
Richard Sorge, un espion parfait. Le maître agent de Staline
Né d'un père allemand et d'une mère russe, Richard Sorge (1895-1944) se rallie à la révolution soviétique de 1917, décidant d'y consacrer sa vie et scellant ainsi son destin. Brillant, méthodique, créatif, il enchaîne les voyages et les postes clandestins : Danemark, Suède, Angleterre, Chine, Allemagne nazie (il adhère au NSDAP ! ), enfin - et surtout - Japon, où il accumule les renseignements sur la pénétration japonaise en Chine, la préparation de Pearl Harbor et particulièrement les projets d'invasion de l'URSS par le IIIe Reich. Sorge a réformé en profondeur l'art de l'espionnage, constituant un réseau varié, mais parfaitement étanche, lui permettant de voir et savoir sans être vu... jusqu'à son arrestation tardive fin 1941. Homme à femmes, sociable, doté d'un vaste réseau d'amis et d'une culture encyclopédique, utilisant des couvertures parfaites, il fait figure de mythe dans le petit monde des hommes de l'ombre. Une biographie percutante. Historia. Traduit de l'anglais par Martine Devillers-Argouarc'h.
| EAN | 9782253182993 |
|---|---|
| Titre | Richard Sorge, un espion parfait. Le maître agent de Staline |
| Auteur | Matthews Owen ; Devillers-Argouarc'h Martine |
| Editeur | LGF |
| Largeur | 110 |
| Poids | 350 |
| Date de parution | 20230222 |
| Nombre de pages | 712,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Un espion parfait. Le maître agent de Staline
Matthews Owen ; Devillers-Argouarc'h MartineRésumé : La vie de Richard Sorge (1895-1944) est un roman vrai. Né d'un père allemand et d'une mère russe, il se rallie à la révolution soviétique de 1917, décidant d'y consacrer sa vie et scellant ainsi son destin. Brillant, méthodique, créatif, il enchaîne les voyages et les postes clandestins : Danemark, Suède, Angleterre, Chine, Allemagne nazie (il adhère au NSDAP ! ) ; enfin ? et surtout ? Japon, où il accumule les renseignements sur la pénétration japonaise en Chine, la préparation de Pearl Harbor et particulièrement les projets d'invasion de l'URSS par le IIIe Reich. C'est notamment lui qui informe Staline du projet Barbarossa, mais le " tsar rouge " refusera de l'écouter. Sorge a réformé en profondeur l'art de l'espionnage, constituant un réseau varié, mais parfaitement étanche, lui permettant de voir et savoir sans être vu... jusqu'à son arrestation tardive fin 1941. Homme à femmes, sociable, doté d'un vaste réseau d'amis et d'une culture encyclopédique, utilisant des couvertures parfaites, il fait figure de mythe dans le petit monde des hommes de l'ombre. Pour raconter cette vie sans pareille, et découvrir l'homme derrière la légende, il fallait un historien et un écrivain d'envergure, parfait connaisseur du monde russe de surcroît. Owen Matthews a relevé le gant avec superbe, offrant une biographie percutante qui restera par la richesse de ses révélations, puisées dans les archives soviétiques, et la maestria de son écriture.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER24,00 € -

Nicolaï Rezanov. Le rêve d'une amérique russe
Matthews Owen ; Boudard BrunoA l'aube du XIXe siècle, deux empires se rejoignent aux confins du Nouveau Monde : l'Espagne, qui était le maître en déclin de la plupart des Amériques, et la Russie, sortie de son sommeil pour conquérir la côte nord-ouest du Pacifique, le seul territoire intouché par l'âge d'or de l'exploration. Un aristocrate de la cour de la Grande Catherine incarnera ce rêve d'une Amérique russe : Nikolaï Rezanov, aventurier richissime et diplomate. A la tête de la Compagnie russe d'Amérique, il envisage de transformer les installations précaires des chasseurs de fourrures sur la côte de l'Alaska en tête de pont d'un empire du Pacifique, qui s'étendrait de la Sibérie jusqu'à la Californie. Sa quête le mène à San Francisco, où un " ange aux yeux noirs ", la fille du gouverneur espagnol, âgée de 15 ans, lui semblera incarner à la fois l'amour et son rêve impérial. Rezanov a l'audace déraisonnable des plus grands explorateurs et, en dépit de l'hostilité de la nature et de celle des hommes (à commencer par le ramassis de ruffians, incontrôlables et débauchés, qu'il avait sous ses ordres), son plan fut près de réussir. Owen Matthews raconte avec brio cette folle histoire, depuis les intrigues de la cour de Russie jusqu'aux espaces désolés du Grand Nord. Et s'il se fonde sur une documentation impeccable, et souvent inédite, il y mêle également ses impressions de voyage, ayant mis ses pas dans ceux de Rezanov, en Russie, au Japon, et tout le long de la côte pacifique.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER24,00 € -

Les enfants de Staline
Matthews Owen ; Reignier KarineAu coeur du Moscou post-communiste des années 1990, un jeune reporter, Owen Matthews, retrouve la trace des siens et de ces existences qui le hantent... L'ascension et la chute de son grand-père, Boris Bibikov, victime des purges. En 1937, Boris Bibikov est pourtant l'Homo sovieticus exemplaire, héros de l'industrialisation à outrance, communiste convaincu de sa tâche quand il dirige la construction d'une usine, encourage à la production tout en fermant les yeux sur la famine des paysans. L'odyssée de sa mère, Ludmila, livrée à trois ans à peine au chaos de la Seconde Guerre mondiale, séparée de sa soeur au cours de leur fuite à travers les steppes russes, d'orphelinats surpeuplés en hôpitaux insalubres. Le drame de ces amants pris dans la tourmente de la guerre froide: Mervyn, son père, un Anglais russophile qui avait osé refuser les avances du KGB, et Ludmila, devenue une brillante intellectuelle dissidente. A travers les six années de correspondance passionnée de ses parents, le dossier du NKVD de son grand-père et sa propre errance dans une capitale décadente, c'est sa dualité qu'Owen Matthews va découvrir, avec cette part de Russie qui l'habite, l'obsède et le force à écrire...Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER8,80 € -

Moscou Babylone
Matthews Owen ; Reignier-Guerre KarineExtrait Extrait du prologue Un morceau de chair hantée Aux premiers temps de la Décadence, tout semblait simple. Nous nous ennuyions et nous pensions tout savoir, mais la situation nous paraissait pleine de potentiel. Notre anomie brillait par son optimisme. C'était l'âge d'or de notre déclin. Hari Kunzru, «Mémoires de la décadence» Aujourd'hui, j'ai longé les berges de la Moskova. Le monde semblait s'être figé ; l'air était si froid qu'il me brûlait les poumons. Le ciel, d'un blanc perlé, dépourvu de couleurs, avait été lavé de ses nuages. La neige crissait sous mes pas comme des lames de plancher ; en contrebas, là où les tourbillons de vent avaient chassé la poudreuse, la rivière gelée apparaissait tel un épais miroir sombre. Vingt-sept degrés en dessous de zéro : un temps à faire craquer les tuyaux. Chaque fois que je m'arrêtais, le froid s'immisçait sous mon manteau en peau retournée à la manière d'une main baladeuse, intrusive et menaçante. Avant d'atteindre un froid aussi extrême, l'hiver russe se défait de plusieurs couches intermédiaires : d'abord l'humidité, puis les chutes de neige ; ensuite, à mesure que le mercure poursuit sa chute, les sons s'effacent, le vent se tait. Surgit alors le froid pur, réduit à son essence même : polaire, blanc et totalement inerte. Parvenu à un tournant du fleuve, je gravis la berge en pente raide pour regagner le quai. Mes lourdes bottes de feutre compliquaient mon ascension. J'arrivai à bout de souffle. Je m'assis sur un banc de neige gelée et contemplai un moment l'infinie blancheur qui s'offrait à mon regard. Pour mourir ici, me dis-je, il me suffirait de ne rien faire. Ne plus bouger. Rester là, dans ce grand blanc létal. S'allonger, bien emmitouflé dans un nid de fourrures et de peau de mouton. S'endormir dans la lumière aveuglante. Aspirer l'hiver à pleins poumons et s'offrir lentement à son étreinte anesthésiante. Qu'il serait étrange de glisser vers les ténèbres parmi toute cette blancheur ! Sous un ciel de soie grand comme le monde. Parfois, j'ai l'impression que ce pays veut ma peau. Il y a longtemps, en ces temps préhistoriques où j'étais encore jeune et fraîchement arrivé à Moscou, j'aimais m'asseoir la nuit sur le rebord de ma fenêtre pour regarder le monde passer. Bien à l'abri de mes doubles vitrages, j'avais l'impression d'être dans un vieux scaphandre, une capsule de lumière et de chaleur frôlant les fonds marins pour observer leurs étranges créatures derrière trente centimètres de verre déformant. C'était un vieux vaisseau grinçant, aux carreaux couverts de peinture blanche, si épaisse que les montants semblaient déformés à force d'avoir moisi. En contrebas, la rue Petrovka m'offrait le spectacle de silhouettes furtives, postées devant l'entrée d'un club. Les jeunes gens sautaient d'un pied sur l'autre comme s'ils étaient sur un toit brûlant, impatients d'aller chasser le gibier qui se trémoussait à l'intérieur. Sur le boulevard, les arbres dénudés ressemblaient à des coraux géants : ils ondulaient doucement, pris dans la lumière jaune des phares. Plus haut, par-delà les toits, la ville s'étendait à l'infini - jamais lasse, toujours en mouvement sous sa couche de peinture, de crasse et d'enseignes publicitaires au néon. Un récif assez minable, en somme. Terni et privé de ses couleurs par trop de courants froids. Il accueillait tout de même quelques splendides créatures féminines, brillantes et délicates. Et des bancs de requins à la peau dure, vieux briscards balafrés aux dents carnassières, à l'âme hantée par la faim. J'aime passionnément Moscou, on l'aura compris. C'est du moins, de toutes les villes du monde, celle qui me fait le plus penser à l'amour. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER9,20 €
Du même éditeur
-

La tresse
Colombani LaetitiaTrois destinées. Trois cultures. Trois combats. Trois femmes qui se battent avec volonté, courage et fierté pour acquérir leur place dans la société malgré les discréminations et les traditions. Un premier roman fort sur trois destins liés comme les trois brins d'une tresse...EN STOCKCOMMANDER9,95 € -

Petit pays
Faye GaëlAvant, Gabriel faisait les quatre cents coups avec ses copains dans leur coin de paradis. Et puis l'harmonie familiale s'est disloquée en même temps que son « petit pays », le Burundi, ce bout d'Afrique centrale brutalement malmené par l'Histoire.Plus tard, Gabriel fait revivre un monde à jamais perdu. Les battements de ceur et les souffles coupés, les pensées profondes et les rires déployés, le parfum de citronnelle, les termites les jours d'orage, les jacarandas en fleur... L'enfance, son infinie douceur, ses douleurs qui ne nous quittent jamais. Un livre lumineux. Astrid de Larminat, Le Figaro. Un très beau premier roman, déchirant et incandescent, qui force l?admiration. Yann Perreau, Les Inrockuptibles. Gaby n?est pas un petit Africain, c?est un enfant du monde emporté par la fureur du destin. Notre hantise commune. Maria Malagardis, Libération. PRIX GONCOURT DES LYCÉENS / PRIX DU ROMAN FNAC / PRIX DU PREMIER ROMANNotes Biographiques : Franco-rwandais, Gaël Faye est auteur compositeur interprète. Aussi influencé par les littératures créoles que par la culture hip hop, il a sorti deux albums solo nourris d?influences musicales plurielles: Pili Pili sur un Croissant au Beurre et Rythmes et Botanique, enregistrés entre Kigali, Paris et Bujumbura. Petit pays, son premier roman, a été récompensé par le prix Goncourt des Lycéens.EN STOCKCOMMANDER9,60 € -

La Commode aux tiroirs de couleurs
Ruiz OliviaOlivia Ruiz offre un premier roman très touchant inspiré de son histoire familiale. Par le biais d'une série de lettres, elle nous fait découvrir l'histoire de Rita, une femme au caractère bien trempé. Celle-ci a eu une vie mouvementée, faite d'exil, de fuites, de retours aux sources, de solidarité, ... sans cesse en quête de liberté. Un récit qui sent bon l'Espagne, à la fois triste et joyeux, empli de douceur et de poésie.EN STOCKCOMMANDER7,75 € -

Les coeurs autonomes
Foenkinos DavidLe plan, c'était d'attacher les flics avec leurs propres menottes. Mais ces deux-là n'ont pas de menottes. Les menottes, c'est le c?ur du drame. Plus tard, elle dira que si les flics avaient eu des menottes, rien de tout ce qui va suivre ne serait arrivé. D.F.Histoire d'un amour hors du commun, évocation de la jeunesse révoltée, ce roman est librement inspiré de l'histoire de deux jeunes amants meurtriers. Un « fait divers » qui, en octobre 1994, bouleversa la France.Les pages consacrées au jour tragique de la fusillade sont admirables de perfection formelle. C?est l??uvre d?un romancier chimiquement pur. Sébastien Lapaque, Le Figaro littéraire.EN STOCKCOMMANDER9,00 €
De la même catégorie
-

L'agence. Histoires secrètes de la CIA
Mariotti AntoineDans un récit qui se lit comme un roman, Antoine Mariotti nous plonge dans le monde secret de la CIA. Traque de Ben Laden et de Saddam Hussein, écoutes téléphoniques, raids nocturnes, coulisses du discours de Colin Powell sur l'Irak à l'ONU, trahisons et ordres politiquement incorrects à Langley... le journaliste est allé à la rencontre d'anciens espions et directeurs de la CIA qui lui ont raconté leurs missions, leurs succès et leurs échecs. De l'Afghanistan à la Corée du Nord en passant par la Syrie, l'Ukraine ou la Maison-Blanche jusqu'aux rapports tempétueux de Trump avec l'Agence, voici, depuis la tragédie du 11-Septembre, plus de vingt-cinq ans d'Histoire qui ont façonné le début du XXIe siècle.EN STOCKCOMMANDER11,00 € -

Espions en guerre
Duncan StéphanieQuand on évoque la guerre, on pense aux combats sur le front, en première ligne, des tranchées de Verdun à celles de l'Ukraine... Mais une autre guerre, tout aussi déterminante, se joue en coulisse : celle du renseignement. Derrière chaque bataille décisive se cachent des opérations clandestines orchestrées par des combattants de l'ombre, des soldats sans uniforme qui agissent en secret et peuvent faire changer le destin d'un conflit : les espions. Hommes ou femmes, ils sont informateurs, saboteurs, tueurs, agents simples, doubles ou triples. De Marthe Richard, espionne française pendant la Première Guerre mondiale, à Ashraf Marwan, "l'Ange" égyptien qui informa Israël, Stéphanie Duncan nous raconte le destin de seize espions et espionnes qui ont marqué l'histoire des guerres du XXe siècle.EN STOCKCOMMANDER19,90 € -

Le Book Club de la CIA. Le secret le mieux gardé de la Guerre froide
English Charlie ; Mercier ChristopheVoici la plus formidable histoire d'espionnage, de contrebande et de résistance de la seconde moitié du vingtième siècle. Au début des années 50 à New York, l'émigré roumain George Minden conçut l'un des succès majeurs de la CIA contre l'empire soviétique : le Programme du Livre. Ce "Book Club" permit d'expédier de l'autre côté des 6 900 kilomètres du rideau de fer 10 millions de livres, revues et journaux. Des ouvrages interdits signés Hannah Arendt, Alexandre Soljenitsyne, George Orwell ou Albert Camus franchissaient les frontières dissimulés dans des camions ou des voiliers, largués depuis des ballons, ou enfouis dans les bagages de centaines de milliers de voyageurs. Une fois à l'intérieur du bloc de l'Est chaque livre circulait en secret parmi des groupes de dizaines de lecteurs, nourrissant la dissidence. Des maisons d'édition et imprimeries clandestines se mirent à reproduire ces ouvrages et lancèrent des journaux d'opposition. La littérature interdite devint si répandue en Pologne que le système de censure communiste s'effondra, entraînant le régime dans sa chute. En s'appuyant sur de nombreux témoignages, Charlie English révèle les arcanes d'une incroyable opération clandestine toujours classée secret-défense. Son récit, aussi addictif qu'un thriller, met en lumière l'oeuvre souterraine d'une poignée d'individus héroïques, dont l'éditeur polonais Miroslaw Chojecki, qui risquèrent leur vie pour s'opposer au carcan intellectuel imposé par Moscou. Comme Minden, ils croyaient au pouvoir des mots imprimés. Les livres furent leur chemin de liberté.EN STOCKCOMMANDER24,00 € -

Mes instructions viennent de plus haut. La vérité sur l'explosion de Nord Stream
Fert Malka MorganeLe 26 septembre 2022, l'explosion des gazoducs Nord Stream a coupé net l'artère énergétique de l'Europe, le grand cordon ombilical qui la reliait à la Russie et fournissait au vieux continent la majorité de son gaz. Les conséquences économiques et politiques de ce Pearl Harbor sous-marin demeurent encore mal connues. Qui a posé la bombe ? Et surtout qui en est le commanditaire ? L'affaire ne cesse de déranger, tant elle est devenue un enjeu majeur de la guerre de l'image qui sous-tend le conflit en Ukraine. Pour Moscou et ses affidés, jusque dans la presse française, c'est entendu : il s'agit d'une manigance de la CIA, désireuse de sevrer l'Europe de sa dépendance au gaz russe. Pour les défenseurs internationaux de Kiev : c'est sûrement un coup du Kremlin. Une équipe de journalistes de plusieurs grands médias européens, dont fait partie l'autrice, a passé deux ans à enquêter, faisant ainsi émerger une vérité complexe et révélatrice de notre époque. De Kiev à Varsovie en passant par la mer Baltique et Londres, Morgane Fert Malka nous raconte, à la manière d'un roman d'espionnage, les dessous de cette enquête hors norme et ses répercussions internationales.EN STOCKCOMMANDER20,60 €
