Proust, une question de vision. Pulsion scopique, photographie et représentations littéraires
Mathieu Patrick
L'HARMATTAN
31,01 €
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EAN :9782296103870
A rencontre d'une tradition qui en ferait une oeuvre philosophique ou sensuelle, A la recherche du temps perdu est surtout une oeuvre visuelle cherchant à libérer par l'écriture cette pulsion sexuelle primaire que Freud appelle "pulsion scopique". Proust est fortement influencé par la photographie, et toutes les techniques de l'image viennent à point nommé soutenir l'écriture autofictionnelle. Images photographiques, tableaux, fenêtres et portes, chambres à coucher noires ou claires et dispositifs optiques variés exprimeront cette pulsion scopique rendue perceptible, comme autant de cadres susceptibles d'arrêter un instant le diaporama de l'existence, pour révéler la trace de l'image première. L'écriture photographique de Proust éclaire sa propre théorie littéraire: elle donne sens non pas à la Littérature, comme Proust le soutient, ruais à son oeuvre, qui malgré lui devient le lieu d'expression du moi, et dévoile finalement tout ce qu'il désirait cacher.
Nombre de pages
308
Date de parution
09/12/2009
Poids
320g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296103870
Titre
Proust, une question de vision. Pulsion scopique, photographie et représentations littéraires
Auteur
Mathieu Patrick
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
320
Date de parution
20091209
Nombre de pages
308,00 €
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Trimer, camelote, piaule, rupin, beur, caillera : quel rôle jouent ces mots dans notre vocabulaire ? Quelle place y occupent-ils aujourd'hui ? C'est à ces questions que cherche à répondre ce livre en retraçant l'histoire de la double tradition d'origine de l'argot. Policière d'une part, explorée à travers les habitudes et le vocabulaire d'une célèbre bande de malfaiteurs arrêtée à Dijon au milieu du quinzième siècle, les Coquillards que fréquenta François Villon. Littéraire d'autre part, inséparable d'un mythique s Royaume de l'Argot s et associée à la fois au commerce de colportage et à l'univers du carnaval et des foires du Moyen Age. S'il n'est plus question aujourd'hui de limiter l'argot à un vocabulaire de malfaiteurs, il a hérité de cette image, ainsi que du carnaval médiéval, des fonctions qui permettent d'en éclairer l'usage.
L'auteur essaie de comprendre ce que cache la plus grande révolution littéraire du XXe siècleDans la foulée de La Face cachée de Flaubert, auteur dont la sagesse classique faisait l'unanimité, Patrick Mathieu entreprend désormais de redécouvrir un auteur cette fois très controversé par ses positions politiques et antisémites avant-guerre, Louis-Ferdinand Céline. Mais ces outrances pamphlétaires littéraires ont aussi permis les premières approches critiques « psy » dans les année 70, d'un auteur auquel on était malheureusement bien obligé d'associer l'oeuvre, ou pour le moins, de s'y référer. Des décennies plus tard, alors que la littérature du Care montre l'indissociable connexion entre une oeuvre, son auteur et son lecteur, Patrick Mathieu reprend l'oeuvre et la biographie de Céline afin d'y découvrir les névroses et phobies de l'homme derrière l'écrivain, et de comprendre ce que cache la plus grande révolution littéraire du XXe siècle.
Le luxe est un rêve : s'il renvoie à l'élégance et à la richesse, au brillant couronnement de la vie matérielle, il est avant tout affaire d'images et s'offre, dès lors, aux anthropologues qui s'attachent à le caractériser selon les époques, à le surprendre dans ses aspirations. Haute couture, joaillerie et horlogerie de prestige, palaces, automobiles d'exception et yachts, le luxe s'exprime par des marques de renom. Dior, Hermès, Cartier, Ferrari..., autant de maisons mondialement connues, autant d'étoiles auxquelles, s'appuyant sur les grands théoriciens de l'imaginaire, Patrick Mathieu et Frédéric Monneyron assignent une vocation précise en germe dans l'inspiration de leur fondateur, vocation qu'elles devront moduler mais préserver tout au long de leur histoire. Le luxe permet ainsi d'observer la société dont il émane : il en dit les désirs, les inquiétudes et les évolutions. Cependant, tout comme l'art dont il est proche, il demeure aussi tension vers un ailleurs, recherche d'un refuge contre le temps qui use, et protection contre la mort qui vient.
Qui était vraiment Gustave Flaubert ? On le savait en proie à de grandes contradictions, mais qui aurait pu dire que cette critique permanente de la Bêtise, cette souffrance de l'écrivain à la tâche, cette obsession du style étaient le résultat de névroses, d'un rapport des forces psychiques entre revendications pulsionnelles et inhibitions ? Et si la « grande synthèse » poétique à laquelle il aspirait tant n'était que le regret ou le constat de l'absence d'un Moi unifié ... Patrick Mathieu, en étudiant la Correspondance et les ?uvres de Flaubert, nous fait découvrir un auteur en constant décalage avec lui-même, jouant double-jeu dans le théâtre de la vie, et dont la souffrance affichée, revendiquée, n'est pas qu'artistique : elle puise ses origines au fond de son être, dès son plus jeune âge, dans un dégoût permanent de la vie qu'il tentera difficilement de masquer avec sa «marotte», la littérature. C'est que Flaubert porte en lui le faix de secrets, selon lui « indisables », de nature sexuelle, et il a choisi de les révéler de façon cryptée par le biais de la médiation littéraire : pour ce faire, il portera publiquement une autre croix, celle de la Littérature, maîtresse exigeante, fondant ainsi malgré lui le nouveau mythe de l'écrivain dévoué au labeur du style et vivant en martyr la Passion de l'Art.