L’Accueil, une clinique d’hospitalité. L’Utopie concrète du soin psychique
Martin Jean-Pierre
L'HARMATTAN
23,00 €
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EAN :9782140493515
La perspective émancipatrice de cet essai est l'alternative à une psychiatrie publique mise en crise par une gouvernance économiste néolibérale évaluable, du retour au neurologique comportemental et d'une santé mentale dominée par le sécuritaire. Le fil conducteur est la "valeur humaine" émancipatrice de l'analyse institutionnelle et relationnelle du soin à partir de la parole des patient. es et d'un secteur psychiatrique désaliéniste implantés dans la population avec l'abrogation des lois d'internement et de ses contentions. L'expérience concrète d'une pratique clinique d'accueil, clinique d'hospitalité, est le cheminement vers un accès au soin psychique de la subjectivité qui symbolise le sujet social avec sa sexualité et la connaissance de la psychanalyse. Redonner vie à un réel secteur public de psychiatrie s'étend aux traumas psychiques individuels et collectifs de la vie quotidienne, le mortifère de travailler deux ans de plus dans un travail déshumanisé, la pandémie virale du SARS-CoV-2 et d'une politique de non-accueil de réfugiés migrants. Les droits des patient. es sont centraux dans l'utopie concrète d'une transition politique à construire avec la population et ses élus.
Nombre de pages
222
Date de parution
02/11/2023
Poids
267g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140493515
Titre
L’Accueil, une clinique d’hospitalité. L’Utopie concrète du soin psychique
Auteur
Martin Jean-Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
267
Date de parution
20231102
Nombre de pages
222,00 €
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La curiosité a mauvaise réputation. Loin d'une passion triste et voyeuriste, Jean-Pierre Martin l'envisage surtout comme une vertu, un élan salutaire. Avec l'étonnement ou le doute - sources de l'activité philosophique -, la curiosité provoque la rencontre d'un objet inattendu, jusque-là exclu de notre pensée. Elle va de question en question. Au désir de savoir, elle oppose une surprise. Elle va plus loin encore : elle s'insurge contre l'indifférence. Son étymologie (cura) nous dit qu'elle prend soin du monde. Invitant à une conversion du regard, elle est une manière de penser, mais aussi une raison de vivre. Jean-Pierre Martin est lauréat de la bourse Cioran 2019 pour cet ouvrage.
Le narrateur de ce récit se trouve à un moment de l'existence qui ne semble plus rien exiger de lui. Voici qu'une rencontre amoureuse le bouleverse. C'est une jeune femme, Eva. L'événement le surprend d'autant plus que jusque-là, il avait une nette tendance à préférer les femmes mûres. Il est partagé entre l'exaltation et l'effroi. Eva n'est-elle pas victime d'un mirage ? Ne va-t-il pas lui apparaître bientôt pour ce qu'il est ? Il est prêt à s'abandonner. Il renaît. La sensation est merveilleuse. En même temps une angoisse l'assaille, vertigineuse. Il perçoit plus que jamais le sablier. De son côté, elle semble l'aimer sans arrière-pensée, le lui dit, le lui montre. Elle ne paraît aucunement se soucier, elle, de la différence d'âge. Elle lui communique sa sérénité. Un nouvel avenir possible s'est ouvert devant lui. Cependant, il ne peut s'empêcher d'oublier tout à fait le regard des autres. Comment un homme vieillissant et une jeune femme peuvent-il se sentir en aussi parfaite connivence ? Leur relation inquiète la norme. On ne cesse de lui rappeler la fatalité de son âge. Lorsqu'on fait, à l'automne de sa vie, l'épreuve exaltante d'un dernier amour, cette situation met en jeu des sensations intenses. Le narrateur nous dit, avec profondeur et drôlerie, les affres de ses méditations, sans doute pour s'en délivrer. Il nous fait part de ses extases, des moments sublimes d'une vie nouvelle. Il n'aura jamais fini d'accomplir son éducation sentimentale. Or un nouvel événement inattendu va encore bouleverser la donne...
A mi-chemin entre littérature et philosophie, la « losophie » réunit le meilleur des deux savoir et,par la même occasion, réconcilie les deux facettes de Raymond Queneau, l'écrivain, bien connu, et le philosophe, élève d'Alexandre Kojève, souvent oublié. Les études de philosophie de Queneau auraient donc été pour lui, selon Jean-Pierre Martin, des années de « classes préparatoire » à la losophie, qu'il mettra en pratique tout au long de sa carrière littéraire d'auteur, d'éditeur et de fondateur de l'Oulipo. Jean-Pierre Martin se révèle ici un fin connaisseur de l'oeuvre et de la personnalité de Raymond Queneau dans leurs moindres détails, au point d'avoir rédigé une correspondance imaginaire avec lui d'une confondante crédibilité! C'est donc un Queneau passionnant, bien plus complexe que ne le laisserait supposer une lecture superficielle de Zazie dans le métro, que l'auteur nous invite à rencontrer. Cet ouvrage est le premier d'un triptyque publié à l'occasion du centenaire des Editions Gallimard, les deux autres volumes étant respectivement consacrés à Jean Paulhan et Charles-Louis Philippe.
«Sur un fond de silence et de solitude, on perçoit le bruissement de la mer. La ferme est seule en contrebas, plus seule encore que je ne l'imaginais d'après les lettres et les descriptions. Maintenant que je tiens Barnhill sous mes yeux, maintenant que je peux contempler ce paysage, cet océan, que je devine le jardin désormais abandonné, que j'aperçois des restes du verger, maintenant que je peux imaginer l'homme oscillant entre la main à plume et la main à charrue, entre la chambre où s'invente Big Brother et cette vie du dehors livrée aux éléments, à l'écart de l'Histoire, je ne vois pas davantage de raison majeure, de raison tout court qui l'emporterait, qui puisse justifier cette fugue, mis à part ce qui dépasse la raison, une pulsion profonde, une intériorité exigeante, radicale, propulsant assez loin de ce que l'on croit être soi, de la figure de soi que les circonstances ont façonnée, et de ce que l'on passe pour être au regard des autres.» Jean-Pierre Martin.