La toile de fond de ce volume est la question de la profondeur ou de la superficialité du changement qui se manifeste en République démocratique du Congo depuis plus d'une décennie. Certaines ruptures avec le passé sont manifestes, mais l'enracinement profond des comportements clientélistes dans le domaine politique est de nature à fragiliser les avancées. C'est surtout dans le champ économique, mais aussi dans ceux de la gouvernance qui sous-tendent ces transformations économiques, que les changements sont réels. Le pays a renoué, après trois décennies d'implosion du secteur formel, avec une croissance économique avérée et soutenue. Une autre première depuis l'indépendance est la stabilité du taux de change depuis plus de sept ans sur un marché des changes libre. En effet, si elle constitue un indicateur que le pays ne s'appauvrit plus par rapport à l'étranger, cela signifie aussi que l'entrée de devises est en équilibre avec les sorties. Et c'est en cela qu'on touche aux caractéristiques du modèle de croissance. Le moteur de cette croissance retrouvée est le secteur minier en pleine effervescence ayant attiré des entreprises internationales de tous bords et origines. Cette nouvelle convoitise internationale a été le résultat de la libéralisation de l'économie sous l'égide des institutions financières internationales. Ce modèle a été repris par les instances politiques nationales en élaborant un nouveau code minier et en souscrivant, non sans résistances diverses, à de nouveaux instruments accompagnant cette transformation comme, par exemple, l'Initiative pour la Transparence dans les Industries extractives (ITIE). De plus, des progrès ont été accomplis ailleurs. Les réformes dans la paie des salariés de l'Etat, appuyées par l'UE, via l'introduction du paiement électronique, ont fait grincer des dents maints bénéficiaires dans les filières de paiements manuels des salaires. D'autres secteurs économiques, dans la communication et la construction, entre autres, ont pris de l'ampleur. Tout cela a fait rebondir le secteur formel dans et autour des grands centres urbains et industriels. Cependant, ces progrès atteignent fort peu le reste de la société, qui demeure encore souvent enclavée et dépourvue de bonnes communications, d'approvisionnement en énergie et d'autres infrastructures publiques. C'est en cela que réside la fragilité du nouveau modèle de croissance. Elle est restée tributaire de la demande étrangère en ressources naturelles avec trop peu de retombées sociales à l'intérieur du pays. Une donnée centrale qui montre à la fois le succès et les limites du renouveau économique est celle de l'emploi. Si, au début du millénaire, à peine 10 % de la population active avait accès au travail salarié (irrégulièrement et mal payé), l'essor économique a eu pour conséquence d'augmenter le nombre de salariés (plus régulièrement et mieux payés) à 30 % de la population active. Cet essor économique est-il durable et signifie-t-il une rupture permanente avec le passé ? La condition nécessaire pour pouvoir l'affirmer dépendra, comme cela a été amplement documenté et analysé pour maints pays d'Afrique et en RDC en particulier, de son évolution politique. Or celle-ci est justement ce qui pose problème. En effet, en 2014, les perspectives électorales et la fin de mandat de Joseph Kabila en 2016 ont fait la une de l'actualité. Cependant, aucune question essentielle n'a trouvé de réponse. La formation du gouvernement de large cohésion nationale annoncée en octobre 2013 n'est intervenue qu'en décembre 2014, mais l'événement avait déjà perdu sa signification réelle. Dès lors, les tensions, l'instabilité ont envahi la scène politique, créant à terme le risque de chaos.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
L'opposition algérienne traverse une période difficile. Plus éclatée que jamais, elle se trouve dans un état de déliquescence totale. A moins d'un sursaut imprévu, son avenir à court et moyen terme est sérieusement hypothéqué. En effet, les mouvements issus du FLN tels que le PRS-CNDR, le FFS, l'OCRA et le MDA ont soit complètement disparu de la scène ... L'opposition algérienne traverse une période difficile. Plus éclatée que jamais, elle se trouve dans un état de déliquescence totale. A moins d'un sursaut imprévu, son avenir à court et moyen terme est sérieusement hypothéqué. En effet, les mouvements issus du FLN tels que le PRS-CNDR, le FFS, l'OCRA et le MDA ont soit complètement disparu de la scène politique, soit se sont maintenus mais sans jamais parvenir à se transformer en véritables partis modernes. Demeurés à l'état groupusculaire, ils ne peuvent en aucun cas prétendre incarner l'opposition sociale qui se manifeste dans la société algérienne... Créés dans la confusion et la précipitation, la faillite de ces partis incombe principalement à leurs directions et surtout à leurs chefs dont le comportement s'apparente davantage à celui des chefs de zaouias qu'à celui des dirigeants politiques modernes. L'unique ambition de ces leaders est de pouvoir un jour se substituer à ceux qui gouvernent l'Algérie. Par conséquent, la revendication de la démocratie n'est qu'un thème agitatif conjoncturel et un prétexte à leur retour sur la scène politique. Ceux qui font fonctionner leur parti sur un modèle totalitaire ne peuvent être porteurs de la démocratie et du pluralisme.
Enfin un livre qui présente la langue et la culture ukrainiennes. Certes, l'ukrainien est une langue slave écrite avec l'alphabet cyrillique, mais les différences avec le russe sont nombreuses et l'intercompréhension n'est pas spontanément possible entre locuteurs des deux langues. Cet ouvrage présente aussi bien un rappel de l'histoire de l'Ukraine que des caractéristiques de la grammaire de l'ukrainien, des éléments de conversation courante, des textes typiques de la culture ukrainienne et toutes les explications souhaitables sur les thèmes les plus divers de cette culture (noms de personnes et de lieux, instruments de musique, etc.). Quelques textes bilingues ainsi que des lexiques ukrainien-français et français-ukrainien complètent cet ouvrage.