Classique contre gothique. L’architecture contre-nature
Martin Régis ; Gady Alexandre
L'HARMATTAN
31,01 €
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EAN :9782336511788
La perception qu'un architecte du patrimoine peut se faire de l'histoire de l'architecture est assez différente de celle des archéologues, des historiens, et des conservateurs. Elle se nourrit moins à l'érudition qu'à l'observation et à la pratique de son métier. Sa compréhension des courants de pensée ou des techniques mobilise surtout le bon sens et l'analyse intuitive du rapport entre les formes et les forces.Le panorama dressé ici brosse les contours d'une théorie du sensible. Contrairement aux travaux universitaires qui se fondent sur une démarche chronologique ou scientifique, l'approche est stylistique. La réflexion est soutenue sous l'angle de la confrontation originale qu'a installée la parenthèse gothique dans le monde de l'architecture classique. L'une étant naturelle et l'autre artificielle. Ce dialogue conduit à porter sur notre patrimoine bâti un regard qui met en lumière une nouvelle dualité entre l'inné et l'acquis.
Nombre de pages
290
Date de parution
09/10/2025
Poids
350g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336511788
Auteur
Martin Régis ; Gady Alexandre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Date de parution
20251009
Nombre de pages
290,00 €
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De Tibère, tyran lubrique retiré sur les falaises inaccessibles de Capri, à Domitien torturé par la hantise de l'assassinat, en passant par Caligula voulant nommer consul son cheval Incitatus, Claude gouverné comme un enfant par les affranchis et les femmes, Néron déclamant son poème sur la chute de Troie à la lueur du grand incendie de Rome ou Vitellius engloutissant des fortunes en festins colossaux, les clichés ne manquent pas pour faire des premiers Césars des malades atteints d'une folie du pouvoir pour laquelle on a même créé le mot de "césarite". Face à ces images entretenues par d'innombrables romans et films sont nés différents courants de réhabilitation, visant à laver les Césars de toute accusation de monstruosité, d'anormalité, ou même de tyrannie. Régis F. Martin montre que ces deux interprétations opposées sont également mythiques. Pour cerner la réalité des Césars, il se fonde sur une cinquantaine d'auteurs anciens - la totalité des sources exploitables - tout en tenant compte des nouveaux courants de recherche émanant des philologues, des historiens de l'Antiquité et des historiens de la médecine. L'enquête, qui dresse le portrait aussi bien physique que moral des Césars, réserve au lecteur de nombreuses surprises ; elle pose aussi le problème toujours actuel des rapports de l'homme et du pouvoir absolu.
C'était un nom propre, c'est devenu une appellation politico-médicale: qui pense pouvoir absolu dit César et césarisme. Chacun des douze Césars présenterait les signes cliniques de la maladie, voire de la folie, à quoi le pouvoir solitaire conduit. De Domitien torturé par la hantise de l'assassinat à Néron déclamant ses poèmes à la lueur du grand incendie de Rome, les clichés ne manquent pas. De même que les tentatives de réhabilitation. Régis F. Martin démonte ces interprétations mythiques et, en se fondant sur la totalité des sources exploitables et les recherches les plus récentes, il dresse le portrait aussi bien physique que moral des empereurs, et pose le problème toujours actuel des rapports de l'homme avec le pouvoir absolu. Biographie: Régis F. Martin, agrégé de lettres et docteur d'Etat, enseigne à l'université de Lille III.
A partir d'une lecture clinique minutieuse de trois pièces de Shakespeare - Le Songe d'une nuit d'été, La Tempête et Timon d'Athènes -, Martin Bergmann se met en quête des forces inconscientes ayant nourri le génie créateur du dramaturge anglais. Avec érudition, le psychanalyste américain tisse ainsi son récit autour de concepts tels que la confusion entre rêve et réalité, le désir incestueux, le désir homosexuel, les souvenirs-écrans, l'anéantissement du poète par son propre succès, et suggère que chacun des personnages du théâtre shakespearien exprime une facette ou un conflit interne dans l'âme de son auteur. Avec délectation, il souligne enfin combien ces vingt-deux ans d'écriture (1589-1611) qu'il parcourt portent déjà les germes de ce qui deviendra, trois cents ans plus tard, la cure psychanalytique. [source éditeur]