La dernière fois que l'on avait sonné à sa porte, c'était pour lui apporter un télégramme annonçant sa mort. Il l'avait ouvert en tremblant, puis, en lisant le texte, il avait éclaté de rire. Pour fêter l'événement, il avait bu plusieurs bières rousses. [...]La mort ne lavait pas privé de sa faculté d'émerveillement, bien au contraire. Jamais il n'avait pris autant de plaisir à déambuler dans Paris."Rencontrer un mort, plutôt content de l'être - il occupait si peu de place, déjà, de son vivant -, le suivre dans ses virées nocturnes, de bières en bières, de brunes en blondes, voilà ce que propose Jean-Pierre Martinet. Il nous convie avec talent à la découverte d'une étrange nuit bleue, fantasque et fantastique, traversée par les ombres d'Henri Calet, Louise Brooks ou Emmanuel Bove. Biographie de l'auteur JEAN-PIERRE MARTINET (1944-1993) est l'auteur d'une poignée de livres publiés entre 1975 et 1986. Son nom, souvent associé à celui d'Henri Calet qu'il fit redécouvrir au début des années 80, circule pourtant dans les milieux littéraires comme étant celui de l'auteur d'un chef-d'oeuvre méconnu, Jérôme, un magnifique roman publié en 1978. Il est le prototype même, tant par son oeuvre que par sa vie, de l'écrivain maudit.
Date de parution
08/11/2006
Poids
84g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782912667380
Titre
NUITS BLEUES, CALMES BIERES
Auteur
MARTINET JEAN-PIERRE
Editeur
FINITUDE
Largeur
120
Poids
84
Date de parution
20061108
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Réédition d?une novella parue au Dilettante en 1986 en même temps que deux romans chez d?autres éditeurs. Une longue nouvelle à lire comme un journal de noyade où chacun apporte à l?autre le secours d?une bouée de plomb, la vue d?un naufrage rapide.
Résumé : Tonneau paisible roulant sur lui-même et dévalant sa propre pente, cet assoiffé était manifestement mort, mais il buvait encore : " lourdes, lentes, plombées, funèbres, des bières brunes qu'il aimait tant, surtout vers les cinq heures, quand la douleur est à vif, leur chevelure de morte qu'il avalait goulûment, comme un idiot se gave de mâchefer ou d'étoupe, en fixant le soleil. Mais les blondes aussi, fidèles, amicales, cuivrées. Toujours exactes. Bues à heure fixe, et ne décevant jamais. Le zinc était son pays. Sa carte du tendre. " mais pas le moins imbibé.
Ce livre présente le handball sous toutes ses formes, d'un point de vue historique, réglementaire, institutionnel ou encore pédagogique. Il explore également les ressorts de la compétition et de l'entraînement. Il contient une analyse approfondie de l'activité et propose plus de cent situations pédagogiques concrètes, de l'initiation à la performance. Les étudiants, entraîneurs, professeurs d'EPS, ou tout simplement ceux qui jouent au handball ou sont à la recherche d'informations didactiques et pédagogiques sur le sujet y trouveront à la fois des outils théoriques et des conseils pratiques qui leur permettront d'intervenir à bon escient auprès des joueurs et joueuses.
Comment avait-il fait ? Comment avait-il fait pour traverser la vie (l'horrible vie, avec ses pièges, ses coups bas, ses mensonges et ses désillusions), comment avait-il fait pour la traverser en conservant intacte cette incroyable gentillesse ? La vie qui salit, qui tord, qui abîme et détruit tout-oui, me disais-je en regardant Jan, comment l'avait-il traversée avec pour seule arme cette profonde, totale, absurde gentillesse ? Tout avait glissé sur lui sans l'abîmer." Un dimanche d'été, désoeuvrée, elle est entrée par hasard dans un club de jazz de Bruxelles. Jan était au piano et elle est tombée amoureuse. De l'homme, de l'artiste. Emerveillée par leur complicité et leur entente charnelle, elle s'investit dans cette histoire avec une ferveur qui la surprend elle-même. A soixante ans, elle sait le prix du bonheur et c'est avec une passion que l'âge n'a pas émoussée qu'elle fera tout pour le protéger.
Lorsque je rentrai chez moi ce lundi matin, Paul Martin n'avait pas quitté les lieux, contrairement à ce qui était convenu. J'en fus d'autant plus irrité que je le trouvai tranquillement allongé sur mon lit, chaussures aux pieds. J'avais pourtant signalé, dans mon annonce, que je tenais à ce que l'on se déchausse dans l'appartement. J'allais lui signifier mon mécontentement quand je m'aperçus que ses yeux étaient ouverts et son regard fixe. Parce que je n'étais pas du genre à m'affoler, je pris ses mains qu'il avait croisées sur la poitrine : elles étaient froides. Et parce que je n'étais pas du genre à accepter aussi facilement la réalité, je plaçai deux doigts sous son nez : il ne respirait pas. Aucun doute désormais, Paul Martin était mort." Armée d'un humour réjouissant, Pauline Toulet s'amuse des mésaventures d'un détective amateur maladroit, un brin misanthrope, sorte de Monsieur Hulot égaré chez Agatha Christie. En jouant avec les codes du roman policier, elle profite du regard naïf de son personnage pour épingler les travers et les absurdités du monde moderne. " Les morts manquent de correction " est un roman malicieux à la fantaisie assumée, délicieusement piquant, à ranger tout contre ceux d'Echenoz.