Tunnel of mondialisation ; Suivi de j'ai grandi à côté de la vie . Avec 1 DVD et 1 CD audio
Massera Jean-Charles ; Sangla Pascal
VERTICALES
22,90 €
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EAN :9782070133017
Tunnel of Mondialisation c'est d'abord un livre comprenant le texte intégral des cinq morceauxfigurant sur le CD: « Promets-moi d?rester d?droite », « Je ne veux pas mourir avant », « Respectpour tes résultats », « Tu sais j?crois que j?vais pas pouvoir » et « Tunnel of Mondialisation ». Ony reconnaît les thématiques politico-existentielles chères à l'auteur: le désenchantement sincèreet l'ironie critique. A la suite, on trouvera un faux entretien de l'auteur en chanteur de variétés (« J'ai grandi à côté de la vie »), illustré de photographies originales en noir et blanc prises lors de l'enregistrement en studio, à la manière d'un making of. Dans cette interview fleuve, Jean-Charles Massera s'est largement inspiré des entretiens exclusifs qui font l'événement dans les magazines spécialisés. On y retrouve le ton faussement cool qui lie jusqu'à la caricature le journaliste fan et l'artiste en veine de reconnaissance. Mais au-delà de la satire désopilante, l'auteur prend le risque d'un autoportrait sensible. D'où le trouble qui s'installe à la lecture de cette interview truquée, quand le pastiche fait naître une confession aussi désarmante que dérangeante de vérité. Tunnel of mondialisation c'est aussi cinq morceaux composés et mis en musique par Pascal Sangla dans une atmosphère pop minimaliste très tendance dans la chanson française actuelle. Là encore, cette drôle d'aventure musicale accouche d'un disque qui sans se prendre au sérieux sonne résolument professionnel. Pour conclure en beauté, on pourra savourer la vraie-fausse émission « La NouvelleSubjectivité » (56 mn), imaginée et écrite par Jean-Charles Massera, animée en direct par soncomparse Benoît Lambert. Cette heure de discussion croisée culmine dans l'art du détournement,en mettant en abyme la promotion du CD lui-même selon les codes des shows radio-télévisuels.Façon de boucler la boucle avec un humour distancié?Ultime cerise sur le gâteau, ce livre-disque s'accompagne d'un dvd de quatre vidéo-clips conçus et réalisés par Massera comme de très courts-métrages en extérieur, installant des scènes de la vie quotidienne dans des décors d'une rare incongruité. 1 livre + 1 CD +1DVD
Nombre de pages
115
Date de parution
10/03/2011
Poids
210g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070133017
Titre
TUNNEL OF MONDIALISATION
Auteur
Massera Jean-Charles ; Sangla Pascal
Editeur
VERTICALES
Largeur
140
Poids
210
Date de parution
20110310
Nombre de pages
115,00 €
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Jean-Charles Massera a choisi de soumettre les "sujets de société" à une sorte de forum en direct. Il faut que ça parle, dans toutes les oralités possibles. D'où cette agora qui met en discussion nos espoirs, préjugés et déceptions à l'heure de l'Europe mondialisée. Parmi les débatteurs des deux sexes, on trouvera des nostalgiques, des indécis, des blasés, des technophiles, des beaufs, des ultra-modérés, des super-positifs, des qui essayent de faire avec... Et de quoi causent-ils? D'abstractions concrètes, autrement dit de grands idéaux ramenés à l'échelle de l'achat d'une cuisine équipée, de la pratique du roller, de la crise financière ou du port du string. Se poser des questions à plusieurs, tel est le programme minimum de We Are L'Europe. Objectif largement dépassé, puisqu'en les posant l'auteur détourne le modèle de la démocratie participative pour aménager un lieu utopique où l'on pourrait se réfléchir les uns les autres.
De celui que les internautes du peloton cyclosportif avaient fini par surnommer JDLC, on sait peu de choses. Son maillot, son cuissard et son casque étaient à dominante rouge, ses résultats étaient médiocres, son entraînement incohérent et ses objectifs largement hors de portée pour un homme qui n'avait pas exercé la moindre activité sportive durant plus de vingt ans. Le 20 août 2005, après deux saisons au sein de l'AVCC (Vélo Club Ciotaden), Jean de La Ciotat met un terme à sa carrière cyclosportive et redevient à plein temps Jean-Charles Massera.Jean de La Ciotat, La légende débute par une correspondance électronique entre un sportif aux performances peu flatteuses et son alter ego, un intellectuel gêné par le retour du corps dans sa vie et la découverte du premier degré. Soit 365 pages pour comprendre comment, en prenant une licence sous le nom d'un personnage, la fiction peut entrer dans la réalité et - après avoir vécu ce que l'on est en train d'écrire - la réalité dans la fiction.Et puis, surtout, comprendre comment une conscience critique, convaincue depuis plus de vingt ans que les seules expériences possibles sont celles de la pensée, peut vivre les 180 kilomètres d'une épreuve cycliste se terminant sous un chapiteau festif autour d'une pasta-party..."Pour comprendre, il fallait que je m'écrive."J.-C. M.
Gangue son, initialement paru en 1994, est le premier texte publié de Jean-Charles Massera. Ce recueil de nouvelles est un « récit programmatique » dans lequel l'auteur, avec la verve et la folie qui sont siennes, tente de répondre à cette question : « Comment réduire la distance entre l'Histoire telle qu'elle nous est transmise ? la croissance, le CAC 40, la guerre ? et ma vie ? » L'occasion de revenir aux sources d'une oeuvre foisonnante, inclassable, drôle, surprenante, et éminemment politique.
Si l'on considère le roman, la poésie, la nouvelle, "le texte" comme des formes et des genres révolus ou qui ne sont plus connectés à notre monde contemporain, comment représenter, travailler, opérer sur l'aujourd'hui? Que peut désormais la littérature? Quels sont ses enjeux? Quelle prise a-t-elle sur le réel? lt's Too Lute to Say Littérature (Aujourd'hui recherche formes désespérement) est composé d'un essai critique de Jean-Charles Massera et, à l'initiative de ce dernier, d'un ensemble de 12 propositions qui ne définissent pas une "nouvelle littérature" ou un nouveau "genre" mais qui inventent, travaillent, depuis de nombreuses années, d'autres formes, d'autres outils littéraires et artistiques.
Munich, 1918. Hermine Moos, costumière de théâtre, reçoit du peintre Oskar Kokoschka une étrange commande: fabriquer une poupée grandeur nature à l'image exacte d'Alma Mahler, sa maîtresse perdue. Tandis que la marionnette prend corps, sa conceptrice note dans un cahier le trouble que lui inspire cette folle entreprise. D'autant que les exigences du "maître" ne semblent connaître aucune limite... Mais au fil de ce journal intime, l'obsédante créature de chiffon cède bientôt la place à l'auto-portrait d'une artiste bohème dans une société allemande entre débâcle et révolution. Et la jeune femme qui se dessine alors, modeste et iconoclaste, solitaire et émancipée, nous entraîne dans le libre dédale de ses désirs les plus insoupçonnés. S'inspirant d'une histoire authentique, La poupée de Kokoschka réinvente sa version secrètement féminine au moyen d'une langue émotive et concrète. Une fiction qui interroge, dans l'acte de création comme dans le pacte amoureux, la monstruosité de tout fantasme de possession.
Ils jouent. De temps en temps ils gagnent, le plus souvent ils perdent. Et puis vient cette fois où les chiffres tombent, le gros lot, la chance avec tout au bout des millions, des dizaines et des centaines de millions, et alors là, c est sûr, depuis le temps qu ils en rêvent, on espère que pour eux la vie va changer.Ph. A.
En juillet 1968, Gaëtane Vadel rencontre Bernard Lamarche. Très vite, ils enchaînent les meublés et associent, hors mariage, leurs noms respectifs en un seul bloc, créant ainsi une sorte de trait d'union amoureux qui deviendra leur signature. "Le nouveau nom, issu de la fusion clandestine et magique de deux états civils, les positionne tous les deux au début d'un cycle de vie. Ils sont co-auteurs du roman de leur vie, d'une fiction et d'une imposture juridique". Avec délicatesse et pudeur, l'auteure narre les circonstances de ce "hold-up patronymique" aux conséquences troublantes, et mène de front une réflexion sur ce geste transgressif envers les normes de la nomination, pour mieux éclairer deux destins et une époque.
Après avoir rejoint les éditions Verticales avec L'immobilier, un recueil de nouvelles qui inventoriait diverses façons d'habiter les amitiés, les amours ou la solitude, Hélèna Villovitch se focalise cette fois sur un élément de mobilier aussi familier que symbolique : le sofa, qui tient autant du simple canapé d'appartement que du divan où se lovent nos obsessions et désirs inconscients. D'où le projet sacrificateur contenu dans le titre : Pour en finir avec mon sofa. Le roman s'ouvre sur une séance de cinéma où le lecteur est convié à découvrir un film intitulé Sofa, traitant justement du destin alambiqué de ce meuble-là. Selon un savant désordre chronologique, nous découvrons qu'Erika a hérité d'un sofa où elle serait née et où sa mère, l'extravagante Susanna, a passé les derniers jours d'une hallucinante agonie. Désormais, il va s'agir pour la jeune femme, logée trop à l'étroit, de trouver le moyen de s'en débarrasser. S'ensuit une série de démarches auprès de ses ami(e)s et de son amant Ali, entremêlés de flashbacks bouleversants ou loufoques. Et comme, décidément, personne ne souhaite la soulager de ce legs encombrant, il faudra bien en finir avec ce maudit objet transitionnel, en l'abandonnant à l'aide d'une camionnette de location "en pleine cambrousse". Le livre entier aurait pu se présenter comme une novélisation du long-métrage, réellement tourné par Hélèna Villovitch en 2016, mais une fois exposée l'intrigue de ce prétexte filmique, reste à en inventer le making of débordant d'imagination. Non pas en nous racontant par le menu quelques "anecdotes de tournage" mais en couchant sur le papier toutes les hypothèses, effets secondaires et leçons rétrospectives entourant sa fabrique. Et surtout en révélant sur un mode fantasque les dilemmes, pannes et euphories créatives de sa réalisatrice durant l'été suivant, sans esquiver certains secrets de famille, dont l'abandon de son père à l'âge de dix ans, par une mère fantomatique. Ce roman hybride, écrit d'après une oeuvre cinématographique, mais aussi d'avant, pendant et d'ailleurs connaît un ultime accident de parcours, lié à la mort brutale de l'acteur Nicolas Granger, complice de longue date d'Hélèna Villovitch. Ce douloureux événement devient alors comme la pièce manquante de tout le patchwork jusqu'ici rapiécé. S'il donne lieu à une sorte d'oraison funèbre pour un ami disparu, il devient vite un récit introspectif aux confins de la paranoïa, mettant au jour la confusion intérieure de la narratrice lors de leurs premières rencontres. Et suivant le cours tortueux de cet épilogue, ce sont tous les malentendus drolatiques antérieurs qu'il faut reconsidérer à l'aune d'un état de folie douce, sans effroi ni compassion, en essayant de recadrer avec les moyens du bord, l'écriture donc, les jeux de miroir de la déraison. Pour en finir avec Sofa, entre film et réalité.