978, ce sont les premiers chiffres du barcode d'un livre ; 9, 7, 8... le compte à rebours erratique d'une explosion primordiale, qui survient quand elle veut et surviendra encore. Pascal Matthey a travaillé à la réalisation de 978 pendant près de dix ans, à une époque où les inquiétudes liées à la surpoduction de livres étaient encore réthoriques. 978 est entièrement composé à partir de catalogues, d'affiches, d'imprimés promotionnels d'éditeurs de bandes dessinées. Ces images déclassées, souvent directement vouées aux déchetteries, Matthey les a méticuleusement atomisées, chirurgicalement décomposées, réordonnées, cut&pastées sur papier, aux ciseaux et à la colle. 978 est une synthèse, un pot-pourri de bande dessinée : une suite de cases avec des formes, des couleurs et du rythme, un magma devenu visible sans pétrification, un magma lisible, le chaos livré absolument. 978 transforme le champ de la bande dessinée. Il en fait d'abord un compost, un terreau, le matériau même de la création. Il en produit de nouvelles formes et une nouvelle lisibilité, une narration non pas abstraite, mais concrète. 978 appartient donc bien au genre bande dessinée. Il raconte même une histoire, mais de celles qui ne se résument pas.
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Nombre de pages
48
Date de parution
20/06/2013
Poids
530g
Largeur
217mm
Plus d'informations
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EAN
9782930356945
Titre
978 (neuf sept huit)
Auteur
Matthey Pascal
Editeur
5EME COUCHE
Largeur
217
Poids
530
Date de parution
20130620
Nombre de pages
48,00 €
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Chaque soir avant de s'endormir, le petit Pascal fait une prière en compagnie de sa famille où il confie ses craintes et ses espérances. Lorsqu'il se retrouve seul pourtant, il prie encore une fois, afin de chuchoter ce qu'il n'ose pas dire tout haut: il a peur de la mort.Pascal est enfoncé est un récit muet d'inspiration autobiographique sous le trait d'un dessin délicat. Par petits détails et différentes anecdotes, le récit se développe et une évidence gagne l'esprit du petit personnage: ce sont des adultes qui écrivent les bandes dessinées pour enfants et le monde est plus compliqué qu'il n'y paraît.Après «le verre de lait», «Pascal est enfoncé» est le deuxième album de Pascal Matthey chez l'employé du Moi, ou comment un gag obscur de Boule et Bill et le décès d'un ami nous dessinent l'enfance en creux.
Sous-Naturel est un livre de Messieurs Delmotte, tel un livre cartonné pour enfants, sorte de livre-jouet sans objet, pour adultes de 0 à 109 ans. Pour Messieurs Delmotte, l'image, tout comme le jeu, le discours, la performance, serait toujours sous-naturelle, c'est-à-dire, en dessous des lois communes de la nature. C'est pourquoi Sous-Naturel est un imagier imparfait comptant près de 25 photos-prestations qu'on peut compléter, sans jamais les épuiser. Messieurs Delmotte y exécute, en costume trois pièces distingué, des gestes communs, en dehors des protocoles attendus. Messieurs Delmotte se prononce par le simple fait que la photographie n'est pas réelle, n'est pas le réel non plus - Toute image est toujours Sous-Naturelle.
Paris Sylvain ; Löwenthal Xavier ; La Croix Arnaud
Résumé : Les aventures de Tintin constituent une oeuvre ouverte, au sens où l'entendait le sémioticien (et romancier) Umberto Eco. Soit une oeuvre qui existe par l'action du lecteur, ce mouvement interprétatif sans fin, puisque repris à chaque lecture. Cette lecture-ci, qui apparente l'oeuvre hergéenne à un simulacre digne des analyses du sociologue Baudrillard (ou de son maître Guy Debord, auteur de "La Société du spectacle"), est tout aussi légitime que celle, récente, de cet amateur de psychanalyse et de langue des oiseaux, qui, à la manière de Lacan, lit dans Tintin l'odyssée initiatique d'un adolescent bruxellois violé à différentes reprises par le frère de sa mère. Un autre essai a fait de Tintin la créature, l'homoncule né dans le laboratoire d'un alchimiste passionné, son existence durant, d'occultisme : approche non moins légitime. Que ce Tintin-ci, parti du géant Kubrick, s'achève chez le plagiaire Rodier, talentueux turluron, voilà qui relève de cet art de l'ironie que pratique volontiers l'auteur. Un art digne de cette vision carnavalesque du monde qu'avait fini par développer Georges Remi lui-même, aventurier du trait et de l'esprit au bout du compte passablement désabusé, revenu de tout... Mais pas de la lune où son héros n'aurait, on le sait désormais, pas même posé le pied. La lucidité est à ce prix, elle mène à ce savoir terrible selon lequel les conspirations les plus complexes, les complots les plus sophistiqués ne débouchent ultimement que sur le vide intersidéral, cet espace sidérant où le malheureux Frank Wolff, autre Major Tom, est condamné à errer pour l'éternité.
L'univers de François Burland est à l'image d'un grand bazar. On y trouve toutes sortes d'oeuvres : papiers recyclés, collés, peints ou gravés, broderies qui s'affichent comme des dessins colorés, sculptures ou jouets bricolés aux échelles brouillées. Le tout s'affranchissant des contraintes esthétiques pour permettre le jeu libre des formes et la magie du désordre. Ces authentiques créations ont de quoi surprendre. Elles mêlent des représentations vernaculaires à des images plus universelles qui s'associent au verbe, selon une propre logique. Ces oeuvres possèdent donc un mot d'ordre : le slogan ou mieux une parole qui attrape. A l'origine, dans l'ancienne Ecosse, le slogan signifiait le cri de guerre d'un clan. Aujourd'hui il est devenu une forme privilégiée de la communication de masse tant publicitaire que politique ou culturelle et fait partie intégrante de notre environnement. Chez François Burland, le slogan est tout cela à la fois, un alliage qui réunit le proverbe, la devise, la sentence et le cri de la foule. Il accroche, il rallie, il dicte. Il est certes un acte verbal mais sa lecture reste inséparable de sa forme plastique. Aussi pour comprendre l'esprit libertaire de cet artiste et sa capacité à être dans une attitude active et non soumise, il faut envisager la lecture de son oeuvre sous le signe de la résistance. "Créer c'est résister" pense Gilles Deleuze, qui établit "une affinité fondamentale entre l'oeuvre d'art et l'acte de résistance" . Il précise : "résiste à la mort soit sous la forme d'une oeuvre d'art, soit sous la forme d'une lutte des hommes". François Burland l'artiste est-il un rescapé ? Son histoire, ses années en marge de la société, sa rencontre avec le Sahara et son itinéraire artistique le font tout simplement naître. "J'ai commencé à faire de la peinture pour échapper à la vie. Au bout du compte c'est elle qui m'a ramené à la vie... " Il peut prétendre à l'art.
Dans ce cinquième et ultime volume, nous suivons les péripéties de M. Espoir, personnage atypique niché dans un coin de campagne finnoise. Les précédents volumes nous avaient présenté un personnage, coupé du monde, qui évoluait dans un quotidien aux limites de la mélancolie quand il n'était pas aux prises avec ses démons et ses fantasmes. Comme à l'habitude, le récit fonctionne comme une machine philosophique et métaphysique sans perdre sa dimension sensible. Ce dernier tome est l'occasion de se replonger dans la biographie de M. Espoir, son enfance, ses rêves de jeunesse, sa vie de couple... Pour ce rendre compte que rien ne vaut l'instant présent. Une façon de clôturer le grand cycle de M. Espoir sur une note résolument joyeuse.