On ne raconte pas Melmoth : on ne raconte pas un labyrinthe. Construit en abîme selon un vertigineux emboîtage de récits, il brosse avec fureur, six cents pages durant, la vie d'un « héros » possédé par le mal, pour qui le temps n'existe pas. On en sort sans voix. Roman, mais aussi bien recueil kaléidoscopique de fictions savamment mêlées, le livre nous entraîne en divers pays à diverses époques - en particulier dans l'Espagne de l'Inquisition, dont le révérend Maturin laisse un portrait terrifiant qu'auraient pu signer Sade ou Goya. Toujours le lecteur se trouve pris au dépourvu, dans les lacs d'un imaginaire où l'on ne peut que perdre pied, chaque chapitre creusant un peu plus l'escalier de l'enfer. Mais laissons parler quelques lecteurs... André Breton : « Le génie de Maturin est de s'être haussé au seul thème qui fût à la mesure des très grands moyens dont il disposait : le don des noirs à jamais les plus profonds, qui sont aussi ceux qui permettent les plus éblouissantes réserves de lumière. Il tenait l'éclairage voulu pour appeler à s'y inscrire le problème des problèmes, celui du mal. » Et Baudelaire : « Maturin dans le roman (...) Poe dans la poésie et dans le récit analytique (...) ont projeté des rayons splendides, éblouissants, sur le Lucifer latent qui est installé dans tout coeur humain. Je veux dire que l'art moderne a une tendance essentiellement démoniaque. » (L'Art romantique). Ajoutons que notre siècle, en ses couleurs cruelles, n'a fait qu'ajouter un peu d'actualité encore à cette oeuvre terrible - nous voulons dire terriblement humaine. Le noir, c'est connu, ne se démode jamais. Melmoth, chef-d'oeuvre absolu du roman noir pour la première fois en « poche » dans sa version authentique. Un concentré couleur de nuit, qui fascina Balzac, Baudelaire, Lautréamont, Oscar Wilde, Artaud, Breton - et qui ne demande qu'à faire de nouvelles victimes.
Nombre de pages
614
Date de parution
04/11/1998
Poids
488g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782859405533
Titre
Melmoth. L'homme errant
Auteur
Maturin Charles Robert
Editeur
LIBRETTO
Largeur
120
Poids
488
Date de parution
19981104
Nombre de pages
614,00 €
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Si Melmoth valut au révérend Maturin sa gloire et son surnom, " l'Arioste du crime ", et fascina des générations de lecteurs et d'auteurs (de Balzac à Eugène Sue, de Baudelaire à Breton), on s'étonne que Fatale Vengeance n'ait connu d'emblée une même destinée. Walter Scott en premier vanta sa puissance d'imagination peu commune dans la vague frénétique qui submergeait alors l'Angleterre. Maturin ne cherche pas à écrire un roman à sensations de plus où s'accumulent gratuitement les horreurs, il veut illustrer notre comportement instinctif, les impulsions et motivations secrètes des labyrinthes de la conscience. Le meilleur spécialiste du gothique en France, Maurice Lévy considère qu'il n'est pas d'histoires gothiques offrant une synthèse plus parfaite du genre tant dans les thèmes, les procédés techniques que par la qualité de son ton et de son écriture rare dans un roman de terreur. La scène est en Italie, au château de Muralto, près de Naples. Sur la foi des accusations perfides d'un frère dénué de scrupules, le comte Orazio a jadis été conduit au meurtre et au désespoir : il a fait assassiner Verdoni, l'amant supposé de sa femme, Erminia. Il apprend plus tard - trop tard ! - que cette dernière, morte de chagrin, était parfaitement innocente. Il s'éloigne alors du théâtre de ses infortunes, échappe aux spadassins que son frère, usurpateur de son titre, a mis à ses trousses, et médite à son égard une vengeance qu'il veut à la mesure du forfait. C'est cette vengeance qui fait l'objet du roman.
Lorsque John Melmoth se rend au chevet de son oncle malade, il est loin de se douter que son existence va s'en trouver bouleversée. Avant de mourir, celui-ci exprime une dernière volonté pour le moins étrange : détruire un portrait vieux de cent cinquante ans représentant un jeune homme au regard troublant. Depuis, une foule de choses effrayantes ne cesse de perturber le quotidien de John. Et si l'homme du portrait était toujours vivant ? Et s'il était l'incarnation du Mal ? Roman labyrinthique, classique impérissable paru en 1820, Melmoth fascina Lautréamont, Antonin Artaud, André Breton mais aussi Balzac ¿ qui en écrivit une suite en 1835 sous le titre Melmoth réconcilié ¿, et Baudelaire, qui rêvait de le traduire.
Maturin Charles Robert ; Le Fanu Joseph Sheridan ;
Les trois textes présentés ici sont dûs aux pères fondateurs du fantastique irlandais. Le premier est tiré du dernier roman de Charles Robert Maturin, Les Albigeois (1824) ; le second reprend la trilogie des Histoires de fantômes de Chapelizod (1851) de Sheridan Le Fanu ; le dernier, le plus étonnant, comprend les six premiers chapitres du Mystère de la mer (1902) de "Bram" Stoker, récit complet qui peut être facilement isolé du reste de l'oeuvre. Si les Histoires de fantômes de Chapelizod constituent une chronique de la petite cité irlandaise, les deux autres textes sont inclus dans de gros romans auxquels ils donnent une coloration particulière, sur le modèle du Manuscrit trouvé à Saragosse de Jean Potocki. Ils ont été réunis en raison de leur point commun : l'évocation d'une vision surnaturelle, d'une sorte d'hallucination qui déstabilise les certitudes et fait basculer la narration vers le fantastique. Dans tous les cas, l'inspiration "gothique" - celle qui a donné Melmoth, Carmilla et Dracula - et le substrat légendaire viennent au secours de la trame historique pour lui donner cette étrangeté que, depuis Walpole, avec Ann Radcliffe ou même Walter Scott, les auteurs associent à la recréation du passé. Ils sont conscients d'écrire des histoires qui feront frissonner dans la quiétude du confort domestique, des histoires qui sont associées à la tempête, celle qui fait rage en dehors des murs, comme celle qui règne à l'intérieur des âmes.
Manuel, vingt ans, croit perdre la vie en perdant son ami Gregorio, qui s'est tiré une balle dans la tête. Un ami ? Bien plus que cela : les deux garçons s'étaient fait tatouer ? avec la même aiguille - un bison sur le bras gauche. Un pacte de sang qui n'avait pas tardé à devenir un pacte de domination, tant Gregorio, sorte de Stavroguine latino, exerce d'emprise sur son entourage. Ce " maître " fêlé, dévoré d'obsessions morbides, destructeur, provocant, retors, et son disciple - moins innocent et moins soumis qu'il ne le croit ? avaient en effet beaucoup partagé... en particulier les faveurs de la très trouble et très troublante Tania, experte en l'art de rendre l'autre fou. Il est des morts qui ont la vie dure. Certains même ne renoncent jamais ? fût-ce six pieds sous terre ? à méchamment sévir. Mais n'est-ce pas aussi que les pires d'entre eux, secrètement, nous manquent ?
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Janina Doucheyko vit seule dans un petit hameau au c?ur des Sudètes. Ingénieur à la retraite, elle se passionne pour la nature, l'astrologie et l'?uvre de William Blake. Un matin, elle retrouve un de ses voisins mort dans sa cuisine, étouffé par un petit os. C'est le début d'une longue série de crimes mystérieux sur les lieux desquels on retrouve des traces animales. La police enquête. Les victimes avaient toutes pour la chasse une passion dévorante. Quand Janina Doucheyko s'efforce d'exposer sa théorie sur la question, tout le monde la prend pour une folle... Car comment imaginer qu'il puisse s'agir d'une vengeance des animaux?4e de couverture : Janina Doucheyko vit seule dans un petit hameau au c?ur des Sudètes. Ingénieur à la retraite, elle se passionne pour la nature, l'astrologie et l'?uvre de William Blake. Un matin, elle retrouve un de ses voisins mort dans sa cuisine, étouffé par un petit os. C'est le début d'une longue série de crimes mystérieux sur les lieux desquels on retrouve des traces animales. La police enquête. Les victimes avaient toutes pour la chasse une passion dévorante. Quand Janina Doucheyko s'efforce d'exposer sa théorie sur la question, tout le monde la prend pour une folle... Car comment imaginer qu'il puisse s'agir d'une vengeance des animaux?Notes Biographiques : Olga Tokarczuk a reçu le prix Niké (équivalent polonais du Goncourt) en 2008 pour Les Pérégrins et en 2012 pour Les Livres de Jakób. Elle a également reçu le Man Booker International Prize 2018 pour la traduction anglaise de son roman Les Pérégrins. Née en 1962, elle a étudié la psychologie à l'Université de Varsovie. Romancière la plus célèbre de sa génération, elle est l'auteur polonais contemporain le plus traduit dans le monde. Six de ses livres ont été publiés en France : Dieu, le temps les hommes et les anges ; Maison de jour, maison de nuit (Robert Laffont, 1998 et 2001), Récits ultimes (Noir sur Blanc, 2007), Les Pérégrins (Noir sur Blanc, 2010), Sur les ossements des morts (Noir sur Blanc, 2012) et Les Livres de Jakób (Noir sur Blanc, 2018).
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