Médiévales N° 60, Printemps 2011 : La fitna : Le désordre politique dans l'Islam médiéval
Martinez-Gros Gabriel ; Tixier du Mesnil Emmanuell
PU VINCENNES
17,00 €
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EAN :9782842922733
Pour beaucoup d'historiens français, le désordre est créateur de sens. Il n'en est pas de même dans l'Islam traditionnel. Ce dernier rejette le désordre, la fitna en arabe. Une approche quelque peu "malmenée" par les événements de ce printemps 2011. Consacré à l'Islam médiéval, ce numéro réunit des spécialistes de différentes disciplines autour de l'étude de la notion de fitna, évocatrice du désordre politique, principalement dans le monde andalou ainsi qu'en Sicile. Les points de vue adoptés sont multiples, car les auteurs ont fait appel à une vaste documentation, à travers l'étude des historiens, géographes et poètes andalous. Ainsi, au delà des aspects politiques du sujet, ce numéro ouvre de nombreuses perspectives sur la production lettrée des mondes musulmans occidentaux entre le IXe et le XIVe siècle.
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Nombre de pages
220
Date de parution
15/07/2011
Poids
360g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782842922733
Titre
Médiévales N° 60, Printemps 2011 : La fitna : Le désordre politique dans l'Islam médiéval
Auteur
Martinez-Gros Gabriel ; Tixier du Mesnil Emmanuell
Editeur
PU VINCENNES
Largeur
155
Poids
360
Date de parution
20110715
Nombre de pages
220,00 €
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Résumé : L'histoire de l'Empire islamique, de la mort du Prophète en 632 à l'éviction des Arabes des structures de pouvoir et à l'émergence des sultanats turcs au XIe siècle, en passant par les conquêtes, la mise en place du califat, l'éclosion et la chute des dynasties abbasside, omeyyade ou fatimide, tel est le propos de Gabriel Martinez-Gros. Mais, pour éviter le biais d'une histoire de l'Islam vue d'Occident, l'auteur convoque les sources des historiens arabes médiévaux, dont Ibn Khaldûn. Ainsi émerge une tout autre perception de l'Empire islamique, où les dynasties se consolident dans la première génération de leur existence, atteignent leur floraison dans la deuxième, vieillissent et agonisent dans la dernière. C'est donc à une triple réflexion que nous invite ce livre admirable et singulier : d'abord sur l'histoire de l'Islam médiéval, ensuite sur la dynamique impériale, enfin sur l'écriture de l'histoire.
Résumé : Nous protégeons les animaux, Daesh égorge des hommes. On pourrait penser que nous vivons sur des planètes différentes... Il n'en est rien. La violence de l'Etat Islamique se nourrit de notre désarmement, elle est l'envers des progrès pacifiants de la civilisation. Le djihadisme incarne la puissance d'une idéologie religieuse qui nous méprise et nous insulte. C'est là notre vraie blessure : l'histoire est peut-être en train de changer de camp, à notre détriment. Notre pacification sourcilleuse abandonne au djihadisme l'immense fascination pour la violence collective.
L'histoire des cinq premiers siècles de l'Islam, de la mort du Prophète (632) à l'émergence des sultanats turcs (XIe siècle), en passant par les conquêtes arabes, la mise en place du califat, l'éclosion et la chute des dynasties abbasside, omeyyade ou almohade, tel est le propos de Gabriel Martinez-Gros. Mais pour sortir d'une histoire de l'Islam vue d'Occident, et sans tomber dans l'illusion d'une histoire mondiale qui aboutit inévitablement à la réaffirmation du triomphe de l'exception occidentale, l'auteur convoque les quelques rares voix qui nous parviennent encore du fond de l'histoire islamique. Ces voix, ce sont celles des historiens arabes médiévaux, dont Ibn Khaldun et Ibn al-Athir. Ainsi se dessine une toute autre perception tant de l'Islam que de l'Empire, où les dynasties se consolident dans la première génération de leur existence, atteignent leur floraison dans la deuxième, vieillissent et agonisent dans la dernière. C'est donc à une triple réflexion que nous invite l'auteur : d'abord sur l'histoire de l'Islam, ensuite sur la dynamique impériale, enfin sur l'écriture de l'histoire. Un chef-d'oeuvre.
Résumé : Dans un style limpide et accessible, l'auteur traverse les siècles et les continents pour livrer une lecture surprenante, stimulante, de l'ascension et du déclin des empires depuis Rome jusqu'aux empires de Chine en passant par l'Islam, les Mongols et l'Inde des Moghols. Cette lecture audacieuse, qui place en son coeur les questions de la violence et de la paix, qui oppose le centre pacifique de l'empire et ses marges violentes, est inspirée de la pensée d'un grand théoricien de l'Etat et de l'Islam médiéval qui vécut au XIVe siècle, Ibn Khaldûn. Cette pensée universelle, d'une portée équivalente à celle de Marx ou de Tocqueville, l'une des seules sans doute qui ne soit pas née en Occident, est, plus qu'un fil rouge, l'armature de ce texte qui nous fait voyager à travers l'histoire des âges impériaux et entend aussi pointer tout ce que notre monde démocratique, né de la révolution industrielle, a d'exceptionnel - peut-être d'éphémère.
Extrême-Orient, Extrême-Occident explore le fonctionnement et les conséquences culturelles et sociales de la pluralité religieuse en Asie de l'Est en dépassant une simple approche essentialiste et en analysant les modes de coexistence et les expressions de tolérance ou d'intolérance par les Etats, les groupes et les individus. En Asie de l'Est, différentes traditions religieuses cohabitent depuis près de deux millénaires, mais l'histoire de leurs relations n'est pas dénuée de tensions souterraines. La problématique envisagée dans ce numéro vise à comprendre leurs interactions au sein d'une société donnée en explorant le fonctionnement et les conséquences culturelles et sociales de la pluralité religieuse. Quels sont les phénomènes tenant à cette pluralité qui peuvent être observés dans les pays d'Asie de l'Est, hier et aujourd'hui ? Qu'est-ce qui caractérise leurs modes de coexistence et leurs expressions de tolérance ou d'intolérance ?