Eloge de la colère. L'humeur colérique dans l'Antiquité et à la Renaissance
Mathieu-Castellani Gisèle
HERMANN
42,65 €
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EAN :9782705682491
Cet essai retrace le parcours de la philosophie morale, de l'Antiquité à la Renaissance, lorsqu'elle s'attache à mesurer le rôle de l'humeur colérique dans le champ de l'affectivité. Les médecins de l'Antiquité, Hippocrate et Galien, qui voient dans le déséquilibre humoral la cause des maladies physiques et mentales, tiennent la colère pour responsable de graves perturbations; les moralistes exploiteront le savoir médical pour dénoncer les dangereux effets de l'irascibilité, susceptible d'emporter jusqu'au délire quiconque ne sait pas résister à cette impulsion. Dans le procès de la colère, toujours enflammé, Aristote, sur les bancs de la défense, est son avocat le plus ardent: elle est à ses yeux, comme l'assurait Achille, "beaucoup plus douce que le miel". S'attachant à définir la logique des passions, il a l'originalité d'arracher la colère au champ de l'irrationnel, en montrant qu'elle peut prêter l'oreille à la raison, et il la tient alors pour l'alliée efficace du courage et de la vertu. On a prêté attention aux arguments d'Aristote lorsqu'il se dresse en défenseur d'une juste colère, et à ceux des humanistes, comme Aubigné ou Sponde, qui attestent qu'il est des fureurs légitimes: la colère qui "brûle le foie" de Juvénal devant le spectacle des injustices est assurément juste.
Nombre de pages
406
Date de parution
12/04/2012
Poids
506g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782705682491
Titre
Eloge de la colère. L'humeur colérique dans l'Antiquité et à la Renaissance
Auteur
Mathieu-Castellani Gisèle
Editeur
HERMANN
Largeur
140
Poids
506
Date de parution
20120412
Nombre de pages
406,00 €
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Pourquoi raconter des histoires sinon pour charmer, le temps d'une narration, un petit cercle d'auditeurs attentifs? Etude des nouvelles écrites par Marguerite de Navarre, histoires de séduction écrites pour séduire.
S'accuser, se défendre, porter plainte, exiger réparation, crier vengeance : en aura-t-on jamais fini avec le jugement ? La représentation du jury et des juges en toge laisse mainte empreinte dans notre univers mental : comme le théâtre et le cinéma qui nous offrent l'occasion de vivre par procuration les épisodes dramatiques d'un procès, la littérature recompose souvent, en particulier dans les autobiographies, cette scène judiciaire où un accusé, innocent ou coupable, se trouve confronté à un tribunal imaginaire : lorsque l'écrivain, confiant à l'écriture ses doutes, son angoisse, se sent tenu d'avouer une faute, il semble alors entendre cet impératif solennel " Accusé, levez-vous ! ", et, convoqué devant le tribunal intime de sa conscience, il se présente en un innocent présumé coupable, pour " porter plainte " devant les juges chargés de l'entendre, et de l'absoudre. Le modèle judiciaire met au jour une composante de l'imaginaire, cette conscience coupable, cette mauvaise conscience qui aiguillonne le désir d'écrire pour dire enfin qui on est en vérité. Le procès n'est-il pas interminable ...
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.