Aux premières pages, un atelier d'imprimerie, dans une ruelle proche de la Seine. Un homme y travaille, solitaire. Il édite de la poésie. Il en traduit, des langues les plus diverses. Il en écrit : poète amoureux de son labeur, des mots qu'il compose, qui fait "couler du soleil dans le plomb". Dans son passé, des images d'Europe buissonnière, de Grand Nord, de guerre d'Espagne. Et bien d'autres : comment les démêler ? Autour de lui, d'autres vies, tournées vers l'avenir.Ce livre commence en 1957, sur fond de guerre d'Algérie, et s'achève dix ans plus tard en Amérique centrale. François Maspero, qui fut ces années-là libraire, éditeur et directeur de la revue Partisans, aurait pu rédiger la chronique d'un acteur et d'un témoin. Pourtant, ce n'est pas une autobiographie de plus.Certes, l'auteur y parle de ce qu'il a vécu et partagé. Mais son roman est avant tout un travail d'écrivain. Pas de jugements, de bilans, de portraits à clef ou de règlements de comptes. Ce qui importe pour lui, c'est de dire sa tendresse physique pour des êtres, leurs gestes, leurs idées, leurs rêves. De dire le goût qui lui est resté de choses, de paysages, de lumières. De retrouver un sourire, de revivre sans en rien renier une joie ou un refus. De tisser, en conteur, sur cette trame première, une histoire qui se noue lentement jusqu'à la rupture finale. Et de chercher simplement, comme il l'a déjà fait dans Le Sourire du Chat, le sens de certains mots : ce sens, usé ou perdu, au lecteur de le retrouver avec lui, au détour d'une page.
Nombre de pages
384
Date de parution
01/02/1988
Poids
410g
Largeur
138mm
Plus d'informations
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EAN
9782020099233
Titre
Le Figuier
ISBN
2020099233
Auteur
Maspero François
Editeur
SEUIL
Largeur
138
Poids
410
Date de parution
19880201
Nombre de pages
384,00 €
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On peut faire un tour des mots comme on fait un tour du monde. Rien de tel que la forme de l'abécédaire pour voyager par les chemins buissonniers. Dans " l'immense géographie des mots " l'auteur en choisit quelques-uns, libre ensuite au lecteur de se déplacer à sa guise. Mots-îles ou mots-continents, on y séjourne le temps qu'on veut, et toujours en transit. C'est à un voyage de ce genre, dans le temps autant que dans l'espace, que nous convie François Maspero. Temps de la mémoire : paysages et êtres disparus de l'enfance. Espaces d'aujourd'hui : Cuba, Bosnie, Balkans, Varsovie, terre et peuples meurtris de Palestine et d'Israël. Un mot suffit, et les images affluent. Images-souvenirs, légères comme des cartes postales " Baleines ", " Chemin de fer ", " Sirènes "... Images plus graves pour décrire le présent : " Deuxième patrie ", " Frontières ", " Liberté "... Tirées du grand désordre du monde, ces images éclatées finissent par recomposer, comme en filigrane, le parcours d'un auteur qui n'a eu de cesse de lire et de faire lire les " paysages humains ".
Résumé : Le 25 juin 1937, à la veille de ses vingt-sept ans, Gerda Taro, reporter photographe, est tuée à Brunete, sur la route de Madrid, en pleine guerre d'Espagne. Pendant des années, son souvenir n'a survécu que dans l'ombre de celui de Robert Capa, dont elle avait été la compagne. A travers le portrait d'une artiste qui affrontait tous les dangers armée de son seul appareil photo, convaincue de participer à la construction d'un monde meilleur, se dessinent les origines du photo-reportage tel que Gerda et ses amis (David Seymour, André Kertész et bien d'autres) le concevaient.
François Maspero, ancien libraire, éditeur et directeur de revues (« Partisans », « L'Alternative »), a écrit, entre autres, Le Sourire du Chat, Les Passagers du Roissy Express, Balkans-transit, L'Honneur de Saint Arnaud. Il a traduit de nombreux auteurs dont John Reed, Augusto Roa Bastos et Francesco Biamonti.
Elle descendit plusieurs fois à sa plage, par des sentiers détournés. C'est là que le lieutenant Mario vint la rejoindre, une fin d'après-midi au coucher du soleil. Il s'accroupit à son côté, le regard fixé comme elle sur la mer et l'horizon borné par les îles". Alors il se mit à parler. Il dit que c'était terminé, que Virgile allait revenir. Mais qu'Alice, Barbara et leurs parents avaient été retrouvés par les Français au moment où ils essayaient de passer en Italie. Elle ne les reverrait probablement jamais. Mais elle devait absolument se souvenir de leur nom. Il le répéta plusieurs fois et l'écrivit sur une feuille arrachée de son carnet. Il fallait, dit-il encore, il fallait qu'il y ait au moins une personne qui se souvienne d'elles. Il fallait absolument qu'elle, Lise, se souvienne toujours d'elles. A ce moment-là, il passa comme autrefois sa main dans les cheveux de Lise. Il dit qu'ils avaient beaucoup repoussé depuis le jour de son arrivée, qu'elle était décidément déjà une jeune fille, et elle ne sentit aucune ironie dans sa voix. " Puis il dit qu'il allait partir, lui aussi. Dans le froid ? demanda Lise. Il répondit que oui, dans le froid. Il parla encore longtemps. Il ne la regardait pas. Il fixait toujours la ligne des îles, à l'horizon. Lise aussi. Mais la nuit tombait, et sa vue se brouillait".
Lola est une enfant de 12 ans, tuée dans d'atroces circonstances le 14 octobre 2022. Placée en garde à vue, la principale suspecte, D. B., est mise en examen pour meurtre, précédé, accompagné ou suivi d'actes de tortures ou de barbaries, et pour viol. En quelques heures à peine, ce terrible fait-divers bouleverse l'opinion publique, faisant l'objet d'un emballement médiatique inédit. La cynique récupération politique qui s'ensuit entraîne la remise en question de grands principes démocratiques, avec notamment des appels à une justice expéditive et un rétablissement de la peine de mort. Ce livre, écrit par les avocats de D. B., première femme condamnée à la perpétuité incompressible, raconte de l'intérieur les contours de cette affaire hors norme, depuis ses premiers instants jusqu'à la plaidoirie finale, en passant par le récit d'une reconstitution exceptionnelle ou la description d'une Unité pour Malades Difficiles. A partir du point de vue trop peu entendu des avocats "du Mal., La Sinistre Comédie dépeint surtout une effroyable traversée des enfers, caractérisée par l'inquiétant basculement populiste des élites médiatiques et politiques dans leur rapport à la justice et au crime. "S'il faut savoir se taire dans le respect du Droit, il ne faut pas avoir peur de parler pour le défendre. C'est la raison de ce livre."