Médias et migrations dans l'espace euro-méditerranéen
Mattelart Tristan
MARE MARTIN
38,00 €
Épuisé
EAN :9782849341582
Mois après mois, les télévisions d'Europe braquent leurs projecteurs sur les migrants en provenance des pays du sud de la Méditerranée qui tentent d'accéder à sa rive nord, à la poursuite d'une vie meilleure. Aux rêves de ces migrants répondent souvent l'hostilité et la méfiance dans les pays européens. Et tant ces rêves que cette hostilité sont nourris par les moyens de communication. Analyser les enjeux dont sont porteurs les flux combinés de médias et de migrations dans l'espace euro-méditerranéen est l'objectif de ce livre collectif. Si de nombreux travaux cherchent à comprendre les relations existant entre médias et immigration, rares sont ceux qui cernent les liens qu'entretiennent ces derniers avec l'émigration. La spécificité du présent ouvrage est d'articuler, à partir de l'espace euro-méditerranéen, une interrogation sur le rôle que jouent les médias en amont de la dynamique migratoire, dans les pays de départ ceux du Maghreb, avec l'examen de leur rôle en aval de cette dynamique, dans les pays d'arrivée en Europe. Il s'agit d'abord d'explorer les rapports entre moyens de communication et émigration au sud de la Méditerranée. Dans quelle mesure les médias et les nouveaux médias contribuent-ils aux rêves de partir ? Quels modes de connexion les Etats maghrébins s'efforcent-ils d'établir, au travers de leurs télévisions par satellite ou d'internet, avec leurs émigrés ? Quelles représentations de l'émigration et des émigrés les chaînes panarabes offrent-elles ? Le but est également d'appréhender les rapports entre moyens de communication et immigration au nord de la Méditerranée, en privilégiant les cas de la France, de l'Espagne et de l'Italie. Quelles politiques d'insertion médiatique des populations issues de l'immigration maghrébine ont été mises en place dans ces pays ? Quel rôle y jouent les médias ou les nouveaux médias qui ont été créés à destination des publics issus de l'immigration maghrébine ? Comment ces publics négocient-ils, dans leur réception des médias ou dans leurs usages des technologies de communication, entre l'ici et le là-bas ? Au travers de cette étude centrée sur l'espace euro-méditerranéen, c'est à une réflexion plus large sur les défis que posent les croissants flux médiatiques et migratoires transnationaux dans le monde contemporain que nous convient les auteurs de ce volume.
Nombre de pages
580
Date de parution
27/05/2014
Poids
899g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782849341582
Titre
Médias et migrations dans l'espace euro-méditerranéen
Auteur
Mattelart Tristan
Editeur
MARE MARTIN
Largeur
160
Poids
899
Date de parution
20140527
Nombre de pages
580,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Cet ouvrage collectif analyse comment les médias transfrontières tels que les radios internationales, la vidéo, les télévisions par satellite ou encore Internet, peuvent contribuer, dans les pays du tiers monde, à contourner les politiques nationales de censure. Les études de cas présentées dans le livre analysent tour à tour le rôle des radios et télévisions internationales en Afrique sub-saharienne, le développement de la vidéo et des paraboles en Iran, l'immixtion des chaînes étrangères en Tunisie et en Algérie, les stratégies de la radiodiffusion gouvernementale américaine vers Cuba, la présence des médias sud-coréens en Corée du Nord ou l'apparition d'Internet en Chine. Cet ouvrage s'adresse tout particulièrement aux professeurs et étudiants des 2e et 3e cycles en communication sociale et journalisme, ainsi qu'aux journalistes.
Comment les populations issues de l'immigration articulent-elles, dans leurs pratiques de consommation médiatique, leurs différentes appartenances culturelles ? Quels usages les groupes politiques de l'exil font-ils des moyens de communication transfrontières ? Comment les Etats répondent-ils aux logiques transnationales qui régissent la circulation des médias et des migrants ? Dans quelle mesure les publics diasporiques constituent-ils de nouveaux marchés pour les industries culturelles du Nord comme du Sud ? Rompant avec une tradition de recherche privilégiant la représentation des populations d'origine immigrée dans les médias nationaux, cet ouvrage collectif, organisé autour de ces interrogations, analyse les principaux enjeux transnationaux que suscitent les flux concomitants de médias et de migrations. Introduites par un long chapitre de mise en perspective théorique, les contributions de ce livre éclairent ainsi tour à tour les tactiques mises en ?uvre par les minorités noires en France pour pallier les carences de leur représentation télévisuelle ; les stratégies qu'a développées le cinéma indien pour séduire ses publics diasporiques ; les efforts de l'Etat turc pour interdire les télévisions par satellite kurdes ; la manière dont les chaînes par satellite arabophones ont été reçues dans l'Hexagone, tant par la classe politique que par les populations d'origine maghrébine ; et, enfin, l'utilisation politique des radios cubano-américaines de Miami. À travers cette réflexion sur les croissants flux transnationaux de médias et de migrations, c'est à une exploration des défis que recèle la déterritorialisation de la culture, de la politique et de l'économie à l'heure de la mondialisation que nous convient les auteurs de ce volume. Il s'adresse à ce titre non seulement aux étudiants et chercheurs en information, communication ou médias, mais aussi aux sociologues et politologues, de même qu'à un plus large public.
Souvent considéré comme une activité des plus nuisibles, le piratage des contenus audiovisuels n'en constitue pas moins, depuis des décennies, pour de nombreuses populations aux quatre coins du monde, un moyen majeur d'accéder aux produits des industries culturelles. Nourri d'enquêtes de terrain, cet ouvrage explore les enjeux que recèle ce phénomène complexe. Le point de vue adopté est multiple et international. Alors que le piratage est généralement pensé exclusivement à partir de la question du téléchargement sans paiement des droits en Amérique du Nord ou en Europe occidentale, il est ici appréhendé dans toute la variété de ses manifestations, en privilégiant les pays du Sud et de l'Est : des marchands de CDs et DVDs contrefaits de Bogota ou Alger, jusqu'aux politiques de défense des droits de propriété artistique de Washington ou Séoul, en passant par les pratiques des adeptes moscovites des réseaux peer-to-peer. Cette étude inédite analyse les stratégies globales de lutte contre le piratage, évalue les politiques des autorités nationales, décrit les usages que font les publics des contenus audiovisuels piratés, retrace les chemins qu'empruntent ces derniers et s'intéresse à ceux qui font le commerce de ces produits, de même qu'aux mutations engendrées par internet en la matière. Au travers de ces enquêtes, le livre contribue à une meilleure compréhension de la manière dont circulent, à une échelle internationale, les flux médiatiques et culturels.
La domination qu'exercent les principales agences de vidéos d'actualité ou les grandes chaînes transnationales d'information occidentales sur le commerce international des nouvelles télévisées est, depuis le début des années 2000, de plus en plus contestée. En témoigne la création, par des Etats aussi différents que ceux du Qatar, de Chine, de Russie ou du Venezuela, de télévisions émettant en plusieurs langues, avec le but explicite d'offrir, sur le monde, des perspectives alternatives à celles proposées par leurs consoeurs d'Atlanta, de Londres, Bonn ou Paris. Analyser les enjeux géopolitiques que recèle l'émergence de ces nouveaux acteurs de la télédiffusion transnationale est l'objectif de cet ouvrage collectif. Celui-ci revient d'abord sur les vifs débats qu'a pu susciter, depuis les années 1970, l'existence d'importants déséquilibres dans le champ de la circulation internationale des nouvelles, afin de mieux saisir les mutations que représente, pour ce champ, le développement de ces nouveaux acteurs. Puis, le livre étudie en détail les efforts entrepris par Al Jazeera, TeleSUR, Russia Today, les chaînes chinoises ou leurs homologues indiennes pour faire entendre leurs voix dissonantes, et retrace les dispositifs de diplomatie télévisuelle qu'ont, de leur côté, mis en place différentes puissances occidentales. Parallèlement, les auteurs cernent la manière dont ces divers agents diplomatiques entendent réaliser leurs missions non seulement par leurs diffusions télévisées, mais aussi par leur présence sur le web. Ce faisant, ce volume donne des clés pour comprendre la nature de la bataille que se livrent, sur une variété d'écrans, les Etats du Nord comme du Sud pour conquérir des audiences dans le lointain.
De 1830 à 1848, la monarchie de Juillet met en oeuvre une série de réformes dans le domaine de l'instruction, des arts, du patrimoine, des sciences, qui traduisent un volontarisme nouveau par son ampleur et sa cohérence. Acteur et théoricien principal de cette innovation, François Guizot pose les bases de ce que, plus tard, Paul Valéry appellera " la politique de l'esprit ". Désormais revêtues d'une importance inédite dans l'action gouvernementale, l'intelligence, la connaissance, la raison, commencent à s'imposer comme les leviers de l'émancipation individuelle et de la prospérité collective. Deux siècles plus tard, la confiscation digitale de notre " temps de cerveau disponible " et le développement incontrôlé de l'IA, nous menacent d'une servitude jamais vue dans l'histoire du monde. Pour affronter ce péril existentiel, la société démocratique doit renouer d'urgence avec la politique de l'esprit. En éclairant les origines méconnues de celle-ci, ce livre montre que le sort réservé à l'éducation, la culture et la science, est intimement lié au destin de la démocratie. Si nous voulons rester libres, libres de nous éclairer, nous n'avons pas d'autre choix que de replacer l'effort de connaissance et de vérité au coeur de notre ambition.
Sous le Premier Empire, l'appareil judiciaire français fait l'objet d'une épuration sous la supervision du Sénat (1807-1808). C'est la première Fois qu'une étude se propose d'examiner cette opération, ses acteurs, ses motifs, ses moyens et ses résultats grâce à un vaste corpus documentaire. Pour les juges, cette circonstance restera dans la mémoire de la justice comme une blessure, un défaut de confiance du Pouvoir envers la magistrature. En définitive, l'opération, achevée en mars 1808, frappe 167 magistrats sur 3800. Ces derniers sont examinés selon la cour d'appel à laquelle ils sont rattachés (il en existe 32). Mais un nombre bien plus important de juges ont été inquiétés par l'opération, qui touche aussi bien les départements français métropolitains, que les territoires annexés par la France (Allemagne, Belgique, Gênes, Piémont, Suisse). Près de 80 portraits illustrent des magistrats de cette époque.
Sous le Premier Empire, l'appareil judiciaire français fait l'objet d'une épuration sous la supervision du Sénat (1807-1808). C'est la première fois qu'une étude exhaustive se propose d'examiner cette opération, ses acteurs, ses motifs, ses moyens et ses résultats grâce à un vaste corpus documentaire. Pour les juges, cette circonstance restera dans la mémoire de la justice comme une blessure, un défaut de confiance du Pouvoir envers la magistrature. En définitive, l'opération, achevée en mars 1808, frappe 167 magistrats sur 3800. Ces derniers sont examinés selon la cour d'appel à laquelle ils sont rattachés (il en existe 32). Ce volume porte sur douze cours d'appel, depuis celle d'Agen jusqu'à celle de Riom, soit environ un tiers de l'ensemble des magistrats français, tant civils que criminels (à l'exclusion des juges de la Cour de cassation et des juges de paix). Sont ainsi dévoilées des informations sur leurs parcours : formation, professions exercées, leurs qualités comme leurs défauts. Le chef de l'Etat, par cette vaste et mal connue opération d'épuration, souhaitait reprendre en main le système judiciaire et éviter qu'apparaisse une sorte de gouvernement des juges.
Sous le Premier Empire, l'appareil judiciaire français fit l'objet d'une épuration sous le contrôle du Sénat (1807-1808). Pour la première fois, une étude exhaustive se propose d'examiner cette opération voulue par l'empereur Napoléon. Grâce à un vaste corpus, l'auteur en dévoile les acteurs, les motifs, les moyens et les résultats, ce volume présente les données biographiques de plus de 700 juges dans le ressort de cinq cours d'appel de territoires annexés par la France lors des guerres de la Révolution et de l'Empire. Ce sont les cours de Bruxelles, Gênes, Liège, Trèves et Turin. L'ouvrage étudie en détail les personnalités visées par cette opération politico-judiciaire ainsi que les sanctions dont elles furent frappées, au moment où la magistrature de ces territoires traversait des difficultés particulières liées à l'application des règles sur la fiscalité, la conscription et la sécularisation du clergé. Pour appuyer la compréhension de cet épisode historique peu connu, l'ouvrage propose de nombreux graphiques et tableaux synoptiques, ainsi qu'une carte du système judiciaire français en 1807-1808 et les résultats de cette opération d'épuration de la magistrature.