Capétiens, Valois) dont la puissance dépasse ou affronte parfois celle du roi de France, et dont le mode de vie et l'entourage laïque ou clérical participent brillamment à la culture intellectuelle et artistique du temps. Ces princes construisent des assemblages territoriaux qui dépassent largement l'Anjou au sens strict et débordent plusieurs fois de l'espace français, vers l'Angleterre ou l'Italie. Cette histoire politique, réduite longtemps aux récits d'expéditions conquérantes et d'alliances matrimoniales habiles, est ici largement renouvelée par les recherches récentes sur les formes et les agents du pouvoir angevin et ses moyens d'intervention. Elle ne constitue pas le seul apport de cet ouvrage. Première synthèse attendue sur l'Anjou au Moyen Age, elle cherche à proposer une histoire totale. Les cadres de la société ? châtelains, évêques, moines ? sont décrits, tout comme la vie des paysans. La mise en valeur du territoire, les défrichements, la création des paroisses (ancêtres de nos communes), la construction des bourgs, le développement des villes sont abordés longuement grâce aux nombreuses sources écrites conservées et aux apports de l'archéologie du bâti, du sol et du paysage. L'ouvrage propose également une nouvelle lecture de l'histoire religieuse et culturelle de l'ancien Anjou. Ce tome II de l'Histoire de l'Anjou décrit, dans le cadre de cette province, un Moyen Age bien loin des clichés qui traînent encore.
Nombre de pages
408
Date de parution
05/04/2017
Poids
809g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782708410237
Titre
Histoire de l'Anjou. Tome 2, L'Anjou des Princes (fin IXe-XVe siècle)
Auteur
Matz Jean-Michel ; Tonnerre Noël-Yves
Editeur
PICARD
Largeur
161
Poids
809
Date de parution
20170405
Nombre de pages
408,00 €
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A l'occasion du sixième centenaire de sa naissance en 1409, il a semblé opportun de jeter un regard renouvelé sur René d'Anjou (mort en 1480), un des grands princes de la Renaissance, à l'aune des questionnements les plus récents de l'histoire politique. En effet, la bibliographie sur ce personnage est déjà considérable, mais elle a surtout privilégié la figure du mécène épris des arts ou, dans une perspective assez éloignée de l'histoire, le prince débonnaire, attentif au bonheur de ses peuples, le "bon roi René". Le colloque (Angers, 2009), dont est tiré le présent ouvrage, a choisi de confronter René aux problématiques qui ont bouleversé récemment l'histoire politique de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance, notamment autour de la question de la genèse de l'Etat moderne. Ce prince était en effet à la tête de différentes entités politiques complexes et hétérogènes (Anjou, Provence, Lorraine et Bar, Naples...), disposant de traditions politiques fort différentes: nécessairement, elles ne pouvaient être gouvernées selon les mêmes modalités, d'autant que la conjoncture politique était pour le moins délicate. Le rapport de René à ses territoires et à ses sujets est donc crucial à appréhender, puisqu'il conditionne son rôle sur l'échiquier politique français et sa crédibilité internationale. Afin de retrouver un rayonnement européen qui le rende capable de rivaliser avec les grands États de son temps, René d'Anjou devait au préalable pacifier ses territoires et les gouverner avec efficacité. Les actes du colloque d'Angers abordent successivement quatre thèmes: la prise et l'exercice du pouvoir; l'Etat princier, ses lieux, ses institutions et son personnel; la place de René d'Anjou dans l'histoire de la France et ses ambitions lointaines, toutes contrariées; enfin, l'articulation entre culture, pouvoir et gouvernement.
Il est, dans l'histoire, des personnages insubmersibles. Le temps, ni les modes, ni le scalpel de la critique ou les lauriers de la louange, ne les font disparaître. René d'Anjou semble être de ceux-là. Sa vie ne fut pas plus mouvementée, sa cour plus brillante, sa descendance plus nombreuse ou ses conquêtes plus durables que celles d'autres princes de son temps. Pourtant, il a su, depuis plus de cinq siècles, occuper l'imaginaire du populaire comme du savant, et susciter chez le premier un courant continu de sympathie alors que le second s'employait résolument à le renvoyer au second rang, à la place plus modeste que lui attribue l'Histoire. A l'occasion du 600e anniversaire de sa naissance, cet ouvrage vient redonner sa juste place à un prince par trop méconnu. Biographie de l'auteur Noël Coulet est professeur émérite à l'université de Provence; Amedeo Feniello est professeur à l'Istituto storico italiano per il Medioevo à Rome; Alain Girardot est professeur d'histoire du Moyen Âge à l'université de Metz; Jean-Michel Matz est professeur d'histoire du Moyen Âge à l'université d'Angers; Nelly Labère est maître de conférences de langue et littérature médiévales à l'université Bordeaux-III; Thierry Pécout est maître de conférences d'histoire du Moyen Âge à l'université de Provence; Françoise Robin est professeur d'histoire de l'art médiéval à l'université Paul-Valéry-Montpellier-III; Claude Roux est chercheur associé UMR TELEMME à Aix-en-Provence; Élisabeth Verry est directrice des archives départementales de Maine-et-Loire.
Hébert Michel ; Matz Jean-Michel ; Coulet Noël ; G
Moine bénédictin puis abbé de Saint-Vaast d'Arras, nommé évêque de Chartres par le pape Clément VII en 1380, Jean Le Fèvre reçoit l'office de chancelier de Louis Ier d'Anjou en février 1381, une charge qu'il conserve après la mort de celui-ci (en 1384) auprès de sa veuve Marie de Blois et de son fils Louis II, jusqu'à sa propre mort survenue à Avignon en janvier 1390. Au cours de ces années, de 1381 à 1388, il tient un journal dans lequel il consigne au jour le jour des notes détaillées sur ses activités et ses interlocuteurs ainsi que la liste des actes (près de 3 200) que, en raison de son office, il revêt du sceau princier. Par ses fonctions, Jean Le Fèvre se trouve au coeur de la vie politique de la Chrétienté occidentale au cours des années 1380. Son journal est riche de détails sur les évènements qui touchent la cour de France et celle du pape Clément VII à Avignon ainsi que sur la reprise en main difficile du comté de Provence et du royaume de Naples par les princes de la seconde maison d'Anjou. Ni chronique raisonnée, ni ouvrage d'histoire, le Journal rassemble, sous une forme tout à fait originale, les notes prises par cet acteur engagé qui est aussi un excellent témoin des grands bouleversements de son temps.
Résumé : Durant les onze siècles qui correspondent à la période médiévale, l'histoire de l'Eglise est indissociable de celle de la société. Au sens étymologique, le terme "Eglise" désigne en effet l'assemblée des chrétiens, et toutes les sociétés occidentales du Moyen Age se définissent comme chrétiennes. Ecrire l'histoire de l'Eglise au Moyen Age consiste à décrire la manière dont les sociétés occidentales se sont construites et développées dans la perspective d'une chrétienté universelle. Il s'agit aussi de s'interroger sur ce que signifie concrètement l'appartenance à cette chrétienté pour les hommes et les femmes de ce temps.
Les cahiers archéologiques forment des recueils d'études et publient des recherches originales sur l'art et l'archéologie des derniers siècles de l'Antiquité au Moyen Age.