Claire, la narratrice, est hantée par le souvenir de Camille sa cousine et le temps, encore proche, de leur adolescence. Elles étaient en khâgne à Condorcet. Et là, il Y avait Thomas Frioul, un étrange garçon, fils de Sandra Rellini une star du cinéma italien, célèbre dans les années 60, morte presque oubliée dans des circonstances bizarres. Tandis que Camille s'éprend de Thomas, l'adolescent va s'enfoncer dans la contemplation sans fin de cette belle et désirable actrice d'autrefois, qui n'était pas encore sa mère. Sera-t-il possible à Camille de l'arracher à cette attirance ? Aux deux cousines, cet amour rappelle l'attachement qu'elles éprouvèrent dans leur enfance pour leur oncle, un jésuite que chaque été elles rejoignaient près de Florence, le mystérieux Emmanuel. Ainsi les quatre personnages accordent leur mal de vivre aux paysages de Paris, de la Bourgogne et de la Toscane, ces lieux qui, pour eux comme pour le lecteur, sont autant d'états d'âme. Dans ces pages de la vingtième année, brillent les feux de passions impossibles à dire.
Nombre de pages
152
Date de parution
29/08/1986
Poids
215g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070706839
Titre
Arrêt sur image
Auteur
Martinoir Francine de
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
215
Date de parution
19860829
Nombre de pages
152,00 €
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Résumé : " J'aurais souhaité lui parler de l'herbe qui paraissait être encore celle de l'été où j'écoutais sur un mauvais pick-up Benny Goodman - Fly by Night, A String of Pearls - et même d'un autre été, plus ancien, quand je courais avec les Enfants du capitaine Grant à la poursuite de leur père, perdu en mer, et auquel je substituais, je crois, l'une ou l'autre des petites filles de mon âge, entrevue, juste avant de disparaître pour m'expédier dans des bouteilles des messages sibyllins. "
Voilà, pour terminer, je voudrais te demander de t'occuper de Fanny, ma chienne. Lorsque je regarde ses yeux, je crois y voir cette vibration d'amour que les Illuminés, en leurs meilleurs moments, prétendaient sentir, je pense à l'interrogation de mon père, sur Dieu et les vérités mathématiques, restée elle aussi sans réponse. Essaie d'emmener Fanny en Amérique, c'est une bonne petite, elle s'habituera".
Résumé : Dès les premières années de son enfance marseillaise, Emilie Fayolle a constamment préféré la collection des souvenirs et des images à l'éclat trop vif du réel. A cet univers clos de la contemplation et de l'attente, son amie Laure Sabran oppose la rigueur triste des dénégations et le mouvement vers les êtres, Robert, l'engagement politique loin de toute subjectivité et enfin le psychanalyste Serge Prigogine, la fascination d'un monde vide. Ce Serge, qu'elle aurait pu épouser jadis, qu'elle a laissé se rapprocher de Laure, elle le retrouve en 1966 mais leur liaison est interrompue par la mort accidentelle du médecin. Par cette disparition s'est engouffré en elle tout le néant de l'univers et son système intérieur s'effondre. A quoi bon vivre si Dieu n'existe pas ? Pourquoi parler puisque les mots n'ont jamais fait revenir personne ? Comment en prendre son parti ? "Les malades mentaux accusent", disait naguère Serge. Aurait-il pu guérir Laure qui, un jour de mars 1968, passe de l'autre côté, celui du silence et du refus ? Qu'aurait-il dit en mai 1968 ? Et le 21 août 1968 ? Que reste-t-il de lui à part quelques images dans les rêves ? Si Dieu n'existe pas, la Répétition est impossible. Et c'est sans doute avec Robert qu'Emilie terminera cette décennie mélancolique. Il y a plusieurs façons de mourir à soi-même.
Résumé : "Marie Susini a construit une oeuvre intense et singulière. Elle possède une voix, une voix bien à elle, qui exprime un univers où dominent la nostalgie de l'unité perdue et le tragique des passions, et sur lequel règne toujours un sens profond du sacré. Le grand critique Albert Béguin a pu écrire : "Je n'hésite pas à dire que La Fiera est un chef-d'oeuvre. " Cet essai n'est pas un portrait, encore moins une biographie, mais l'analyse d'une création littéraire véritable, c'est-à-dire dictée par une nécessité intérieure. Traduite en plusieurs langues et objet de nombreuses études, l'oeuvre de Marie Susini a été reprise successivement dans Le Livre de Poche, Folio, Points-Roman. Corvara a été représenté au Théâtre de l'Ouvre. Plein soleil a été porté à l'écran. " Francine de Martinoir, 1989.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.