Journal d’un consentant. Autobiographie philosophique
Martz Didier ; Billé Michel ; Polard José
L'HARMATTAN
28,01 €
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EAN :9782336431550
Docile, tu t'arrêtes à un feu rouge arrogant?; Indifférent, tu passes ton chemin devant la misère étalée sur le trottoir?; Joyeux, tu te soumets librement à l'injonction de confinement?; Éclairé, tu acceptes les consignes du médecin homologué?; Souple, tu t'adaptes à l'heure à l'humeur changeante?; Volontaire, tu consens à prendre pour épouse.C'est fou le nombre de choses que tu acceptes, auxquelles tu consens et auxquelles tu t'adaptes, à ton insu, parfois de ton plein gré, le crois-tu. Rares sont les moments où tu dis non «?pour de vrai?». Dans un réel face-à-face où il va de toi, de ton intégrité. Un face-à-face en direct dont tu sortiras grandi, ennobli ou pas.Une autobiographie philosophique.
Nombre de pages
276
Date de parution
21/03/2024
Poids
420g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336431550
Titre
Journal d’un consentant. Autobiographie philosophique
Auteur
Martz Didier ; Billé Michel ; Polard José
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
420
Date de parution
20240321
Nombre de pages
276,00 €
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- Le philosophe : « Te plains pas, tu restes libre. » - L'handicapé : « Même en fauteuil ? » - Le philosophe : « Oui, parce que l'essentiel est ce que tu fais de ce qui t'a fait. Considère donc ton handicap comme une ressource ». - L'handicapé désappointé : « Je voudrais bien t'y voir ! » « S'y voir ! ». Le philosophe est ici sommé de quitter le monde métaphysique des Idées pour aller « se faire voir ailleurs », devant la vie de Jérôme, de Samuel, de Brigitte..., et de tous les éclopé (e)s de la vie. Dans ce face-à-face, ses idées sonnent mal. La Liberté, la Personne, le Désir... en majuscules et majesté sont impotentes ramenées à la liberté, la personne, le désir... en minuscules, clouées sur un fauteuil. Cet abécédaire est le fruit de la confrontation entre la vie de personnes handicapées et la vie d'un philosophe. Elle est ici mise à l'épreuve.
S?il n?y a pas d?âge pour mourir, on meurt à tout âge ; il n?y a pas non plus d?âge pour se suicider. Le suicide des plus âgés de nos concitoyens n?est en soi pas moins terrible que celui des jeunes, même s?il nous révolte moins? Le suicide, cet acte qui condense nos peurs et notre liberté, résiste à nos tentatives d?interprétation ; il reste éminemment énigmatique, insaisissable et finalement humain. Dans un dialogue ouvert, les auteurs mettent au travail la difficile question du sens de cet acte radical.
Comment regarder autrement ce que l'on nomme démence d'Alzheimer et maladies apparentées et découvrir que ceux que l'on rejette comme déments peuvent être accueillis comme " présents " ? Qu'est-ce que la personne âgée dit lorsque raison et mémoire font défaut ? Que tout passe sauf ce que les anciens appelaient logos. C'est ce lien établi entre le soi et l'autre, qui exclut toute totalité, que dévoile la personne âgée, à la fin de sa vie. Ceux que la science nomme " déments " deviennent dès lors des " présents " pour ceux qui suivent. Dans cette optique, les symptômes psychogériatriques relevés par la médecine deviennent des signes qui, loin d'être nécessairement des pathologies à traiter, disent l'essentiel. Les anciens, quand ils n'ont plus ce que nous nommons raison et mémoire, nous invitent à passer sur une autre rive?
Bien vieillir... Evidemment chacun le souhaite pour soi-même et pour ses proches. Mais l'idéologie du " Bienvieillir " vient manipuler nos esprits pour nous faire accepter une normalisation de nos comportements au moment de l'avancée en âge. Cette injonction vient normaliser nos comportements tant dans notre rapport à la médecine que dans nos rapports à l'alimentation, à la consommation... Normalisation qui réduit au silence et culpabilise les " vieux " qui deviennent " une charge ", un poids économique. La peur de la mort et la peur de la dépendance servent de terreau à cette idéologie du " Bienvieillir " qui remplit alors sa fonction d'asservissement quasi volontaire...