
Antisémythes. L'image des juifs entre culture et politique ( 1848-1939 )
L'antisémitisme n'est pas seulement une idéologie véhiculée par des partis politiques ou des militants fanatiques: il s'insinue dans les discours, les constructions scientifiques, la littérature, les images, les revues humoristiques pour atteindre un large public aux XIXe et XXe siècles. Les antisémythes s'enracinent, dès le milieu du XIXe siècle, sur le socle des stéréotypes issus du christianisme pour se perpétuer, moyennant d'étonnantes continuités, jusqu'à nos jours. Cet ouvrage collectif d'histoire politique et culturelle analyse permanences, évolutions et transformations du discours antisémite. Il offre la matière d'une réflexion sur les mécanismes de circulation des stéréotypes et des images antisémites au-delà de la diversité des contextes socioculturels.
| Nombre de pages | 463 |
|---|---|
| Date de parution | 21/04/2005 |
| Poids | 560g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782847361049 |
|---|---|
| Titre | Antisémythes. L'image des juifs entre culture et politique ( 1848-1939 ) |
| Auteur | Matard-Bonucci Marie-Anne |
| Editeur | NOUVEAU MONDE |
| Largeur | 140 |
| Poids | 560 |
| Date de parution | 20050421 |
| Nombre de pages | 463,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'Italie fasciste et la persécution des juifs
Matard-Bonucci Marie-AnneC'est l'une des pages les plus sombres de l'histoire du fascisme italien. Ce n'est pourtant pas la mieux connue. Notamment en France, où l'on cite souvent en exemple la protection dont bénéficièrent les juifs dans la zone occupée par les Italiens entre novembre 1942 et septembre 1943, cette période où l'on vit des carabiniers empêchant des policiers français d'arrêter des juifs pour les livrer aux Allemands. Mais on oublie parfois que ce qui fut une réalité en France et dans les autres pays occupés par l'Italie (Yougoslavie, Grèce) ne l'était pas de l'autre côté des Alpes, où les juifs étaient traités comme des parias...Longtemps délaissée par les historiens, la politique antisémite conduite par le régime fasciste à partir de 1938 fait l'objet, depuis une quinzaine d'années, de relectures iconoclastes. C'est tout le mérite du passionnant ouvrage de Marie-Anne Matard-Bonucci que d'offrir enfin au public français une synthèse de ces travaux, enrichie de recherches inédites dans les archives italiennes. Les conclusions sont sans appel. Elles remettent en cause l'idée d'une législation imposée par l'Allemagne nazie, appliquée avec indulgence et rejetée en bloc par un peuple soi-disant immunisé contre l'antisémitisme. (Thomas Wieder - Le Monde du 12 janvier 2007 )Dans l'Italie de Mussolini, un juif sur quatre était inscrit au Parti fasciste. Même s'il n'y eut pas d'étoile jaune, la tragédie était en marche...Dire que les juifs furent surpris, cela va sans dire, surtout les fascistes. Les plaintes affluèrent: Duce, nous avons toujours été de bons fascistes! On leur répondit qu'ils contaminaient la race depuis l'Empire romain et, justement, la grande oeuvre du Duce c'était de bâtir un homme nouveau dans un nouvel Empire romain...Grâce au recensement fasciste, aux auxiliaires fascistes, la traque est fructueuse. Les Italiens juifs furent 7 000 à périr à Auschwitz, dans d'autres camps quand Auschwitz fut pris. Le livre de Marie-Anne Matard-Bonucci apporte une masse d'informations sur cet aspect mal connu de l'histoire du fascisme. Des sornettes à la tragédie, il montre bien le cheminement. (Delfeil de Ton - Le Nouvel Observateur du 8 février 2007 )Pourquoi cette persécution à retardement? C'est l'énigme à laquelle répond Marie-Anne Matard-Bonucci dans une somme magistrale. Le Duce n'avait subi aucune pression de son allié Hitler. Mais il était revenu d'un voyage en Allemagne en 1937 convaincu qu'il fallait «prussianiser l'Italie». Le juif fit donc office de repoussoir pour relancer un régime essoufflé. Si la population resta passive, chefaillons et plumitifs rivalisèrent dans l'abjection, sur fond de silence du roi et du Vatican. (François Dufay - Le Point du 15 février 2007 )L'image d'une Italie fasciste rétive à l'antisémitisme s'est longtemps imposée. Les uns affirmaient que le Duce n'avait adopté une législation d'exclusion que pour complaire à son allié allemand, les autres soulignant que les juifs avaient trouvé refuge dans les zones que l'armée italienne occupait, dans la région de Nice notamment. Autant de mythes qu'infirme la solide étude, fondée sur des sources inédites, de Marie-Anne Matard-Bonnucci...Les mesures adoptées en 1938 (exclusion de certaines professions, interdiction des mariages mixtes...) ne résultèrent ni d'un diktat nazi, ni d'une pression émanant de la rue ou des milieux fascistes. (Libération du 22 février 2007 )Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER22,00 € -

Totalitarisme fasciste
Matard-Bonucci Marie-AnneAvec l'essor des nationalismes et des populismes en Europe, la notion de fascisme revient en force dans le débat politique, qu'il s'agisse, pour les uns, de dénoncer un hypothétique retour des années trente ou pour les autres, de stigmatiser l'" islamo-fascisme ". Au moment où les démocraties européennes montrent des signes de fatigue, il est impératif de revisiter le sens de ce mot en mobilisant une approche historique et en replaçant ce phénomène politique dans le pays qui l'a vu naître : l'Italie. Marie-Anne Matard-Bonucci rappelle ainsi le rôle et la place inédite de la violence dans l'idéologie fasciste et dans ses pratiques. Une violence non seulement utilisée pour anéantir les adversaires politiques mais aussi mise en oeuvre sur un mode génocidaire dans les colonies italiennes. En étudiant certains domaines peu abordés par les historiens, elle décrypte l'impact du projet fasciste sur le quotidien des Italiens, le projet de construction d'un " homme nouveau " conduisant le régime à vouloir contrôler les comportements, changer les caractères jusque dans la sphère de l'intime : des usages linguistiques au rire, des loisirs aux affects. Elle souligne aussi la plasticité de l'idéologie fasciste, l'exaltation de l'action et du pragmatisme permettant métamorphoses et reniements. A rebours des idées reçues, Marie-Anne Matard-Bonucci insiste enfin sur la nature raciste et antisémite du régime mussolinien : l'Italie fasciste fut le seul Etat à avoir expérimenté en même temps une politique raciste coloniale et un antisémitisme d'Etat.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

L'homme nouveau dans l'Europe fasciste (1922-1945). Entre dictature et totalitarisme
Matard-Bonucci Marie-Anne ; Milza PierreLe projet d'invention d'un " homme nouveau " est la marque d'une culture politique commune aux mouvements et régimes fascistes apparus dans l'Europe de l'entre-deux-guerres. Souvent perçue comme l'une des caractéristiques des idéologies totalitaires, cette volonté d'exercer un contrôle absolu sur les individus, de transformer les caractères et les âmes a été négligée par beaucoup d'historiens. Pourtant, l'intention se traduisit par de multiples réalisations structurant le paysage politique - encadrement de la population, invention de méthodes et d'une " pédagogie n nouvelles, usage massif de la propagande - qui ne furent pas seulement destinées à standardiser et " mettre en uniforme " les individus mais à les remodeler, sur le plan physique et moral, à partir de valeurs et d'idéaux. Formation, éducation, rééducation, régénération, renaissance, " rachat des âmes ", palingénésie : la multiplicité des vocables est à l'image de la diversité des projets. Une diversité prenant sa source dans le rapport entre modernité et tradition, dans le poids des cultures nationales, dans la capacité de ces régimes à inscrire leur expérience dans la durée, dans leur marge d'autonomie sur la scène internationale. A travers la conception de l'homme nouveau, son allure, sa posture discrète ou encombrante, le poids respectif des facteurs biologiques et des déterminations culturelles, se lisent la parenté, mais aussi les singularités irréductibles des régimes autoritaires et totalitaires apparentés au fascisme : Italie fasciste, Allemagne national-socialiste, Espagne franquiste, Portugal de l'Estado Novo, Etat français. Le présent ouvrage propose, pour la première fois, la matière d'une réflexion d'histoire comparée sur une ambition politique et sa mise en ?uvre, située au c'ur même des projets fascistes et totalitaires.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER33,66 € -

Revue d'histoire moderne et contemporaine Tome 55 N° 3, Juillet-septembre 2008 : Le fascisme italien
Matard-Bonucci Marie-Anne ; Milza PierreEpuiséVOIR PRODUIT24,99 €
Du même éditeur
-

Figures des salles obscures. Des exploitants racontent leur siècle de cinéma
Bonvoisin Samra-Martine ; Forest Claude ; ValmaryCent vingt ans après la première projection publique, payante, des frères Lumière au Grand Café à Paris, les salles de cinéma sont passées de l'itinérance foraine aux multiplexes, de la pellicule aux pixels, et leurs exploitants de l'activité décriée de saltimbanque au statut patenté de commerçant, maillon indispensable de l'industrie cinématographique. Pourtant, leur métier, essentiel à l'existence des films, demeure largement méconnu. Pour la première fois, des personnalités marquantes de la profession ' visionnaires, grands dirigeants nationaux ou régionaux, représentants de la petite et moyenne exploitation, défenseurs de l'art et essai, pionniers en tous genres ' racontent leur expérience, dans sa singularité émotionnelle et intellectuelle. Le croisement de leurs témoignages embrasse plus d'un demi-siècle d'exploitation française, du tournant des années 1950, acmé de la fréquentation et moment de basculement de l'offre cinématographique, jusqu'au passage au numérique, vecteur d'une mutation sans précédent. Adaptations internes, évolutions sociétales, mutations technologiques, autant de changements économiques et d'enjeux culturels que les acteurs de ce secteur décisif ont affrontés, à travers des combats individuels et collectifs que cet ouvrage a l'ambition de mettre en lumière et d'expliciter. Ce recueil de 18 témoignages inédits, illustré de documents originaux, constitue aussi l'histoire d'hommes et de femmes radicalement attachés à la spécificité des salles de cinéma comme espaces dédiés au partage de rêves et d'imaginaire au sein d'une communauté humaine.EpuiséVOIR PRODUIT28,05 € -

Sports et sportifs français sous Vichy
Prêtet Bernard ; Dietschy PaulA la veille de la Seconde Guerre mondiale, le sport conquiert un nombre de plus en plus accru de pratiquants et de spectateurs. Il occupe des espaces, mobilise des intérêts économiques et politiques, illustrés pour le pire aux Jeux olympiques de Berlin en 1936. Au cours des " années noires " le sport français est soumis aux rigueurs des pénuries et de l'Occupation et à la volonté du régime de Vichy d'en faire un instrument de la révolution nationale. A ce titre, il lui est attribué un nouveau statut qui le place sous la tutelle légale de l'Etat français. C'est pourquoi on peut s'étonner du peu de cas qu'ont fait du sport les ouvrages généraux sur l'Occupation. Le mythe de l'" apolitisme sportif " cultivé par des personnalités et des groupes influents est assez répandu, malgré les tentatives d'instrumentalisation. Le temps de Vichy est à la fois celui des compromissions, voire pour certains du collaborationnisme, et pour d'autres du refus ou de la Résistance. Pour une majorité de Français, le sport reste un refuge. Le cas des sportifs juifs, à l'exemple du champion de natation Alfred Nakache, est le plus douloureux. En quelques années, le champ sportif se trouve ici remanié et bousculé comme il ne l'avait jamais été auparavant. Les années de Vichy laissent une trace profonde dans le sport français.EpuiséVOIR PRODUIT26,95 € -

Le Temps des Médias N° 26 : Afriques entre histoire et mémoires
COLLECTIFLes polémiques récentes concernant l’histoire des relations entre la France et l’Afrique donnent le sentiment d’une visibilité croissante de ce type de débats au sein de l’espace public français. Qu’il s’agisse du combat mené par de nombreux intellectuels contre la vision de l’Afrique portée par le « discours de Dakar » (2007), des controverses qui ont entouré la loi de février 2005 sur le rôle positif de la colonisation française ou des questionnements sur le rôle joué par la France au Rwanda, force est de constater que cette histoire est au croisement d’enjeux politiques, historiques et mémoriels qui en font la matrice, pour le meilleur, de débats intellectuels, de recherches scientifiques et d’une curiosité émanant du grand public, mais aussi, pour le pire, de fantasmes, de ressentiments ou de velléités de manipulation du passé. Si la nouveauté de ces controverses est sans doute à nuancer, leur forte médiatisation au cœur des années 2000 invite le chercheur à interroger les types de récit que les journalistes contribuent à faire circuler sur cette histoire. Quelle a été depuis le XIXe siècle l’évolution du rôle des médias français, africains et internationaux dans la construction des représentations de l’Afrique et de son passé ? De quels enjeux historiques, politiques, culturels et mémoriels ces représentations médiatiques sont-elles l’objet ?EpuiséVOIR PRODUIT28,05 € -

Les biens de l'enfant. Du monde marchand à l'espace familial
Brougère Gilles ; Dauphragne AntoineQu'est-ce qu'un bien de l'enfant ? Un jouet ? Certes, mais pas seulement. Un objet qui lui est destiné? Sa propriété? Un élément présent dans sa chambre, un objet qu'il utilise ? Cet ouvrage se propose, à partir d'une enquête qui mobilise l'histoire ancienne et plus récente, la sociologie et l'anthropologie, les sciences de l'éducation et de la gestion, d'analyser ces objets et les stratégies marketing des marchands et des fabricants. En visitant les domiciles et les chambres d'enfants, il est intéressant de voir quels sont les objets que l'enfant considère comme siens et quelle place ils occupent. De quelle manière adresse-t-on un objet à l'enfant (et à ses parents) ? Comment ceux-ci le réceptionnent-ils, se l'approprient-ils ? Cette approche pluridisciplinaire nous permet d'accéder de façon originale aux mondes des enfants, à ce que l'on fait pour l'enfant et à ce que l'enfant en fait.EpuiséVOIR PRODUIT24,70 €
